6 octobre 2026

HAYOKAN « Heart Of The Forest »

HAYOKAN
« Heart Of The Forest »
Cd promo 8 titres (32’41’’)
Metal Progressif Instrumental Expérimental – France – disponible, sorti le 08.05.2026
HONF HAPYKAN FOUNDATION / KLONOSPHERE
pochette HAYOKAN heart of the forest 2026 logo HAYOKAN
Danny Lee (batterie, percussions et synthés) est à l’origine de ce projet. Il s’est entouré de Vivien Cheneveau (CARMEN SEA) à la basse, de Pierre Danel (KADINJA, NOVELIST) à la guitare et de Louis Viallet (IMPUREZA, ELVELLON) aux orchestrations. L’enregistrement a été réalisé par HAYOKAN et l’artwork par Sam Lee, le père de Daniel, artiste peintre et professeur d’arts plastiques. En invités, on trouvera au chant, Sylvain Connier (DALI) et Charley Gouverneur (SOUL SPLITTER) sur le premier titre, le seul chanté, et au didgeridoo, sur chacun un titre, Sylvain Bamdara et Dubravko Lapaine.

L’univers musical de Danny Lee mélange de nombreuses influences et le musicien puise son inspiration dans la littérature, les sciences humaines, le design sonore et les projets d’écriture et de réflexions. Il n’est donc pas étonnant de constater sur cet album un aspect expérimental au milieu de ce caléidoscope musical surprenant, voire même parfois déroutant.

Le premier titre, le seul chanté, « Hobson’s Choise » avec au chant, Sylvain Connier et Charley Gouverneur, dévoile des voix agressives, dont une partiellement Rap dans le début, avec une belle musicalité en arrière du chant. Le refrain est fort et mélodique. Métal aux gros riffs et synthés en final. Sur « The Nightmare Of Being » on est en présence d’un Métal heurté et de sonorités électro dans la lourdeur et ambiance angoissante. Après mi titre, sonorités électro, avec final intense bien frappé.

Sur le début de « Freaks Of Salvation », Métal martelé, furieux, agressif puis aspect sympho dans de belles envolées. A 2’12, gros passage Métal. Que de changements de rythmes et d’ambiances qui font que l’on se perd un peu. Le final planant est beaucoup plus mélodique. Après ces deux titres, on se sent un peu secoué ! « Know Thyself » à savoir « Connais-toi toi-même » rappellera des souvenirs à ceux et celles qui suivaient les cours de Philo et ici, Socrate, pour cette leçon d’humilité… La batterie est intense. A 2’15’’, ambiance orientale montant en puissance avec final aux riffs appuyés.

Arrive « Uncanny Nonentities » décliné en trois parties. La Partie 1 mélange Métal, didgeridoo (Sylvain Bamdara) et de douceur sympho avec des chœurs machinés avant envolées dans différentes directions, pas toutes faciles à suivre. La Partie 2 est principalement électro. La Partie 3 présente de nombreuses orchestrations dont la première débutant à 53’ est grandiose. En dernière plage, on retrouve le premier titre « Hobson’s Choice » en version instrumentale qui, pour moi, est meilleur que la version chantée et passe mieux. Mais ce n’est que mon avis ! Mon titre préféré.

Avec « Heart Of The Forest », HAYOKAN délivre un album complexe, tant musicalement que pour les thèmes qui inspirent ces différents titres. Un tel projet expérimental, sur une base Métal où différents styles se mélangent, semble être réservé à un public averti. Pour les autres, une écoute s’impose, pour au moins découvrir cette musique innovante, où l’on ressent le travail effectué et l’expression d’un artiste qui foisonne d’idées. Comme moi, soyez curieux en attendant de voir comment le projet va évoluer.
Cerbadd / ODYMETAL / le 04.10.2026.

💂 English version of excerpt and conclusion of the review :

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With « Heart Of The Forest », HAYOKAN delivers an album that is complex both musically and in terms of the themes that inspire its various tracks. An experimental project like this—rooted in metal and blending various styles—seems to be intended for a discerning audience. For everyone else, it’s worth giving it a listen—if only to discover this innovative music, in which you can sense the hard work that went into it and the expression of an artist brimming with ideas. Like me, stay curious as we wait to see how the project will unfold.
Cerbadd / ODYMETAL / 04th October 2026.









