NIGHTBRINGER
« Ego Dominus Tuus »
Cd 10 titres (71’20)
Livret 16 pages avec paroles et dessins.
Black Metal Ritualiste – USA – disponible, sorti le 30.09.2014
SEASON OF MIST
NIGHTBRINGER dévoile son cinquième album studio « Terra Damnata » le 14 avril 2017. Depuis, la formation américaine se montre particulièrement silencieuce d’un point de vue discographique. En attendant et en espérant que le groupe sorte de son profond sommeil, effectuons un petit retour dans le passé. Remontons le temps jusqu’au 30 septembre 2014, il y a tout juste douze ans, pour découvrir ou redécouvir son quatrième album intitulé « Ego Dominus Tuus ».
Avec cet imposant travail studio, dix morceaux pour un peu plus de soixante-et-onze minutes au compteur, les américains nous emmènent dans un black metal ritualiste sophistiqué. Dense, d’humeur changeante, imprévisible, dévastateur, grandiose, envoûtant, mélodique, posé, nuancé, délicat, vivant, avec plusieurs voix, des claviers, un peu d'orgue, des approches symphoniques, solennelles, atmosphériques ou encore ambiantes, comme vous pouvez le constater, la liste des ingrédients est fournie.
En d’autres termes, l’univers de NIGHTBRINGER se révèle bien riche et ne manque pas de rebondissements. J’ajouterai qu’une description n’est pas suffisante pour le découvrir comme il se doit. Pour apprécier et mieux se rendre compte du potentiel de « Ego Dominus Tuus », il existe un unique moyen : se laisser porter par des écoutes de ce dernier dans son intégralité et d’une traite.
Pour vous donner juste une idée, il y a d’un côté trois morceaux de transition qui s’inscrivent dans une démarche ambiante, ce qui permet d’aérer l’édifice. La cérémonie commence avec l’inquiétante introduction « Prayer Of Naphal ». Une aura surnaturelle émane de « Call Of The Exile ». A un stade avancé sur « Salvation Is The Son Of Leviathan (Alabas In Memoriam) », une voix chuchotée entre en scène et amène un aspect incantatoire.
Abordons désormais les sept autres morceaux. « Et Nox Illuminatio Mea In Deliciis Meis », placé judicieusement après la courte introduction, marque le véritable début des festivités avec fermeté, majesté et résume bien la démarche des américains. Fort d’un démarrage explosif, « Lantern Of Eden's Night » privilégie le jeu sur la variation des ambiances. Concernant « Things Which Are Naught », il dissimule une accalmie hypnotisante dans la tourmente. S'ouvrant par une montée en puissance jusqu'à une explosion volcanique, « I Am The Gateway » s'avère assez frontal et belliqueux, sa force de frappe est amplifiée grâce à ses ralentissements et nuances. Via « Where Fire Never Dreamt Of Man », des moments plus mélancholiques vous berceront et vous croiserez également des envolées éclatantes. La colère apparaît comme moins virulente sur « The Witchfires Of Tubal-Qayin » qui détient une mélodie entêtante ainsi qu'une conséquente partie davantage solennelle. L’épique « The Otherness Of Being » s’approche des treize minutes et ferme la marche. Prenant son temps pour démarrer et vous écraser par la même occasion, c'est une épopée mouvementée jusqu’à sa posée conclusion.
Avec son black metal ritualiste, NIGHTBRINGER nous offre avec l’imposant « Ego Dominus Tuus » un album incontournable pour les amateurs du genre.
Eagle / ODYMETAL / le 30.09.2026.
💂 English version of conclusion of the review :
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With its ritualistic black metal, NIGHTBRINGER offers us with the imposing "Ego Dominus Tuus" an essential album for fans of the genre.
Eagle / ODYMETAL / 30th September 2026.

