Thrash Metal – Suède – disponible, sorti le 26.06.2026
INDEPENDANT / GRAND SOUNDS PR
Originaire de Suède, DEAD SLEEP voit le jour en 2016 et publie la même année un EP sobrement éponyme. Depuis, le groupe a sorti deux albums à savoir « In The Belly Of The Beast » datant de 2018 et son successeur « Naked Tyrant » courant 2020. Au début de l’été 2026, la formation nous présente son second EP intitulé « Repulsion ».
Le trio, dont le chant est tenu par une tigresse, évolue dans un thrash metal énervé où se mêle des influences punk, hardcore et mêmes plus extrêmes. D’autre part, des solos d’inspirations heavy metal interviennent dans cet édifice sans artifice qui navigue entre plusieurs styles. Le résultat ne manque pas de mordant, ni d’agressivité ni d’intérêt. Sans pitié, certes, mais plein de surprises.
Le morceau éponyme « Repulsion » s’avère frontal et autoritaire, ce qui contraste avec sa partie centrale plus mélodique incluant même une voix moins agressive. De son côté, « Hell Hath No Fury » vous bercera avec son urgence hardcore. « Children Of The Blade » détient un riff heavy thrash bien efficace et ralentira la cadence en plein cœur. Doté de deux phases solos, « Leech From Čachtice » met en scène un fougueux heavy hard rock classique qui lutte contre une facette vénéneuse à tous les niveaux. Pour ce qui est de « Bring Me the Head », il se montre bouillonnant, intenable et davantage sombre.
DEAD SLEEP a beaucoup d’appétit et le montre explicitement tout au long de ce second EP. Indéniablement, le trio a des ressources et des atouts en main avec son trash metal éclectique et explosif. A découvrir.
Eagle / ODYMETAL / le 12.10.2026.
💂 English version of conclusion of the review :
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DEAD SLEEP has a lot of appetite and shows it explicitly throughout this second EP. Undeniably, the trio has resources and assets in hand with its eclectic and explosive trash metal. To discover.
Death Metal – Pologne – disponible, sorti le 20.09.2025
INDEPENDANT
IN THE NAME OF GOD est un groupe polonais de death metal formé en 2009. Il compte à son actif une démo intitulée « Death Machine », sortie en 2009, ainsi que trois albums : « People Killed Jesus » (2010), « Imaginary Paradise » (2014) et « We Are the War » (2017). C’est après huit ans de silence que le groupe fait son retour avec son quatrième album, « Faces », que nous allons découvrir.
Tout d’abord, commençons par Grzesiek, le préposé au micro, qui livre une interprétation imposante et monstrueuse, digne d’un ogre, avec quelques variantes plus thrash, plus criardes et grind. Cela donne un beau mélange de styles et constitue un véritable atout. Musicalement, le groupe ne cherche pas à réinventer le genre, mais plutôt à soigner ses compositions et ses interprétations. Il distille ainsi un death metal teinté de thrash, tout en conservant un côté old school.
L’album commence avec le titre « Ellite Murder Society », qui débute par une intro posée laissant entrevoir une ambiance sombre avant de laisser place à une énorme déferlante de puissance et d’agressivité. Dans la continuité, les riffs se montrent tranchants et les accélérations sont bien toniques, tout en laissant place à des solos aux lignes mélodiques. Ce titre résume parfaitement l’univers du groupe, dans lequel on peut sentir que VADER a laissé quelques traces.
« Night Of Confession » se montre très nerveux et sauvage, surtout lorsque le groupe envoie ses passages aux accents thrash, alternant avec des parties plus massives en mid-tempo. Un break posé, plutôt inattendu, vient apporter une accalmie, suivie d’un solo très heavy qui offre une bouffée d’air.
« Disintegrated » calme le jeu, mais mise sur des riffs lourds, un côté massif et une ambiance plus oppressante, adoucie par des solos de guitare plutôt heavy et inspirés.
« The Last Breath Of Humanity » est un titre assez direct, classique, mais terriblement efficace et qui ne manque pas de panache. Il constitue en quelque sorte un mélange entre les débuts d’ARCH ENEMY et l’univers de VADER, tout en y ajoutant la touche personnelle du groupe. Le morceau est doté d’un solo heavy et inspiré, qui apporte une certaine légèreté à l’ensemble.
On continue dans la même lignée avec « Pretending Of Life », qui s’appuie davantage sur une ambiance sombre, avec quelques couinements de guitare pouvant témoigner d’une touche plus actuelle. Le morceau est également agrémenté d’une belle ligne mélodique et de solos plaisants.
