15 avril 2026

KORBO « Λmnésiste »

KORBO
« Λmnésiste »
DIGIAPCK. Cd 5 titres (42’16’’)
Livret 12 pages avec paroles
Hybride Psyché Doom Metal / Rock Progressif – France – disponible, sorti le 13.03.2026
INDEPENDANT / SÝNA MUSIC CONSULTING
pochette KORBO amnesiste 2026 photo KORBO 2026
Après un premier album, depuis 2024, le groupe est composé d’Aaron Djéla, guitare et chant, Léa Périgois, guitare, Tim Ansuz, basse et Gabriel Jaboulay, batterie. A noter que sur le livret, c’est PA Krauzer qui est crédité à la basse. Album produit par Aaron et Léa, dédié à Pierre Euvrard. La pochette, dans une approche rock psychédélique, est réalisée par Aria Fawn.

Ce concept album en 5 titres présente la situation d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, de la régression jusqu’à la mort inévitable, en passant par les différents stades de la maladie…

A noter en préambule que la musique hybride du groupe colle parfaitement à ce thème difficile et nécessite une écoute, dans de bonnes conditions avec les paroles en français comme support. On n’écoute pas cette musique en roulant fenêtre ouverte !

Intro psyché angoissante pour « Néant » qui démarre à 1’40 par un riff rock’ n’ roll. Voix claire et refrain crié. 1er solo aérien puis reprise du chant clair plus apaisé. Après un break musical sombre, 2ème solo excité sur batterie appuyée. Le chant reprend, aigu et rageur. S’enchaîne « Sans Maintenant » un titre interrogatif dans une ambiance mélancolique sur bonne basse. Solo Prog et reprise du chant monotone qui passe mieux grâce à l’ambiance distorsion qui le porte.

« Amnésiste » présente des guitares plaintives et spatiales. Le chant est doublé puis plus narré. Répétition des paroles, accompagnée à 4’20 d’une excitation musicale. Solo avant reprise du chant sur musique plus Métal. Solos principaux des deux guitaristes séparés par une belle descente de manche du bassiste. Riffs avant retour du chant plus fort et final musical terminant par solo spatial pour ce titre de onze minutes.

Intro Doom sur « Chaînes », puis riffs, voix aiguë et irritable. On repasse sur du Doom et chant limite crié et rageur. On retombe dans l’ambiance sombre avec la répétition des paroles « … les chaines de la honte ». Ambiance lugubre et bruitage pour le solo qui arrive sur un rythme prenant de l’intensité. Bon solo technique sur passage Prog, reprise du chant aigu et petit solo mélodique. Le final est plus tonique avec un autre solo où le chant apparaît par intermittence.

« Les Mots Du Silence » termine ce concept avec une intro au solo mélancolique et chant poursuivant dans cette ambiance. A 2’35, le titre prend vigueur avec les guitares qui s’affolent jusqu’aux riffs Métal. A 4’50, on retombe dans la mélancolie mais à 5’40, le rythme reprend pour un final interminable aux paroles répétitives et le solo, trop court, nous sort tout de même de ce tourbillon étourdissant. Duel de solos pour terminer avant une interrogation répétée, Doom puissant … et discussion.

La musique de KORBO, avec un aspect expérimental, est bien personnelle et il faut être attentif lors de l’écoute pour se faire une idée du monde dans lequel les musiciens évoluent. À travers ce voyage musical, marqué par des paroles fortes et une interprétation pleine de conviction, je vous invite à découvrir l'album « Amnésiste » sans à priori.
Cerbadd / ODYMETAL / le 14.04.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

.../…

KORBO's music, with its experimental edge, is very personal, and you have to listen closely to get a sense of the world in which the musicians operate. Through this musical journey, marked by powerful lyrics and a performance full of conviction, I invite you to discover the album « Amnésiste » with an open mind.
Cerbadd / ODYMETAL / 145th April 2026.


photo du digipack KORBO amnesiste 2026 - photo ODYMETAL







14 avril 2026

ELEMENT « Dreamer »

ELEMENT
« Dreamer »
Cd promo 13 titres (67’04’’)
Rock / Metal Progressif – Mexique – disponible, sorti le 13.02.2026
M & O MUSIC / M & O OFFICE
pochette ELEMENT dreamer 2026 photo ELEMENT 2026
ELEMENT a été créé au Mexique en 2010 par le chanteur et guitariste Ernesto Bojórquez, musicien dont l’implication dans différents groupes remonte au début des années 90. Le groupe compte un album « Timeless » en 2015, des singles et un EP de reprises, (Dio, JOURNEY,Ozzy, BOSTON, WHITESNAKE et le « Fear Of The Dark de MAIDEN), « Timeless Anthems » en 2024. Le groupe est connu au MEXIQUE et USA pour ses nombreux concerts.