5 octobre 2026

DIVERGENCE « Nitescent »

DIVERGENCE
« Nitescent »
DIGIPACK. CD 12 titres (56’36’’)
Metal Progressif Instrumental Lumineux – France – disponible, sorti le 12.06.2026
INDEPENDANT
pochette DIVERGENCE nitescent 2026 photo DIVERGENCE 2026
Rémi Georges, guitare, Alix Guglielmi, basse, Nicolas Deiber, guitare et Amaury Pastorelli, batterie, nous proposent, en provenance de Savoie, leur premier album « Nitescent », composé, arrangé et produit par le groupe, un instrumental mêlant Métal progressif et musique de jeux-vidéo rétros. Pour être plus complet, album enregistré par Rémi et Steven Rozier qui a procédé au mixage et mastering. L’artwork est signé Lucas Georges.

Après une détermination aléatoire pour une première écoute (survol d’une partie de quelques titres), comme je le fais à chaque réception de Cds, je découvre le monde de DIVERGENCE évoluant dans un Métal Progressif instrumental, qui me semble, à la première impression, réservé à un public averti, bien que le genre Prog ne me soit pas rébarbatif, émettant néanmoins des réserves sur le « tout instrumental ».

Revenant sur l’album, présenté dans un beau Digipack, quelque temps après cette première petite approche, l’écoute, complète et attentive, dans un environnement paisible, m’a tellement impressionné et séduit, que la touche « répète » a été actionnée à plusieurs reprises sur plusieurs jours pour affiner mes propos.

On débute avec « Bells Of Awakening », un court titre servant d’intro en référence à « Dark Souls », jeu de rôle vidéo.
Intro Heavy Prog pour « Explore » qui présente de bons passages mélodieux et d’autres dynamiques, et on découvre le jeu, fin et alerte, des guitares, dans une sonorité non agressive avec batterie et basse bien toniques. Dès ce premier titre, on sent les musiciens maîtriser leur sujet.
« Lino » à l’intro musicale suivie d’envolées Prog, présentera un passage solo planant à mi-titre débutant plaintif qui se dynamise dans la technicité jusqu’au final dans une ambiance plus Métal.
Sur « On The Way Back Home » on est en plein Métal Prog, dans diverses ambiances savamment dosées et distillées, aux guitares limpides et musicales dans une belle sonorité claire générale avec solos élégants, enjoués, excellents. Très beau final musical et rythmé.

Sur « Dark Matter » les solos sont, d’entrée, travaillés bien typés Prog et vont de plaintifs à flamboyants, sur une base Métal imposante encore plus marquée sur le dernier tiers envoûtant et puissant de ce long titre de 8’, en rapport à un jeu vidéo de « survival horreur ». La partie centrale, bien Métal du titre, laisse place à de l’impro maîtrisée sans longueur. Superbe !
« Heart Hop » débute Prog jazzy puis un solo délicat s’installe, plus feutré avec à 1’45’’ une lourdeur qui se met en place avec la basse bien menée, forte. Tout cela monte en puissance avec retour au calme à 3’ pour un solo dans un Prog apaisé qui s’excitera par la suite sur une section rythmique imposante. Que de changements d’ambiances et de rythmes où les guitares sont les reines. Magique !
Avec des guitares et solos plus légers mais volubiles dans une grande sérénité harmonieuse à la belle sonorité et basse précise, voilà ce que présente « Just A Few Days », une musique relaxante qui prête à la méditation.

Belle intro tout en finesse pour « In Vain » qui nous dévoile un très beau jeu de guitares à 1’, avant envolées de solos impeccables sur rythme bien frappé. Les guitares sont remarquables, mais cela est une constante pour DIVERGENCE ! Y aurait-il un peu de claviers/piano, par moments jusque sur le final ! Un bien beau titre !
Sons électro sur une basse massive avec synthés (ou sonorité synthés) sur « Slumberling City ». Solos, jazzy mais mélodiques, dans une superbe dextérité et technique, puis dans différentes ambiances sur basse pesante et batterie en communion. Break avec percussions avant la partie la plus Prog. Mention spéciale aux solos impressionnants !
« Aether », plutôt planant et spatial, est en référence à un jeu vidéo d’aventure et de réflexion.

