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16 août 2026

BRUSIC « No.3 : Sinister »

BRUSIC
« No.3 : Sinister »
EP 5 titres (20’03’’)
Heavy Rock Metal Alternatif – Angleterre – disponible, sortie le 03.01.2026
INDEPENDANT / METAL DEVASTATION RADIO
pochette BRUSIC no.3 : sinister, EP 2026 photo BRUSIC 2026
Après deux EPs sobrement intitulés « No.1 » et « No.2 » publiés fin 2024, le quatuor anglais de BRUSIC revient début 2026 avec un troisième EP dénommé « No.3 : Sinister ». Ce jeune groupe de Londres, fondé en 2024, compte dans ses rangs trois frères et un ami de longue date. Un heavy rock metal alternatif vous attend de pied ferme dans un ensemble non linéaire, capable de délicatesse et de fermeté avec des influences comme ALTER BRIDGE, INCUBUS ou encore MUSE.

« Chemicals » monte en puissance, son allure de ballade acoustique se pare d’une aura doucement symphonique à un stade avancé. Le plus élaboré, « Sinister », offre un peu de place à une guitare hispanisante et quelques effets psychédéliques seront aussi de la partie. Davantage de mordant et de groove émanent du pétillant « Thrive ». Si une touche néo fera une petite apparition, la puissance arrive sur « Fractures » plutôt direct et efficace. Quant à «This Is The Way », il oppose les moments aériens à d’autres denses et un solo entre en scène vers la fin.

Ce troisième EP de BRUSIC intéressera sans problème les amateurs du genre.
Eagle / ODYMETAL / le 16.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This third EP of BRUSIC will interest without problem the amateurs of the genre.
Eagle / ODYMETAL / 16th August 2026.







13 août 2026

KRYSAOR « A Winter’s Death »

KRYSAOR
« A Winter’s Death »
Cd promo. EP 4 titres (24’50’’)
Heavy Metal / Hard Rock Mélodique – France – disponible, sorti le 19.03.2026
INDEPENDANT / WHERE THE PROMO IS
pochette KRYSAOR a winter's death, EP 2026 photo KRYSAOR 2026
Après la sortie en mai 2023 de l’excellent album « Foreword » (M & O MUSIC) avec lequel j’ai découvert l’Heavy Metal Symphonique de KRYSAOR, le groupe présente un EP 4 titres avec, ce qui me semble important, un nouveau chanteur, en la personne d’Arnaud Carnielli, le batteur fondateur du groupe, en remplacement de Gus Monsanto qui avait fait sensation sur l’opus de 2023.
Une nouvelle page se tourne pour KRYSAOR avec ces 4 titres avec en plus, ce nouveau défi pour Arnaud en prenant le micro. Ecoutons ces titres avec attention.

Sur « A Winter Death », intro tonitruante Speed symphonique, pour une voix délicate qui vient se poser et on appréciera la très belle mélodie vocale et tout particulièrement l’énergie rayonnante (à 1’09, 2’17 et 4’30’’) sur un rythme soutenu en découvrant les belles possibilités du nouveau chanteur. Solos solides et bien menés très mélodiques, à deux guitares par moments. La voix se fait un peu plus aiguë à mi titre et on repart pour un autre passage de solos aussi impressionnants. Accalmie musicale pour le final. Excellent !

Sur « Resurrexit », gros riffs, rappelant Neil Young (« Rockin’in the Free World » de 1989) puis piano et chant feutré, la guitare se fait Hard Rock, les claviers sont dans une sonorité 80 bien plaisante La voix prend de la puissance, devient rayonnante, pour un Hard Rock mélodique, bien fait et enthousiasmant. On retrouve les gros Riffs avec claviers, puis cette voix chaleureuse et une belle envolée musicale introduisant un solo de piano inattendu et trépidant suivi d’un long et flamboyant solo de guitares dans une coloration Prog Métal sophistiqué mais fluide. Et la voix claire puiss ante fait merveille jusqu’au bout du titre qui termine au piano. Superbe !

Intro avec grand orgue grandiose, pour « Deo Incarnato » débouchant sur une musique Heavy bien menée et travaillée. La voix claire, bien puissante, n’hésite pas à s’affirmer sans peine sur un rythme appuyé et bien frappé. Solo imposant de fluidité et de musicalité suivi d’un solo de claviers sur rythmique énorme. Final excellent. Remarquable !

« Forever This Will Be » débute harmonieusement avec guitare et batterie en intro, sur lequel se pose un solo planant avant que la voix ne se dévoile dans une douce mélopée sur une musique se fortifiant et prenant du rythme. Narration féminine sur guitare et piano aérien avant le retour de la voix qui se fait suave. On notera une excitation de la batterie avant solo aérien qui se dynamise dans une belle énergie métallique. On découvre des vocalises féminines ( ?) et sur la voix claire, en retrait, une autre voix criée. Un titre travaillé, dans la mouvance Prog me faisant penser sur certains passages à ARENA, période de l’excellent « The Visitor » de 1998. Un beau titre innovant qui pourrait donner des idées pour la suite de l’aventure !