Quant à « Throne Of Fire », celui-ci commence par instaurer une ambiance plus froide, avant de monter en puissance. Les guitares, très aiguisées, démontrent que le groupe puise également dans l’univers du black metal, sans oublier de conserver une petite ligne mélodique et le solo qui va avec.
Avec « Killer Instinct », on retrouve quelques passages narratifs, mais également une influence à la MORBID ANGEL. Le titre se montre plutôt agressif malgré une alternance de tempos, tandis que les solos conservent un côté mélodique.
On termine avec « Faces ». Malgré ses huit minutes, ce titre parvient à nous tenir en haleine du début à la fin, en combinant des riffs lourds, quelques brefs passages plus brutaux, des parties plus mélodiques, mais également un passage plus posé, teinté d’une touche atmosphérique qui met en valeur le solo. Tout cela démontre que le groupe sait également prendre des risques.
Avec « Faces », IN THE NAME OF GOD livre un album de death metal polonais solide, sombre et agressif, porté par des lignes mélodiques plutôt convaincantes et des solos relativement prenants, sans tomber dans la démonstration technique. On sent tout de même que des groupes tels que VADER et MORBID ANGEL, entre autres, ont influencé sa musique. Malgré cela, le groupe propose un death metal de caractère qui mérite d’être découvert.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 11.10.2026.
💂 English version of conclusion of the review :
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With “Faces”, IN THE NAME OF GOD delivers a solid, dark and aggressive Polish death metal album, featuring convincing melodic lines and engaging solos without falling into excessive technical showmanship. You can still feel the influence of bands such as VADER and MORBID ANGEL, among others. Nevertheless, the band offers a distinctive brand of death metal that deserves to be discovered.
MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL / 11th October 2026.
Slam Death Metal – France – disponible, sorti le 09.10.2026
INDEPENDANT
SEVERED SOUL est un groupe français originaire de Pamiers, en Ariège, qui évolue dans le slam death metal. Il se compose des trentenaires Sami au chant et Damien à la guitare, ainsi que des plus jeunes Keon à la basse et Téo à la batterie.
Un premier EP, intitulé « Wrath Of Lord », sort en 2025, l’année même de la formation du groupe. Aujourd’hui, nous allons découvrir leur premier album, « Specters Of Dominion », fraîchement sorti le 9 octobre dernier. L’album se compose de dix titres, dont neuf nouveaux morceaux, auxquels s’ajoute le titre « Violent Punishment », issu de leur EP et gratifié ici d’une nouvelle production, ainsi que d’une introduction.
Sami livre une prestation vocale tout simplement monstrueuse, aussi bien dans le domaine des growls que dans celui des hurlements écorchés et démoniaques, avec également des sonorités bestiales qui se prêtent totalement à leur style musical.Les tempos sont généralement lents et écrasants, mais alternent tout de même avec des passages plus rythmés et d’autres plus sauvages et impitoyables. Les riffs, particulièrement lourds, lents et saccadés, dégagent une puissance considérable. Ils savent également gagner en rythme, voire plus surprenants en mélodie, comme sur « Slaughter Dies » ou « Purge ».
Il ne faut pas non plus oublier quelques couinements bien sentis, notamment sur « Cosmic Devourer » dont une inattendue pointe brève de mélancolie viendra surprendre quasiment au milieu du titre et qui viendra le conclure. SEVERED SOUL a su calibrer et équilibrer les titres pour éviter de tomber dans un domaine trop répétitif et lassant, comme cela peut parfois arriver avec ce genre de slam death metal. À noter que l’intro de « Procession Of The Abyss », qui ouvre l’album, nous fera penser à la musique « The Trials » du jeu Final Fantasy X, mais dans une version plus lente. Il faut dire que ce titre résume également très bien le style du groupe.
Ce premier album de SEVERED SOUL se révèle relativement impitoyable et spécialisé dans le broyage massif et compact, ponctué de sursauts plus rythmés et sauvages qui viennent enfoncer le clou. Le tout laisse néanmoins entrevoir quelques brèves pointes de délicatesse dans cet univers des plus oppressants et ténébreux. Et je sens que mes voisins vont désormais me regarder d’un autre œil !
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 10.10.2026.
💂 English version of conclusion of the review :
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SEVERED SOUL’s debut album proves to be quite relentless, specializing in massive, compact sonic brutality, punctuated by bursts of faster, wilder passages that drive the point home. Nevertheless, the album also reveals a few brief touches of delicacy within this deeply oppressive and dark universe. And I have a feeling my neighbours are going to look at me differently from now on!
MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL / 10th October 2026.