« Nitescent » est le titre le plus long, 9’30’’ de Métal Prog de haut niveau. Le titre se compose, pour moi, de quatre parties. La première, composée de l’intro énergique puis accalmie aérienne au solo émotionnel qui s’affirme plus puissant, la deuxième débutant à 1’25 avec guitares saccadées puis solo qui émergent pour devenir mélodiques. La troisième à 3’55, pour une ambiance spatiale avec installation de la basse dans une belle déclinaison musicale sur laquelle un solo subtil se pose. La quatrième débute à 6’05 par une excitation avec solos incisifs et mélodiques dans une belle sonorité et fluidité. L’ensemble prend de la puissance pour le final, et tous les musiciens se donnent, le titre ne se calmant que pour les 15 dernières secondes, avec synthés/clavier ( ?). Du bel ouvrage !
L’album termine par « Cinder » en rapport à un jeu de tir cinématographique (que je ne connais pas !). Solos d’entrée sur bon rythme et basse plombée. Le solo devient aérien puis plus alerte et dense sur basse / batterie millimétrées. Métal Prog Intense dans une lourdeur amplifiée après mi titre.

DIVERGENCE nous propose avec « Nitescent » un album lumineux de Métal Prog de haut niveau, qui va combler les amateurs du genre. Mais ce bel album, doit séduire un plus large public. Soyez curieux ! Pour ne pas passer à côté de cette excellente musique, écoutez cet album dans un endroit calme, afin de ressentir toutes les qualités de celui-ci. En le réécoutant, vous trouverez cet album encore meilleur ! Un groupe à soutenir et à suivre.
Cerbadd / ODYMETAL / le 03.10.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With « Nitescent », DIVERGENCE delivers a brilliant album of top-notch progressive metal that is sure to delight fans of the genre. But this beautiful album needs to appeal to a wider audience. Be curious! To make sure you don't miss out on this excellent music, approach this album in a peaceful place so you can fully appreciate all its qualities. When you listen to it again, you'll find that this album is even better. A group worth supporting and following.
Cerbadd / ODYMETAL / 03rd October 2026.


photo du digipack DIVERGENCE nitescent 2026 - photo ODYMETAL





4 octobre 2026

GORENCEPHALIC « Gore Of The Forgotten »

GORENCEPHALIC
« Gore Of The Forgotten »
EP. Cd promo 8 titres (24’38’)
Réédition with bonus
Brutal Death Metal – Brésil – disponible, sorti le 28.04.2026
NIHILISTIC HOLOCAUST
pochette GORENCEPHALIC gore of the forgotten, EP réédition with bonus 2026 photo GORENCEPHALIC 2026
C’est parti pour la découverte de GORENCEPHALIC, un groupe brésilien de brutal death metal formé en 2023, qui sort en 2024 un premier EP en autoproduction, « Gore Of the Forgotten ». Celui-ci sort cette fois sous le label NIHILISTIC HOLOCAUST, dans une nouvelle version agrémentée de trois titres bonus, dont deux titres live.

GORENCEPHALIC est composé de Yuri Hamayano à la batterie, d’Andrey Braga et de Fulvio Alsan aux guitares, ainsi que du bassiste-chanteur Krusius Barreto, qui nous livre une interprétation bien gutturale pouvant faire penser à Chris Barnes à ses débuts dans CANNIBAL CORPSE, puis à SIX FEET UNDER.

Le groupe annonce la couleur d’entrée de jeu, pas d’introduction atmosphérique, pas de montée en puissance, pas de superflu en gros. Ici, on va droit au but et sans concessions. On est dans du brutal death metal, pas dans du hard FM. Les riffs sont lourds, compacts et très old-school, avec cette capacité à passer d’un mid-tempo écrasant à des accélérations plus sauvages. On retrouve bien les influences des groupes qui les ont inspirés, comme CANNIBAL CORPSE, SIX FEET UNDER et SUFFOCATION, entre autres.

Pour conclure, GORENCEPHALIC, c’est du brutal death metal old-school, compact, gras et sans concession, qui ne cherche pas à cacher ses influences. Si vous êtes amateurs et fans des groupes cités plus haut ou tout simplement du death metal des années 90, cet EP ne devrait pas vous laisser indifférents.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 01.10.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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To conclude, GORENCEPHALIC is old-school brutal death metal compact, filthy and uncompromising, with no attempt to hide their influences. If you’re into the bands mentioned above or simply a fan of ’90s death metal, this EP should definitely not leave you indifferent.
MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL / 01st October 2026.