Solos impeccables et plutôt longs, claviers rutilants, section rythmique efficace et métronomique et un chanteur qui s’impose immédiatement, KRYSAOR excelle dans son domaine musical abouti quelque peu différent du précédent album. Sans renier les belles choses que l’on trouve sur « Foreword », selon les titres et même sur certains passages, KRYSAOR nous offre sur « A Winter’s Death » plus de Hard Rock mélodique, moins de Speed, moins de Sympho, mais des claviers virevoltants et plus d’émotions dans une ambiance générale fédératrice Heavy Metal de base aux arrangements multiples et pointes de Prog. Le chanteur / batteur Arnaud, qui fournit une superbe prestation, a réussi son défi. Un groupe à suivre et un EP que l’on écoute sans modération ! Vous savez quoi faire !
Cerbadd / ODYMETAL / le 11.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With flawless, rather lengthy solos, dazzling keyboards, an efficient, metronomic rhythm section, and a vocalist who immediately commands attention, KRYSAOR excels in its mature musical style, which is somewhat different from that of the previous album. Without denying the great things to be found on « Foreword », depending on the tracks and even in certain passages, KRYSAOR offers us on « A Winter’s Death » more melodic Hard Rock, less Speed Metal, less Symphonic Metal, but twirling keyboards and more emotion within an overall unifying atmosphere of classic Heavy Metal featuring varied arrangements and hints of Prog. Singer / drummer Arnaud, who delivers a superb performance, has risen to the challenge. This is a band to watch, and an EP you can listen to over and over again! You know what to do!
Cerbadd / ODYMETAL / 11th August 2026.







12 août 2026

BITTER PRICE « The Orwohaus Tapes »

BITTER PRICE
« The Orwohaus Tapes »
EP 4 titres (19’00’’)
Heavy Metal – Allemagne – disponible, sorti le 27.01.2026
WITCHES BREW / METAL DEVASTATION RADIO
pochette BITTER PRICE the orwohaus tapes, EP 2026 photo BITTER PRICE 2026
Berlin est le berceau de BITTER PRICE. Fondé courant 2024, le quintet allemand publia une cassette démo l’année suivante. Cette dernière est devenue le présent EP sorti en janvier 2026 avec deux morceaux supplémentaires (en l’occurrence le troisième et le quatrième).

Du heavy metal classique vous attend de pied ferme comme l’atteste « Meadows Of Sorrow ». Avec des influences telles que SAVATAGE, ARMORED SAINT, IRON MAIDEN ou encore LIZZY BORDEN, le groupe maîtrise son sujet en nous offrant un ensemble solide et qui s’écoute facilement. On ajoutera qu’en ouverture, « Outer Frontline » a une approche plus frontale. Des aspects galopants ressortent via « Spellbound ». Après une petite introduction, « Arrival (In Violence) » comporte des nuances, dissimule un coeur davantage heavy, et fera intervenir un peu d’orgue Hammond à la fin.

Avec « The Orwohaus Tapes », BITTER PRICE nous offre un EP efficace et fluide. Un album permettra de concrétiser les bonnes dispositions du groupe.
Eagle / ODYMETAL / le 12.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With "The Orwohaus Tapes", BITTER PRICE offers us an effective and fluid EP. An album will make it possible to concretize the good dispositions of the group.
Eagle / ODYMETAL / 12th August 2026.









10 août 2026

ECR.LINF « Belluaires »

ECR.LINF
« Belluaires »
Cd promo 8 titres (41’26’’)
Philosophical Black Metal Eclectic – France – disponible, sorti le 22.03.2024
MY KINGDOM MUSIC / SOURCE ATONE RECORDS / AGENCE SINGULARITES
pochette ECR.LINF belluaires 2024 photo ECR.LINF 2024
ECR.LINF est un groupe français fondé en 2021 à Paris. Le présent « Belluaires », son premier album, nous plonge dans un style considéré comme du Philosophical Black Metal, appelation qui ne peut être complète sans l'ajout du terme Eclectique.

En d’autres termes, attendez-vous à une fusion de black metal, de post metal, avec des claviers et des approches doucement symphoniques, un peu de prog, du death et des atmosphères noise dissonantes. L’ensemble est soutenu par une voix d’inspiration hardcore, parfois claire ou narrative. Elle délivre des paroles dans la langue maternelle du quintet sur des thématiques telles que la philosophie, l’obscurantisme ou encore la société. N’oublions pas d’indiquer que le patronyme de la formation s’inspire d’une maxime de Voltaire. Avec tous ces ingrédients, plusieurs styles différents cohabitent au sein d’un même morceau. Cet édifice éclectique est une puissante épopée où la linéarité n’a pas sa place.

Pour vous donner une petite idée de ce qui vous attend, le frontal et direct « Le Désespoir Du Prophète » en ouverture donne la ligne directrice de ECR.LINF avec une seconde partie plus apaisée. Davantage de nuances ressortent de « Tribunal De L'Âme » et vous aurez l’occasion de faire travailler vos cervicales. A un stade avancé, le black symphonique grandiloquent de « La Danse Des Crânes » vous invitera à un stade avancé dans une sorte de valse menée par un accordéon. Concernant « Missive », la voix narrative intervient davantage, le propos du quintet mise avant tout sur une approche assez contemplative et intense. Une fois lancé, le quelque peu tourmenté « Le Royaume Du Vide » trouvera la quiétude lors de son final pour s’endormir paisiblement. Avec un apport death, « Ultime Projection » vous emmènera dans sa seconde partie dans une ambiance plutôt majestueuse avant d’être imprégnée par le désespoir. Si le court instrumental « Feu Pâle » clôture le voyage, le véritable bouquet final est « Valetaille ». Prenant son temps pour démarrer, le groupe lance ses dernières forces dans cette composition à la fois épique et prenante.

