25 juillet 2026

DESEKRYPTOR « Sarcophagal Corridors »

DESEKRYPTOR
« Sarcophagal Corridors »
EP 4 titres (12’03’’)
Death Metal – USA – disponible, sorti le 16.05.2025
NUCLEAR WINTER RECORDS / ANUBI PRESS
pochette DESEKRYPTOR sarcophagal corridors, EP 2025 photo DESEKRYPTOR 2025
Originaire des USA, de l’Indiana, DESEKRYPTOR voit le jour en 2016. A ce jour, sa discographie comporte deux démos, un split EP, une compilation, un album et désormais deux EPS avec le présent « Sarcophagal Corridors » disponible depuis le 16 mai 2025.

Du death metal sans concessions avec les caractéristiques du genre vous attend de pied ferme. L’ensemble, court et solide, est soutenu par une voix bien guturrale. Le travail des américains s’adresserait aux amateurs de formations comme INCANTATION, IMMOLATION, FUNEBRARUM ou encore TRIUMVIR FOUL. Quelques guitares mélodiques se manifestent tel le second lead de « Leprous Exsanguination ». Avec « Umbilical Stigmata », la tempête en plein cœur est encerclée par une approche plus doom.

Ce court EP s’adresse aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur.
Eagle / ODYMETAL / le 25.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This short EP is intended for fans of the genre who will appreciate it at its true value.
Eagle / ODYMETAL / 25th July 2026.









24 juillet 2026

LOKUST « Pair Of Lies »

LOKUST
« Pair Of Lies »
EP 4 titres (13’11’’)
Modern Groove Metal - USA / International - disponible, sortie le 22.05.2026
INDEPENDANT / METAL DEVASTATION RADIO
pochette LOKUST pair of lies, EP 2026 photo LOKUST 2026
Los Angeles est le berceau de LOKUST. Fondé en 2015 par le guitariste Matt Bidart, le groupe est un réalité un collectif international. Depuis sa naissance, quatre EPs sont sortis, le dernier en date étant le présent « Pair Of Lies » paru le 22 mai 2026.

Présenté comme du modern groove metal, LOKUST mêle le death metal mélodique avec du groove metal et des accents heavy metal, le tout allant à l’essentiel pour un impact direct. Le quintet actuel compte dans ses rangs deux chanteurs : Sime pour le chant clair et Matt se chargeant du registre agressif. Il en ressort une complémentarité indéniable de ce binôme. Cette symbiose avec une telle configuration au chant n’est pas sans me rappeler, dans un domaine metal bien plus musclé, le groupe français SCARVE avec son redoutable duo Guillaume Bideau (R.I.P. 2022) et Pierrick Valence.

Pour en revenir à LOKUST, le morceau éponyme « Pair Of Lies » illustre parfaitement la démarche du collectif. Avec « Hindsight », des nuances ressortent mieux. Concernant « Failsafe », les guitares sont un peu plus incisives et il y a un solo. Pour ce qui est de « Deadweight », si un peu de finesse se manifeste, l'approche est bien massive.

Avec « Pair Of Lies », LOKUST nous propose un quatrième EP efficace, fluide et fort sympathique.
Eagle / ODYMETAL / le 23.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With «Pair Of Lies», LOKUST offers us a fourth effective EP, fluid and very nice.
Eagle / ODYMETAL / 23th July 2026.







22 juillet 2026

EMPTINESS « Nowhere Speaks »

EMPTINESS
« Nowhere Speaks »
10 titres (41’41’’)
Avant-Garde Death and Black Metal – Belgique – disponible, sorti le 17.07.2026
SEASON OF MIST
pochette EMPTINESS nowhere speaks 2026 photo EMPTINESS 2026
Originaire de Belgique, EMPTINESS voit le jour en 1998 dans la capitale Bruxelles. Je découvre le groupe avec son tout récent septième album « Nowhere Speaks ». Autant vous avertir que l’univers des belges ne s’adresse pas au grand public, mais demande de la quiétude et une certaine ouverture d’esprit pour être abordé.

Le quintet évolue dans un registre présenté comme de l’Avant-Garde Death and Black Metal, avec des apports industriels, gothiques, post metal et même post punk. L’approche du quintet serait pour les amateurs de PORTAL, NEUROSIS, ULCERATE ou encore DEATHSPELL OMEGA. Globalement, le tempo s’avère plutôt calme ou modéré. Cette remarque n’empêche pas quelques moments plus rudes et énervés, en particulier sur deux morceaux que nous verrons ultérieurement à savoir « The Clash Of Forces » et « All For Nothing ».

La basse ressort bien à travers cet édifice aux nombreux visages : dense, lumineux, ténébreux, déroutant, charmeur, ambiant, expérimental, transformiste, lancinant ou encore hypnotique. Les solos se montrent rares et courts. Pour ce qui du chant, c’est en réalité une voix plutôt narrative donnant un aspect irrél et fantomatique. En certains occasions, un peu de chant clair arrive à se frayer un chemin.

Avec tous ces ingrédients, vous comprendrez aisément qu’un tel album ne peut être décrit uniquement qu’avec des mots, ce n’est qu’en l’écoutant que vous pourrez véritablement le découvrir. Si EMPTINESS a prévu une mise en scène appropriée pour les concerts, alors l’interprétation de cet album dans son intégralité sera sans doute une expérience véritablement immersive.

Pour vous donner juste une petite idée de ce qui vous attend, il y a d’un côté trois petits instrumentaux. En ouverture, « Nothing But The Whole (Part 2) » établit un lien avec le passé car il débute là où s’achève l’album de 2017 « Nothing But The Whole ». Si l’ambiance à travers le chargé « Darkness Commands » est plutôt d’inspiration noise, celle de « One Must See All » se pare d'une aura plus majestueuse.

Désormais, abordons brièvement les sept morceaux qui ont des paroles. Menaçant et froid riment avec « The Threat » dont la lumière arrive lors du refrain soutenu par une voix claire suave. Un solo s’invite sur le morceau éponyme « Nowhere Speaks » dont la pause en plein coeur précède un long final entêtant.

Dépassant largement les huit minutes, l’ambiance tout au long de « Words To Wind » navigue entre surnaturelle, futuriste et lancinante. La basse est valorisée sur « When The Whole Arrives » à la fois onirique et enchanteur. Concernant « Next In Line », il s’apparente à lente montée en puissance où la voix se manifeste tardivement.

Je reviens désormais sur « The Clash Of Forces » et « All For Nothing » déjà évoqués auparavant. La puissance domine en grande partie via le premier doté d’un riff d’inspiration néo. Pour ce qui est du second, c’est un ovni dans l’ovni. Ce morceau met en scène les parties les plus déchaînées. Bouillonnant, quelques sonorités dissonnantes, féroce, inquiétant, tempête, tel est le programme de ce cauchemar où le courroux et la clareté finiront par fusionner. Notez que la fin « All For Nothing » vous renvoie au début de l’album de 2017 « Nothing But The Whole », la boucle est bouclée.

Avec son septième album, EMPTINESS ne choisit pas la facilité en nous emmenant dans un univers atypique. « Nowhere Speaks » demande des écoutes et une certaine sensibilité pour être apprécié à sa juste valeur. Il est impossible de rester indifférent.
Eagle / ODYMETAL / le 22.07.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With its seventh album, EMPTINESS does not choose the easy way by taking us into an atypical universe. 'Nowhere Speaks' requires listening and a certain sensitivity to be appreciated at its true value. It is impossible to remain indifferent.
Eagle / ODYMETAL / 22th July 2026.