Sept musiciens pour ce nouvel album (à la belle pochette énigmatique) autour de Ernesto « Neto » Bojórquez, chanteur et guitare acoustique et rythmique, Carlos Jiménez à la basse, Juan Quiñónez et Arturo « Chifflo » Galván aux guitares lead et rythmiques, Sergio Raso et Ronie Gastelum aux claviers et guitares rythmiques et Jorge Haros à la batterie. Tous les musiciens participent aux chœurs.

L’album comporte 2 titres de 2’30 », un titre de plus de 4’, huit titres de plus de 5’ et deux de plus de 6’ pour ce concept-album, en quatre actes, racontant l’histoire d’un homme qui suit ses rêves, au milieu d’embûches et de doutes avant une conclusion positive. Cette imposante équipe de musiciens, aguerris et multi-instrumentistes, donne à l’ensemble une belle musicalité aux nombreuses orchestrations, avec un chant puissant et varié, entouré de chœurs et ce, dans diverses ambiances pour un Rock/Métal Progressif aux guitares et claviers conséquents sur une section rythmique précise qui sait se faire entendre.

Les deux premiers titres vous plongent dans l’univers Progressif, allant du Rock au Métal et vous séduiront d’entrée par la fluidité, la musicalité, sans temps mort ni longueur, à savoir l’excellent « Let It Shine », dans une belle lourdeur, riffs et claviers, permet de découvrir la voix puissante et mélodique et « Over And Over » à la voix chaleureuse, aux chœurs bien menés et à la mélodie efficace. Suit « Beat Of A Heart » une ballade Rock mélodique à la voix émotionnelle et une autre en écho dans une belle intensité, avec de bien beaux solos, acoustique puis électrique.

Tout par la suite coule dans différentes ambiances raffinées comme « Love », une complainte mélancolique jusqu’à ce que la voix se lance dans de belles envolées suivies par les solos, mais aussi les titres progressifs « Faces » à la voix magique dans la puissance et son break aérien et « Cicatrix », le plus long, dans un réel travail de composition et d’orchestrations pour un final crié et lumineux.

Et cela continue avec le court mélancolique « Look Inside » et le majoritairement énergique « Awaken » aux guitares flamboyantes, à la rythmique appuyée et à la voix forte sur des lignes mélodiques de haut niveau.

« Beauty In The Pain » après une longue intro apaisante puis plus sympho avec vocalises, part dans l’alternance de lourdeur martelée et de passages plus vaporeux, sur lesquels le chanteur Enersto développe toutes ses immenses capacités dans une maîtrise complète donnant un aspect émotionnel appuyé. Et on retrouve l’émotionnel sur « Colors » à la musicalité imposante et aux arrangements vocaux subtils et beaux, tout cela devenant encore plus impressionnant lorsque l’intensité générale monte avec les superbes solos

« Immortal Soldier » est bien rythmé, cri puis chant plus grave. Gros solo sur rythmique Heavy, suivi de riffs, chœurs et solos synthés. A 4’40, début du final imposant dans une fougue et orchestration monumentale.
« Everafter » est aérien dans son intro avec montée en puissance à 1’20. Solo guitare excellent. Du Prog émotionnel fluide à la mélodie prenante. Du bel ouvrage !

« Dreamer » termine l’album, par ce monument où tout l’art de la composition, des arrangements et des orchestrations, est porté à son sommet. Un superbe titre dont le passage chanté admirablement (à partir de 3’30’’) me fait penser au meilleur de U2 et cela, pour le rendu de l’association mélodie, chœurs et la deuxième voix plus aiguë en arrière. Tout simplement beau !