ECR.LINF ne cherche pas la facilité avec ce premier album aux nombreuses facettes. Indéniablement, « Belluaires » se dévoile et se bonifie avec le temps.
Eagle / ODYMETAL / le 10.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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ECR.LINF is not looking for easy with this first album with many facets. Undeniably, "Belluaires" reveals itself and improves over time.
Eagle / ODYMETAL / 10th August 2026.











9 août 2026

TELPERION « Chapter I : Astral Exodus »

TELPERION
« Chapter I : Astral Exodus »
Digipack. Cd 9 titres (41’05’’)
Livret 12 pages avec paroles et illustrations.
Folk Metal – France – disponible, sorti le 12.06.2026
INDEPENDANT / WHERE THE PROMO IS
pochette TELPERION chapter i : astral exodus 2026 photo TELPERION 2026
Formé en 2013 à Clermont-Ferrand et après un premier album en décembre 2015 « Ahead Of Time », TELPERION, (avec tout logiquement un arbre en emblème), revient en 2026 et propose « Chapter I : Astral Exodus » autour de quatre musiciens pour cet album, Morgan Rappe à la guitare (le seul restant du premier line-up), Corentin Silva Pereira aux chants, Guillaume Dal Molin à la basse et Rémi Chambon à la guitare.

La majorité de la musique du groupe est dans la lignée Folk, dont on sent le groupe motivé pour cette approche, parfaitement maîtrisée, qui est déclinée en plusieurs registres pour un intérêt accru.
Ambiance Métal Folk qui monte en puissance pour « Brotherhood » avec refrain crié avec énergie, avec flûte en arrière. Excellente section rythmique et ligne de guitare mélodique. Solo excellent. Un titre bien mené !

« Through The Dark Portal » est le titre le plus folk avec une flûte alerte et bien présente, un bon rendu voix et chœurs sur refrain mais aussi le plus sophistiqué avec son passage pesant et voix caverneuse.

Folk Métal plus agressif et épique sur « The Battle Of Ilyu » avec voix dans différentes tonalités. Solo excellent sur le final. Un titre prenant !
« Ermund’s Triumph » est un Heavy Folk aux belles guitares musicales, à voix claire aux passages puissants, voix qui s’obscurcit par la suite avec l’apparition d’un chant caverneux sur rythme soutenu avant le retour de la bonne dynamique du début. Excellent !

On terminera par « From Desolation To New Unknowns », Folk d’entrée puis chant calme et apaisant sur musique douce. La voix se renforce sérieusement de belle manière sur le refrain. Une lourdeur s’ajoute sur le 2ème couplet suivi d’un autre superbe solo avant refrain doublé et appuyé. Excellent long final musical avec chœurs majestueux et solo dans la même mélodie.

Mais TELPERION sait aussi aborder d’autres aspects musicaux avec les mêmes bonnes dispositions de composition et d’interprétation.
Longue intro aux claviers aériens et mélancoliques sur le premier titre « As The Sun Rises », avant guitare et chant dans la même mélodie et démarrage riffs Heavy et voix claire douceâtre. Alternance de rythmes. Bonne musicalité d’ensemble avec poussées vocales mélodiques et plus puissantes.
Pour « Xerov The Necromancer », dès la longue intro ambiance sombre, on peut s’en douter rien que par le titre et la voix, qui ne manque pas de puissance, et les chœurs renforcent cette noirceur. Une musique élaborée avec pointes sympho. Intéressant !

« Light Of A Dying Portal » est une ballade, jusqu’au solo clair et mélancolique. A 2’35, la voix se renforce, l’ambiance s’étoffe et un autre très beau solo illuminera l’espace.
Growls speed sur batterie et grosse basse, puis voix claire forte, ample et mélodique pour « Ermund’s Plea ». Passage lent avec piano pour une déclamation monastique, puis la voix claire, planante se pose toujours sur le piano accompagné de nappes de claviers. Un superbe solo spatial explose et la voix s’emporte, s’envole... Du bel ouvrage !

La diversité musicale et vocale et la qualité d’interprétation des quatre musiciens donnent un album plaisant qui intéressera un large public. Ce premier chapitre autour d’une épopée évoluant dans un monde d’Heroic Fantasy, imaginée par TELPERION, aura une suite, et c’est une bonne nouvelle ! « Chapter I : Astral Exodus » est un album que vous aurez plaisir à écouter.
Cerbadd / ODYMETAL / le 09.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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The musical and vocal diversity, combined with the high-quality performances of the four musicians, make for an enjoyable album that will appeal to a wide audience. This first chapter of an epic set in a heroic fantasy world, created by TELPERION, will have a sequel, and that’s great news! « Chapter I : Astral Exodus » is an album you'll enjoy listening to.
Cerbadd / ODYMETAL / 09th August 2026.


photo du digipack TELPERION chapter i : astral exodus 2026 - photo ODYMETAL







8 août 2026

DEADWOOD « Rituals Of A Dying Light »

DEADWOOD
« Rituals Of A Dying Light »
EP 5 titres (18’05’’)
Deathcore – Québec – disponible, sorti le 09.01.2026
INNERSTRENGTH RECORDS / CLAWHAMMER PR
pochette DEADWOOD rituals of a dying light, EP 2026 photo DEADWOOD 2026
Direction le Québec pour découvrir DEADWOOD. Né courant 2020 à Montréal, le quatuor compte notamment à son actif trois EPs. Après « Inhuman » fin 2022, suivi quelque mois plus tard par « Nemesis », les québécois reviennent début 2026 avec « Rituals Of A Dying Light ».

