6 février 2026

FURTHER DIMENSION « Further Dimension »


Nota bene : chronique publiée à l’origine dans le fanzine n° 20 d’ODYMETAL.

Alors que le groupe JJAX sort son second album « Reason To Hope » demain, samedi 07 février 2026, Julien Jacquemond a déjà travaillé avec Patrice Guers. Rappelez-vous les premiers pas de FURTHER DIMENTION avec sa démo sobrement éponyme qui nous ramène presque deux décennies en arrière, en 2007.



FURTHER DIMENSION
« Further Dimension »
Demo. EP. Cd 3 titres (13’23’’)
Heavy Prog – France – sorti en 2007
AUTO PRODUCTION
pochette FURTHER DIMENSION further dimensionn demon EP 2007
DEMO. Cd 3 titres de 3’23’’ à 5’16’’.
Julien Jacquemond au chant, Frédéric De Cecco à la guitare, Patrice Guers à la basse, Kevin Choiral à la batterie.

Après un premier album solo instrumental « Flash-Back » en 2004, le guitariste Frédéric De Cecco a fondé un véritable groupe en 2005 : FURTHER DIMENSION. Il est rejoint dans son entreprise par Julien Jacquemond (INNER VISIONS, INSOMNY) au chant, Patrice Guers (RHAPSODY OF FIRE, Patrick Rondat, INNER VISIONS) à la basse et par Kevin Choiral (SYBREED) à la batterie. Cette année, le quatuor expérimenté nous livre sa première réalisation : une démo 3 titres éponyme. Le heavy prog, avec des guitares assez lourdes, est la base de la musique du groupe comme en témoigne l’ambiance et les solos de « A Certain Idea Of Human Kind ». Pour ce qui est de « Doomed », on a des approches speed et même thrash, quelques vocaux plus agressifs, ainsi qu’un inattendu break aérien. Quant à « Greed », quelques éléments death viennent carrément se mêler à l’édifice, aussi bien musicalement que vocalement. Au final, cette démo nous donne un avant goût des dispositions de ce jeune groupe français qui veut se démarquer. Par ailleurs, le quatuor a débuté l’enregistrement de son premier album. L’histoire de FURTHER DIMENSION ne fait que commencer. A suivre.
Le 14.11.2007. Eagle / ODYMETAL.

JJAX « Reason To Hope »

JJAX
« Reason To Hope »
Cd promo 10 titres (49’23’’)
Metal Puissant / Hard Rock Mélodique – France – sortie le 07.02.2026
INDEPENDANT / ELLIE PROMOTION
C’est pendant la période de confinement en 2020 que Julien Jacquemond, chanteur, multi-instrumentiste, compositeur et parolier, monte ce projet personnel. Un premier album « Til He Is Back » sort en 2021 en autoproduction au Studio du Mont Tournier, le studio de Julien, dans lequel il enregistre et mixe son deuxième album « Reason to Hope ». Il est accompagné de musiciens expérimentés, Arnaud Gorbaty à la batterie, Karim Attoumane à la guitare lead et Brice Berrerd à la basse, que Julien côtoie dans KING - Queen HR Tribute.

A noter que j’ai découvert Julien Jacquemond au chant en 2004, dans l’album « Control The Past » d’INNER VISIONS fondé par Dominique Leurquin (à l’époque en live avec RHAPSODY), accompagné de Patrick Guers (RHAPSODY, connaissez-vous la démo de FURTHER DIMENSION « Further Dimension » ?), Philippe Jaccoud et Laurent Nafissi.

Ce qui ressort de l’écoute de l’album et qui vous prend immédiatement dès « Gehenna », c’est la puissance de la voix claire et profonde et de la musique massive imposante. L’intensité est permanente, sans répit, et les solos sont impressionnants.

On remarquera en particulier « Old Age Is A Shipwreck », plus calme dans son intro avec la voix forte mélodique impressionnante comme les solos. « Reason To Hope » est chaloupé en intro avec un bon solo Métal. Belle lourdeur dans l’intro rythmée Rock et au chant, Madie (ex NIGHTMARE) accompagnant Julien. « The Spirit » est dans une ambiance Thrash avec là aussi un très bon solo. « Extend The Countdown » présente des guitares de folie dès l’intro et un rythme rapide Hard Rock puissant avec un long solo impressionnant sur rythmique d’enfer, mon titre préféré.

Le seul moment de répit de l’album est la reprise de KANSAS dénommée « Carry On, My Wayward Son » de 1976, dans une version musclée à la JJAX. Par contre, la deuxième reprise « Rift Raff » d’AC/DC, exprimée dans une réelle puissance, est un must dans l’interprétation de ce Hard Rock excité, le riff s’y prêtant, avec Julien dans une remarquable démonstration vocale et des musiciens tous excellents.