Sept excellents musiciens mexicains unissent, dans une belle cohésion, tout leur talent sur « Dreamer » un album fédérateur pour les amateurs qui apprécient le mélange de Métal et de Rock à la voix puissante et chœurs imposants. L’ambiance Prog, ni oppressante et ni démonstrative, ne doit pas être un obstacle à une écoute attentive de l’ensemble car ce serait passer à côté d’un album remarquable. ELEMENT nous offre une musique qui séduira un très large public, tant tout ce qui est proposé est beau, parfaitement maîtrisé et réfléchi. Magique!
Cerbadd / ODYMETAL / le 13.04.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

.../…

Seven outstanding Mexican musicians come together with remarkable harmony to showcase their talent on “Dreamer,” an album that will appeal to fans who appreciate the blend of metal and rock, featuring powerful vocals and majestic backing vocals. The prog atmosphere—neither oppressive nor over-the-top—shouldn’t deter you from listening closely to the album as a whole, because you’d be missing out on a remarkable record. ELEMENT offers music that will appeal to a very wide audience, as everything they present is beautiful, flawlessly executed, and thoughtfully crafted. Magical!
Cerbadd / ODYMETAL / 13th April 2026.









13 avril 2026

SOUTH ØF HELL « Hellfernùm »

SOUTH ØF HELL
« Hellfernùm »
Cd promo 11 titres (46’30’’)
Old School Death Metal – France – disponible, sorti le 30.01.2026
GREAT DANE RECORDS / M & O OFFICE
pochette SOUTH ØF HELL hellfernùm 2026 photo SOUTH ØF HELL 2026
Avec « Hellfernùm », SOUTH ØF HELL livre un disque sombre, abrasif et profondément viscéral, qui s’inscrit dans la tradition des œuvres extrêmes tout en affirmant une identité sonore bien marquée. Dès les premières secondes, l’album impose une atmosphère étouffante : guitares saturées, production dense et voix écorchée composent un mur sonore presque suffocant, où l’on peut percevoir des influences telles que CANNIBAL CORPSE, DEICIDE, ainsi que HYPOCRISY et les débuts de AMON AMARTH.

L’un des points forts de « Hellfernùm » réside dans sa capacité à varier les intensités. Là où certains groupes du genre se contentent d’une brutalité constante, SOUTH ØF HELL joue intelligemment avec les contrastes. Les passages rapides et violents laissent régulièrement place à des séquences plus lentes, presque ritualistes, où l’on ressent une influence doom voire black metal atmosphérique. Cette alternance permet à l’album de respirer et d’éviter toute monotonie.

Les riffs sont particulièrement travaillés : tranchants, souvent dissonants, ils s’ancrent durablement en mémoire. La section rythmique, quant à elle, se montre implacable. La batterie martèle avec précision, alternant blasts furieux et tempos plus lourds, tandis que la basse apporte une profondeur bienvenue à l’ensemble.
Sur le plan vocal, le chant oscille entre growls abyssaux et cris plus aigus, renforçant la tension permanente qui habite le disque. L’interprétation est habitée, presque possédée, ce qui colle parfaitement à l’imagerie infernale suggérée par le titre de l’album.

Mais « Hellfernùm » ne se limite pas à sa violence sonore. Une véritable ambiance se dégage de l’ensemble : quelque chose de froid, de désespéré, parfois même introspectif. Certains morceaux prennent le temps d’installer des nappes sonores ou des mélodies dissonantes qui évoquent un sentiment de chute ou de perdition.

Si l’album peut paraître exigeant à la première écoute, il révèle progressivement sa richesse au fil des passages. C’est un disque qui demande de l’attention, mais qui récompense l’auditeur par une immersion totale dans un univers cohérent et maîtrisé.

En résumé, « Hellfernùm » est une œuvre intense, sombre et ambitieuse. SOUTH ØF HELL y démontre une réelle maîtrise de son style et une volonté d’aller au-delà des clichés du metal extrême. Un album à la fois brutal et atmosphérique, qui devrait séduire les amateurs de sensations fortes et d’univers oppressants.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 10.04.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

.../…

In summary, « Hellfernùm » is an intense, dark, and ambitious work. SOUTH ØF HELL demonstrates a real command of its style and a willingness to go beyond the clichés of extreme metal. It is an album that is both brutal and atmospheric, which should appeal to fans of intense sensations and oppressive worlds.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / 10th April 2026.