La biographie expose clairement ce qui vous attend : « Puisant dans la férocité de MESHUGGAH, la brutalité de WHITECHAPEL et le groove de PANTERA, DEADWOOD délivre des riffs écrasants et des atmosphères obsédantes imprégnées d’une véritable histoire sombre ».

Lors de l’écoute, un élément mérite d’être souligné : les guitares font preuve de dextérité et l’usage de cette habilité se fait avec parcimonie. Celà attenue un peu la brutalité lors du démarrage et en plein cœur de « Tales Of Massacre ». Le dérangé « Heretic » s’achève par un solo. Avec « Thirst for Blood », on retiendra les envolées mélodiques soutenues par des déluges de notes. Les deux derniers morceaux contiennent la colère. Le premier est le massif « Whispers Of Death », davantage élaborée à tous les niveaux et mettant en évidence un apport atmosphérique. Concernant « Echoes Of The Fallen », principalement instrumental et en apparence lancinant, la lumière y aura une petite place et la guitare laisse éclater sa maitrise, avant que l’ensemble ne s’endorme paisiblement.

Ce troisième EP de DEADWOOD s’adresse aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur. Certains aspects indiquent clairement que le groupe peut élargir son champ d’action.
Eagle / ODYMETAL / le 08.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This third EP of DEADWOOD is for fans of the genre who will appreciate it at its true value. Some aspects clearly indicate that the group can widen its scope of action.
Eagle / ODYMETAL / 08th August 2026.









4 août 2026

MIASMES « Violence, Blasphème Et Pourriture »

MIASMES
« Violence, Blasphème Et Pourriture »
DIGIPACK. Cd 11 titres (34’16’’)
Digipack livret huit volets avec paroles et photos
Black N’Roll Metal – France - sortie le 18.09.2026
LES ACTEURS DE L’OMBRE PRODUCTIONS / SOLSTICE PROMOTION
pochette MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 photo MIASMES 2026
Trois ans après « Répugnance », le trio français de MIASMES revient bientôt avec un second album « Violence, Blasphème Et Pourriture ».

« Déchéance » en ouverture plante idéalement le décor. La recette du groupe demeure inchangée avec cette fusion indissociable de black metal cru mêlé à du rock’nroll pour les structures sans oublier la hargne et l’urgence du punk. La voix se restreint au registre black pour déverser « délicatement » son venin exclusivement en français sauf via le dernier morceau en anglais. Aucun artifice à l’horizon ce qui rend chaque instrument bien perceptible. D’autre part, l’ensemble se montre concis, plutôt pressé et sans vraiment de répit ou de temps mort. L’édifice s’avère homogène, solide et doté de nuances avec des changements d’humeur parfois brutaux. Pour résumer, MIASMES privilégie l’efficacité et la fluidité. Faire ressortir un morceau plutôt qu’un autre dépendra de votre sensibilité

Les solos demeurent courts (dommage) et n’apparaissent pas sur chaque composition. On pourra par exemple relever qu’il y a en un au démarrage de « Ecorché » et que le sulfureux « Horde » en possède deux. Indéniablement, le solo le plus long intervient sur « In The Name Of Tragedy », reprise assez fidèle de MOTÖRHEAD (extrait de l’album de 2004 « Inferno »). Quelques moments plus sages et posés surviennent de temps à autre. Malgré cela, l’approche reste dense ou bouillonnante et prête à repartir à la charge sans prévenir. On notera en particulier que la cadence se calme en plein cœur de « Nihil ». La tempête n’est pas loin même si l’approche s’avère par moments heavy via « Possédé ». De son côté, « Cendres » dévoilera un consistant final moins virulent. Avec « Rédemption », les moments d’accalmie décuplent l'effet de sa colère. Pour le reste, on ajoutera que « Catharsis » complexifie sans excès le propos. Le romantique « Vomi » s’avère des plus expéditifs. Concernant « Agonie », les ponts très rock'n 'roll avec les trois musiciens à l'unisson feront des ravages sur scène.

Vous avez apprécié MIASMES avec son premier album « Répugnance », il en sera de même avec son successeur « Violence, Blasphème Et Pourriture ».
Eagle / ODYMETAL / le 02.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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You enjoyed MIASMES with its first album "Répugnance", it will be the same with its successor "Violence, Blasphème Et Pourriture".
Eagle / ODYMETAL / 02th August 2026.


photo du digipack MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 - photo ODYMETAL









2 août 2026

MESS OUT « We Will Set This Place On Fire »

MESS OUT
« We Will Set This Place On Fire »
Cd promo 13 titres (47’33’’)
Punk Rock – France – disponible, sorti le 15.05.2026
INDEPENDANT / WHERE THE PROMO IS
pochette MESS OUT we will set this place on fire 2026 photo MESS OUT 2026
Premier album pour ce groupe de LYON.

Intro acoustique avant « One Last Time » Punk Rock majoritairement énergique comme on l’aime, voix éraillée et chœurs, entrecoupé de passages plus modérés, terminant sur le thème acoustique de l’intro.

On trouvera sur « The Fray » plusieurs influences mélangées entre THE OFFSPRING et BAD RELIGION, des accalmies et un refrain mélodique, mémorisable avec chœurs.