« Reason To Hope » est un album d’une réelle puissance vocale et musicale évoluant dans un Métal / Hard Rock / mélodique aux guitares flamboyantes, solos remarquables et voix imposante. Les amateurs de ce mélange musical intense seront ravis. L’avenir de JJAX, compte-tenu de la prestation générale de tous les musiciens devrait réserver d’autres moments aussi impressionnants.
Cerbadd / ODYMETAL / le 05.02.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

.../…

“Reason To Hope” is an album with real vocal and musical power, evolving in a melodic metal/hard rock style with flamboyant guitars, remarkable solos, and imposing vocals. Fans of this intense musical mix will be delighted. Given the overall performance of all the musicians, the future of JJAX should hold more impressive moments in store.
Cerbadd / ODYMETAL / 05th February 2026.








INNER VISIONS « Control The Past »


Nota bene : chronique publiée à l’origine dans le fanzine n° 10 d’ODYMETAL.

Le groupe JJAX sort son second album « Reason To Hope » demain, samedi 07 février 2026. Saviez-vous que son leader Julien Jacquemond a déjà travaillé avec Dominique Leurquin et Patrice Guers. Retournons en 2024 pour découvrir (ou redécouvrir) l’unique album à ce jour de INNER VISIONS « Control The Past » réunissant ces trois musiciens.



INNER VISIONS
« Control The Past »
Cd 10 titres + (51’46’’)
Speed Heavy Metal - France – sorti en 2004
REPLICA RECORDS/ NOCTURNE
Cd 10 titres + (dont une intro de 1’58’’) de 3’34’’ à 5’51’’ (1’22’’).
Julien Jacquemond au chant et aux chœurs, Dominique Leurquin aux guitares, Patrice Guers à la basse, Philippe Jaccoud aux claviers, Laurent Nafissi à la batterie.
Lisibilité du livret 12 pages avec photos : difficile.

INNER VISIONS est un nouveau groupe français originaire d’Annecy, fondé par le guitariste Dominique LEURQUIN (ex-DREAM CHILD – et invité régulier par RHAPSODY pour les concerts). De retrouver ainsi les 2 français, Dominique et Patrice (bassiste dans RHAPSODY, Patrick RONDAT), pourrait nous faire croire que leur album sonnerait à la « RHAPSODY », eh bien non, au contraire ! On a droit à un album de speed heavy metal dans la trempe de celui pratiqué outre-rhin. Par contre, la voix du chanteur plutôt grave, est le détail qui démarque le groupe par rapport à la conformité vocale du style joué, et cela est plutôt un plus. Guitare et basse rondement menées (on ne pouvait qu’en être certain, compte tenu de la notoriété des deux musiciens), des textes écrits par le clavier (ah, l’espèce humaine, sujet et source intarissable d’inspirations métal), de belles mélodies, une batterie et un clavier mettant en valeur le tout, voilà la recette d’INNER VISIONS. Après une intro instrumentale donnant dans la boîte à musique, puis le sympho majestueux, arrive « Big Brother », un morceau speed et fringant, au refrain accrocheur, qui semble taillé pour la scène, car énergique. L’énergie ne manque pas non plus sur « Behind The Grid » , speed, avec une basse impressionnante et un chant vraiment puissant, un titre qui, mélodiquement, fait penser à SONATA ARCTICA tout comme. « Eliminate » aux claviers imposants, aux voix mêlées d’une belle ampleur et au refrain magique. Un bien beau titre avec voix et solo en harmonie. « In The Name Of …», débute sur un rythme très speed avec le trio guitare/basse/batterie, que le chant va ralentir. La chaude voix de Julien, aux diverses tonalités (il sait aussi tenir dans les aigus sans défaillir) rebondit sur des rythmes galopants où s’épanouissent des solos bien amenés. Le titre éponyme, rapide lui aussi, est guidé par une jolie trame mélodique emmenée par de beaux riffs et solos. L’instrumental « Maze Of Nowhere » fait la part belle à tous, un morceau alliant technicité et musicalité, le tout dans une fluidité bien réelle. «Wake Up With A Smile » est un morceau lent, apportant un peu d’accalmie dans la ronde effrénée et speed de cet album, bref, un peu de douceur sur laquelle se pose la voix suave de Julien. « The Prophecy » speed plus rentre-dedans hors chant, est aussi bien mélodique avec une batterie imposante. « When We’ll Be Kings » est lui aussi un morceau plus calme, aux riffs néanmoins plus saccadés et lourds pour ce dernier titre au refrain accrocheur, qui reste longtemps en tête, desservi par de bien belles voix et chœurs. La boîte à musique, seule, revient ensuite pour terminer l’album. De bonnes compositions bien ficelées et bien interprétées par des musiciens aguerris et un chanteur qui, vocalement, fait très bonne impression, voilà un premier album qui se positionne immédiatement parmi les bonnes réalisations. Un beau début marquant.
Le 29.11.2004. Mirabel / ODYMETAL.