« Misfits » présentera une guitare Métal en intro, refrain mélodique, voix et chœurs scandés avec voix plus gutturale (Yann de TH3ORY) sur le deuxième refrain. Une belle lourdeur s’installe, cris et voix délirantes avant le retour de l’excellent refrain.

Grosse basse et chants sur bon rythme Punk Rock épuré pour « Give Our Chance Back ». Bonne modulation sur les voix allant d’agressives à douceâtres. Narration sur guitare solo avant reprise du refrain. Basse et solo en final.

Chant en français dans une ambiance Punk Rock à la TAGADA JONES avec solo énergique sur « Crève », taillé pour la scène malgré l’accalmie musicale dans une ambiance angoissante. Final limite HardCore.

On retrouve aussi l’énergie de TAGADA JONES sur ce deuxième titre en français « Idiocratie Généralisée » au solo inattendu mais bien sympathique. Taillé lui aussi pour la scène avec la participation du public attendue sur le refrain fédérateur aux paroles d’une grande évidence !

« Empty Space » se caractérise par une alternance de passages calmes à plus rythmés à deux voix dont en invité, Gabi de THE FOXY LADIES. Solo aérien et vocalises avant refrain où les deux voix fusionnent particulièrement bien.

Gros Rock bien rythmé en intro pour « In The Name Of Faith », puis la voix plus nasillarde et aiguë se place sur des rythmes différents dans de belles déclinaisons vocales. Refrain saccadé énergique et mélodique avec chœurs entraînants.

Guitare acoustique et chant pour « We Still Don’t Care », ballade avec de bons passages mélodiques dont le refrain à la voix attristée donne une âme à l’ensemble. Beau solo aérien. Final refrain avec solo sur chant.

« Awake » présente une énergie amplifiée avec ce chant rapide sur Rock entêtant et refrain plus Punk Rock. Break musical théâtral dans une ambiance Horror, grosse basse, voix criée avant retour au refrain avec chœurs. Enthousiasmant !

Le titre donnant le nom à l’album débute a cappella puis sur basse avant implication de tous et retour au Punk Rock avec gros chœurs puis déclinaison vocale énervée. Solo avant passage saccadé, musique comme chant. Des ohohoh à reprendre par le public pour une belle complicité à venir. On retrouve le côté TAGADA JONES.

L’album termine avec « No Name » où l’on retrouvera la voix éraillée sur rythme excité avec mélodie à la TAGADA JONES avec chœurs. Un titre avec beaucoup de changements de rythmes et différentes ambiances et même voix aiguê plaintive avant arpèges et solo spatial imprévu, solo qui se dynamise par la suite plus s’électrise avec la section rythmique qui monte en puissance et rythme avant reprise de l’excitation générale mélodique. Le titre le plus innovant avec son final intense de folie !

MESS OUT nous offre un très bon premier album de Punk Rock bien mené et varié qui vous fera passer de bons moments et vous donnera envie de les voir en action.
Cerbadd / ODYMETAL / le 01.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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MESS OUT delivers a great debut punk rock album — well-executed and diverse — that will give you a good time and make you want to see them live.
Cerbadd / ODYMETAL / 01st August 2026.







31 juillet 2026

THÆTAS « The Irredeemable Age »

THÆTAS
« The Irredeemable Age »
9 titres (30’49’’)
Technical Brutal Death Metal – USA – disponible, sorti le 26.06.2026
PROFOUND LORE RECORDS / EARSPLIT PR
pochette THAETAS the irredeemable age 2026 photo THAETAS 2026
New York est la ville natale de THÆTAS dont la naissance remonte à 2015. Après une démo éponyme courant 2016, les américains ont participé à un split EP l’année suivante. Le premier album « Shrines To Absurdity » arrive courant 2020, son successeur est le présent « The Irredeemable Age » arrivé au début de l’été 2026. Notez au passage que le quintet originel est désormais un quatuor.

Si le Technical Brutal Death Metal ne figure pas dans vos goûts musicaux, inutile d’aller plus loin. Sur tous les morceaux, quelques effets dissonants se manifestent et se mêlent parfois aux solos, le rendu est parfois irréel. Un court répit arrive avec le sample à la fin « Dhukha ». Une voix machinée fera quelques petites apparitions, une des plus significatives est sur « Stretched Paradox ». Concernant « The Irredeemable Age », il apprécie davantage le côté pesant et la machine sort de ses gongs lors du lead. Un insolite moment de douceur ouvre « Daytime Lantern » qui renferme deux phases solos. Du côté de « Pillars Ov Fault », la partie centrale canalise la rage et précède la partie lead. Mais c’est sans conteste « Digital Locusts » qui détient le plus long ralentissement tout en mettant le mieux en évidence une saveur jazz.

Ce second album s’adresse uniquement aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur.
Eagle / ODYMETAL / le 31.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This second album is intended only for fans of the genre who will appreciate it at its true value.
Eagle / ODYMETAL / 31h July 2026.









30 juillet 2026

XENOVICE « Fragments For The End Of Us »

XENOVICE
« Fragments For The End Of Us »
EP 7 titres (25’10’’)
Dark Electronic Metal - France / Allemagne – disponible, sorti le 15.01.2026
INDEPENDANT / IRONCLAD METAL PR
pochette XENOVICE fragments for the end of us, EP 2026 photo XENOVICE 2026
Actif depuis 2018, LYCANTROPHILIA est un groupe de Melodic Black Death Metal dont les membres ont fondé un projet parallèle dénommé XENOVIC. Le présent EP « Fragments For The End Of Us », sa première réalisation, est dévoilée à l’aube de l’année 2026.

Le duo franco-allemand, DM (chant) et Isegrimm (instruments), n’a pas peur de prendre des risques en nous emmenant dans un univers musical complètement différent : celui de la dark electronic metal. Pour les connaisseurs, l’édifice repose sur l’aggrotech / EBM avec des éléments issus du metal, de l’industriel et de la dark trap.

Les vocaux s’orientent vers le registre extrême, optant par moments pour une approche plus narrative. Occasionnellement, une voix féminine entre en scène, elle intervient seule au micro sur le premier morceau ainsi que sur le dernier.

Ce voyage sonore assez expérimental est scindé en sept étapes. Le tempo n’est pas globalement porté sur la vitesse. Aussi surprenant que cela puisse paraître, en dépit d’une approche froide vu le style pratiqué, l’ensemble est vivant car chaque composition arbore sa propre identité. Seule une audition permet de mieux s’en rendre compte.

Le tranquille « α » a un parfum onirique. De son côté, « Ashborne Memory » donne une bonne synthèse de la signature de XENOVICE. Plus de tension émane de « Wagegrave » davantage rythmé. Assez martial, « Mire » est riche vocalement. Si « Feverglow » se montre enjoué et dansant, « Dead Signal » s’avère plus lancinant et irréel avec du chant féminin. L’entêtant « Ω » a des allures de musique pour un jeu vidéo.

Ce premier EP de XENOVICE est une aventure musicale peu évidente à aborder. Une certaine sensibilité est nécessaire pour comprendre et apprécier « Fragments For The End Of Us ». Un fait est indéniable, vous ne resterez pas indifférent.
Eagle / ODYMETAL / le 30.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This first EP of XENOVICE is a musical adventure not very easy to tackle. A certain sensitivity is necessary to understand and appreciate "Fragments For The End Of Us". A fact is undeniable, you will not remain indifferent.
Eagle / ODYMETAL / 30th July 2026.







29 juillet 2026

SUSPENDED ANIMATION « The Three Track EP »

SUSPENDED ANIMATION
« The Three Track EP »
EP 3 titres (13’55’’)
Metal Crossover – Australie - disponible, sorti le 15.05.2026
INDEPENDANT / BLACK-ROOS ENTERTAINEMENT
pochette SUSPENDED ANIMATION the three track EP, EP 2026  photo SUSPENDED ANIMATION 2026
LE GENIE DU MAL débuta son aventure en 2014 avant de devenir SUSPENDED ANIMATION courant 2017. Depuis cette date, les australiens ont sorti deux Eps : le premier « A Little Taste » datant de 2019, le second étant le présent « The Three Track EP » qui regroupe trois singles.

Le quintet évolue dans un mélange de groove metal, de metalcore, de metal modern auquel s’ajoute des influences comme le thrash ou encore le heavy. La vitesse d’exécution n’est pas une priorité de cet édifice soutenu par du chant agressif ou clair selon les circonstances. Le côté groove metal occupe une bonne place via « Careful What You Say » assimilable à un uppercut. Martial et massif sont deux mots qui riment avec « War » où le chant se montre principalement clair. Concernant « No One », il s’avère plus oppressant avec une influence néo metal.

En attendant un premier album, cet EP vous interpellera ou non en fonction de votre sensibilité.
Eagle / ODYMETAL / le 29.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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While waiting for a first album, this EP will appeal to you or not depending on your sensitivity.
Eagle / ODYMETAL / 29th July 2026.







28 juillet 2026

RISING ALMA « Your Own Story »

RISING ALMA
« Your Own Story »
EP 5 titres (20’27’’)
Melodic Hard Rock / Alternatif Rock - Allemagne / Lettonie / Uruguay – disponible, sortie le 24.07.2026
INDEPENDANT / GRAND SOUNDS PR
pochette RISING ALMA your own story, EP 2026 photo RISING ALMA 2026
RISING ALMA voit le jour courant 2021. Entre la chanteuse Alīse Elme native de Lettonie qui se charge aussi des claviers, le guitariste Máximo Marset originaire de l’Uruguay et le bassiste Sebastian Rätz venant d’Allemagne, la formation a une stature internationale. Après un premier album « Awake » en 2023 suivi deux ans plus tard par un second « Cracking The Moment », le trio vient de sortir un EP « Your Own Story ».

Ce dernier est annoncé comme « une expérience d’écoute émotionnelle ». Par ailleurs, il est précisé que cet EP « mêle l’intensité du hard rock mélodique à l’atmosphère et la touche du rock alternatif, pour un son à la fois moderne et profondément expressif. Construit autour de voix mélodiques fortes, de riffs entraînants et d’arrangements soigneusement élaborés ». Le meilleur exemple de cette présentation se résume avec « Colors Flow All Around Us » qui possède le solo le plus long. Lorsque les claviers se manifestent, ils ne sont pas envahissants. En ouverture, « Your Own Story » apparaît comme un peu plus incisif. Sur « Underneath », les moments très doux affichent une certaine sensibilité. De son côté, « Authenticity » arbore une aura davantage sombre. Avec « Endless », on relèvera les montées en puissance et sa discrète touche sympho.

Cet EP intéressera les amateurs du genre sans problème. De plus, RISING ALMA semble avoir des arguments pour toucher un public plus large.
Eagle / ODYMETAL / le 28.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This EP will interest fans of the genre without problem. Moreover, RISING ALMA seems to have arguments for reaching a wider audience.
Eagle / ODYMETAL / 28th July 2026.







26 juillet 2026

IMMORTAL « War Against All »

IMMORTAL
« War Against All »
DIGIPACK. Cd 8 titres (38’08’’)
Livret 12 pages avec paroles.
Black Metal – Norvège – disponible, sorti le 26.05.2023
NUCLEAR BLAST
pochette IMMORTAL war against all 2023 photo IMMORTAL 2023
Demonaz, unique membre originel d’IMMORTAL, a annoncé le 20 avril 2026 que l’écriture du prochain album est achevé. Pour l’occasion et pour patienter, effectuons un bon dans le passé pour plonger dans le dixième album du groupe norvégien « War Against All ». Ce dernier est sorti en 2023 soit cinq ans après « Northern Chaos Gods ».

Indéniablement, l’aura de « War Against All » évoque celui de son grand frère « Northern Chaos Gods » car Demonaz est l’auteur de tous les morceaux. Celà ne signifie pas pour autant que c’est un copié collé, les ingrédients d’hier restent les mêmes tout en évoluant. Si la batteur Horgh a quitté le groupe en 2020, Demonaz (guitare et chant) est accompagné en 2023 du batteur Kevin Kvåle (GAAHLS WYRD) et du bassiste Ice Dale (ENSLAVED / Audrey Horne).

Fort d’une base un black metal direct, si l’agressivité est au rendez-vous, elle me semble moins farouche qu’en 2018. La voix de Demonaz est toujours aussi acerbe. De temps à autre, on a l’impression que des claviers discrets entrent en scène et ce toujours à bon escient. De nouveau, les compositions arborent des structures simples en apparence, un élément clé demeure : efficacité. Le principe est inchangé : marquer dans le bon sens du terme et toujours avec de la mélodie, pas de remplissage, pas de temps mort, aucun morceau faible. D’une durée globale d’environ 38 minutes, on peut juste repprocher à l’ensemble d’être un peu court.

Deux morceaux belliqueux ouvrent la marche à savoir « War Against All » doté d’un solo suivi par « Thunders Of Darkness ». Entre son démarrage et sa conclusion toutes deux incontrôlables, « No Sun » s’avère en réalité entraînant et percutant. L’insolite « Nordlandihr », fort d’une inspiration bien heavy metal, est le premier véritable instrumental d’IMMORTAL dont le thème subit de nombreuses variations. Un morceau porte enfin le nom du groupe « Immortal », opposant la violence des ténèbres au charme de la lumière. L’aspect épique n’est pas oublié. Il y a déjà « Wargod », hommage à BATHORY, plus lourd avec une accélération bien placée, le prenant « Return To Cold » et pour finir le solennel « Blashyrkh My Throne ».

Le temps n’altère pas les très bons albums qui restent gravés dans le marbre voir dans les montagnes. A l’instar « Northern Chaos Gods », savourez également sans retenue « War Against All ».
Eagle / ODYMETAL / le 26.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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Time does not alter the very good albums that remain engraved in marble, or even in the mountains. Just like " Northern Chaos Gods ", enjoy without restraint "War Against All".
Eagle / ODYMETAL / 26th July 2026.


photo du digipack IMMORTAL war against all 2023 - photo ODYMETAL









25 juillet 2026

DESEKRYPTOR « Sarcophagal Corridors »

DESEKRYPTOR
« Sarcophagal Corridors »
EP 4 titres (12’03’’)
Death Metal – USA – disponible, sorti le 16.05.2025
NUCLEAR WINTER RECORDS / ANUBI PRESS
pochette DESEKRYPTOR sarcophagal corridors, EP 2025 photo DESEKRYPTOR 2025
Originaire des USA, de l’Indiana, DESEKRYPTOR voit le jour en 2016. A ce jour, sa discographie comporte deux démos, un split EP, une compilation, un album et désormais deux EPS avec le présent « Sarcophagal Corridors » disponible depuis le 16 mai 2025.

Du death metal sans concessions avec les caractéristiques du genre vous attend de pied ferme. L’ensemble, court et solide, est soutenu par une voix bien guturrale. Le travail des américains s’adresserait aux amateurs de formations comme INCANTATION, IMMOLATION, FUNEBRARUM ou encore TRIUMVIR FOUL. Quelques guitares mélodiques se manifestent tel le second lead de « Leprous Exsanguination ». Avec « Umbilical Stigmata », la tempête en plein cœur est encerclée par une approche plus doom.

Ce court EP s’adresse aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur.
Eagle / ODYMETAL / le 25.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This short EP is intended for fans of the genre who will appreciate it at its true value.
Eagle / ODYMETAL / 25th July 2026.









24 juillet 2026

LOKUST « Pair Of Lies »

LOKUST
« Pair Of Lies »
EP 4 titres (13’11’’)
Modern Groove Metal - USA / International - disponible, sortie le 22.05.2026
INDEPENDANT / METAL DEVASTATION RADIO
pochette LOKUST pair of lies, EP 2026 photo LOKUST 2026
Los Angeles est le berceau de LOKUST. Fondé en 2015 par le guitariste Matt Bidart, le groupe est un réalité un collectif international. Depuis sa naissance, quatre EPs sont sortis, le dernier en date étant le présent « Pair Of Lies » paru le 22 mai 2026.

Présenté comme du modern groove metal, LOKUST mêle le death metal mélodique avec du groove metal et des accents heavy metal, le tout allant à l’essentiel pour un impact direct. Le quintet actuel compte dans ses rangs deux chanteurs : Sime pour le chant clair et Matt se chargeant du registre agressif. Il en ressort une complémentarité indéniable de ce binôme. Cette symbiose avec une telle configuration au chant n’est pas sans me rappeler, dans un domaine metal bien plus musclé, le groupe français SCARVE avec son redoutable duo Guillaume Bideau (R.I.P. 2022) et Pierrick Valence.

Pour en revenir à LOKUST, le morceau éponyme « Pair Of Lies » illustre parfaitement la démarche du collectif. Avec « Hindsight », des nuances ressortent mieux. Concernant « Failsafe », les guitares sont un peu plus incisives et il y a un solo. Pour ce qui est de « Deadweight », si un peu de finesse se manifeste, l'approche est bien massive.

Avec « Pair Of Lies », LOKUST nous propose un quatrième EP efficace, fluide et fort sympathique.
Eagle / ODYMETAL / le 23.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With «Pair Of Lies», LOKUST offers us a fourth effective EP, fluid and very nice.
Eagle / ODYMETAL / 23th July 2026.







22 juillet 2026

EMPTINESS « Nowhere Speaks »

EMPTINESS
« Nowhere Speaks »
10 titres (41’41’’)
Avant-Garde Death and Black Metal – Belgique – disponible, sorti le 17.07.2026
SEASON OF MIST
pochette EMPTINESS nowhere speaks 2026 photo EMPTINESS 2026
Originaire de Belgique, EMPTINESS voit le jour en 1998 dans la capitale Bruxelles. Je découvre le groupe avec son tout récent septième album « Nowhere Speaks ». Autant vous avertir que l’univers des belges ne s’adresse pas au grand public, mais demande de la quiétude et une certaine ouverture d’esprit pour être abordé.

Le quintet évolue dans un registre présenté comme de l’Avant-Garde Death and Black Metal, avec des apports industriels, gothiques, post metal et même post punk. L’approche du quintet serait pour les amateurs de PORTAL, NEUROSIS, ULCERATE ou encore DEATHSPELL OMEGA. Globalement, le tempo s’avère plutôt calme ou modéré. Cette remarque n’empêche pas quelques moments plus rudes et énervés, en particulier sur deux morceaux que nous verrons ultérieurement à savoir « The Clash Of Forces » et « All For Nothing ».

La basse ressort bien à travers cet édifice aux nombreux visages : dense, lumineux, ténébreux, déroutant, charmeur, ambiant, expérimental, transformiste, lancinant ou encore hypnotique. Les solos se montrent rares et courts. Pour ce qui du chant, c’est en réalité une voix plutôt narrative donnant un aspect irrél et fantomatique. En certains occasions, un peu de chant clair arrive à se frayer un chemin.

Avec tous ces ingrédients, vous comprendrez aisément qu’un tel album ne peut être décrit uniquement qu’avec des mots, ce n’est qu’en l’écoutant que vous pourrez véritablement le découvrir. Si EMPTINESS a prévu une mise en scène appropriée pour les concerts, alors l’interprétation de cet album dans son intégralité sera sans doute une expérience véritablement immersive.

Pour vous donner juste une petite idée de ce qui vous attend, il y a d’un côté trois petits instrumentaux. En ouverture, « Nothing But The Whole (Part 2) » établit un lien avec le passé car il débute là où s’achève l’album de 2017 « Nothing But The Whole ». Si l’ambiance à travers le chargé « Darkness Commands » est plutôt d’inspiration noise, celle de « One Must See All » se pare d'une aura plus majestueuse.

Désormais, abordons brièvement les sept morceaux qui ont des paroles. Menaçant et froid riment avec « The Threat » dont la lumière arrive lors du refrain soutenu par une voix claire suave. Un solo s’invite sur le morceau éponyme « Nowhere Speaks » dont la pause en plein coeur précède un long final entêtant.

Dépassant largement les huit minutes, l’ambiance tout au long de « Words To Wind » navigue entre surnaturelle, futuriste et lancinante. La basse est valorisée sur « When The Whole Arrives » à la fois onirique et enchanteur. Concernant « Next In Line », il s’apparente à lente montée en puissance où la voix se manifeste tardivement.

Je reviens désormais sur « The Clash Of Forces » et « All For Nothing » déjà évoqués auparavant. La puissance domine en grande partie via le premier doté d’un riff d’inspiration néo. Pour ce qui est du second, c’est un ovni dans l’ovni. Ce morceau met en scène les parties les plus déchaînées. Bouillonnant, quelques sonorités dissonnantes, féroce, inquiétant, tempête, tel est le programme de ce cauchemar où le courroux et la clareté finiront par fusionner. Notez que la fin « All For Nothing » vous renvoie au début de l’album de 2017 « Nothing But The Whole », la boucle est bouclée.

Avec son septième album, EMPTINESS ne choisit pas la facilité en nous emmenant dans un univers atypique. « Nowhere Speaks » demande des écoutes et une certaine sensibilité pour être apprécié à sa juste valeur. Il est impossible de rester indifférent.
Eagle / ODYMETAL / le 22.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With its seventh album, EMPTINESS does not choose the easy way by taking us into an atypical universe. 'Nowhere Speaks' requires listening and a certain sensitivity to be appreciated at its true value. It is impossible to remain indifferent.
Eagle / ODYMETAL / 22th July 2026.