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18 novembre 2025

Interview NOTHING BUT REAL – 12.10.2025


Interview de NOTHING BUT REAL
par MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL

Réponses du 12.10.2025 de Tom Narcante alias Kran, l’Oracle (chant).
Photos fournies par Tom Narcante
Illustrations et pochettes issues du facebook et du bandcamp de NOTHING BUT REAL
Mise en page par Eagle / ODYMETAL


logo blanc NOTHING BUT REAL 2025


Changement radical de line-up au sein de NOTHING BUT REAL. On va donc commencer par une question assez classique : Peux-tu te présenter en tant que Tom Narcante, mais aussi en tant qu’Oracle ?

Je suis simplement un gamin des années 80 né en Savoie, et vers l’âge de 5 ans, a grandi en Bourgogne dans un petit village de quoi... 1400 habitants. Pour parler musique, j’ai été biberonné au rock et à plein de styles de musiques vraiment différents grâce à mes parents et la famille. C’est ce qui a forgé ma curiosité de découvrir divers styles musicaux. Mais j’ai commencé par l’héritage familial, sans le streaming avec les vinyles des parents, les K7, CDs, classique quoi … on dirait un vieux en disant cela.

Et je me souviens qu’à l’âge de 10 ans, je voulais faire de la guitare. C’était vraiment le truc. Mon père ne voulait pas alors que ma mère faisait du piano. Je pense que c’est parce que nous étions 3 et que nous avions déjà plusieurs activités sportives extra scolaires. Mais après avoir tanné mes parents de 10 à 15 ans, et abandonné l’un des sports que je pratiquais, j’ai enfin pu m’y mettre. J’ai commencé avec un prof dans un magasin de guitares qui s’appelle Music en Scène à Chalon-sur-Saône. J’allais tout au fond du magasin dans une petite pièce. C’était assez encombré mais j’avais l’impression d’être Bastien dans l’histoire sans fin tu sais. C’était magique d’être dans un endroit rempli de trésors, d’instruments, et surtout de passionnés comme Christophe et Isa qui ont contribué à leur manière à guider certains de mes choix. Ensuite, le magasin est devenu méga classe et franchement pour moi, c’était la référence.

En tant qu’Oracle ? L’Oracle est un rôle, le lien entre le réel, donc le contact avec le public, et l’irréel c’est-à-dire l’imaginaire, ce que j’appelle le « Nothing », avec Sakar, qui est l’avatar du groupe.
Les deux sont liés. L’Oracle c’est un rôle tout d’abord, et c’est celui qui chante, celui qui porte les messages de Sakar.
Mais je n’avais absolument par prévu d’endosser ce rôle.


photo 1 NOTHING BUT REAL 2025


Qu’est-ce qui t'a décidé à prendre la place de chanteur ? As-tu pris des cours de chant ?

Ce qui m’a décidé, ce sont les autres. En mai 2024, alors que je reprenais les bases du projet et que nous venions de finir d'enregistrer en studio les instruments, il a été décidé de stopper la collaboration avec Hanta la chanteuse lead.

J’ai cherché des chanteuses, puis des chanteurs. J’ai pris un temps considérable à faire des tests avec elles / eux, à faire écouter.
C’est très exactement le 26 septembre qu’en discutant sur le ton de la rigolade avec un des membres que j’ai dit « Je pense que chez toi, je vais tester Doom au chant » et j’ai ri.
A la base, je devais passer pour filmer une bass playthrough. Au lieu d’un rire, j’ai eu droit à « Bah oui ! On pourra voir mais tu sais qu’en faisant ça, c’est sûrement un premier doigt dans l’engrenage. J’ai déjà une petite idée moi…».
J’ai fait le test et… je crois que ça a plu.

Avec cette nouvelle direction, j’ai pris des cours. J’en avais pris un peu pour soutenir en back, mais pas en tant que lead. Donc là il fallait y aller à fond dans un délai très court. Je n’ai pas réfléchi à deux fois. Toute l’équipe était convaincue. J’ai commencé à réécrire toutes les lignes mélodiques, sauf Snake Eyes à quelques petits détails près. C’était la première qu’avait écrite Hanta et ça collait parfaitement. Je l’ai reprise à ma manière.
On avait envie d’avancer pour revenir avec quelque chose à proposer avec la nouvelle directement. Cela m’a conduit à me préparer mentalement et physiquement pour enregistrer le chant début décembre 2024. Les nuits étaient courtes. Mais cela m’a permis de renouer avec mes séances, seul, de composition et de chant dans ma chambre d’étudiant avec mon petit carnet en 2001.


          


Présente-nous les nouveaux membres, ou devrais-je dire les sentinelles : « Infini, Éveil et Vérité Absolue » de façon détaillée ?

Pour te donner un peu de perspective et repartir un peu en arrière, dans le Lore de NBR il y a une recherche d’équilibre entre ombre et lumière, bien et mal… que j’ai appelé le « Nothing », assimilable au Rêve, au côté irréel. Et il y a le « Real » qui est le côté terre à terre, des musiciens, un son quelque chose de palpable, la vie quotidienne…

Dans le « Nothing », Sakar (l’avatar) tire en partie sa force de 3 symboles qui, en s’incarnant physiquement, sont trois entités : les Sentinelles. Les 3 symboles forment un tout : le logo du groupe.

Ces 3 sentinelles, que j’aime appeler Sentries (c’est plus cool), sont Éveil, Vérité Absolue et Infini. Elles forment le Triumvirat et confèrent à Sakar une puissance énorme. Bien plus que tous les persos des univers que tu connais. Oui je me suis fait un kiffe en créant mon perso qui défonce tous les autres ahaha. Bref.
Les sentinelles l’accompagnent dans sa quête pour comprendre l’humanité et ses démons, qui sont incarnés par les Vilains, et qui sont en chacun de nous.

Dans le « Real », Éveil est à la basse, Vérité absolue à la batterie et Infini à la guitare.


photo 2 NOTHING BUT REAL 2025


Quelles sont vos activités personnelles et professionnelles en dehors de NOTHING BUT REAL, pour chacun des membres ?

Tu es très curieux !
Eveil est bassiste pour plusieurs projets très cool, donne également des cours, fait de la production musicale, beaucoup de sport, papa et marié aussi c’est un boulot !

Infini, le gratteux, son quotidien c’est musique, musique, musique dans plusieurs projets... du sport, du geek, des animés. D’ailleurs, il a fini il n’y a pas longtemps Clair Obscur expédition 33 qui l’a vraiment marqué pour ceux qui connaissent.

Vérité absolue, pareil, musique à fond dans plusieurs projets. C’est notre mécano en ce moment car il nous bricole une batterie de la guerre. Ah et musique avec des chats ou geek évidemment sur les vidéos Guitare Clone.

De mon côté, j’ai mes enfants pour qui j’aime bien faire des petits plats, une maison à retaper pour qu’on puisse aussi bosser avec les gars, et le développement de ma boîte.
Je vais pouvoir faire comme les gars et me remettre sérieusement au sport comme avant maintenant que ma 2ème est plus grande ahah.


 




Je fais appel à vos souvenirs : parlez-nous de votre jeunesse. Quand et comment êtes-vous venus à la musique ? Avec quels artistes ou groupes cela s'est-il fait ?

Pour Eveil, c’est l’un de ses potes qui avait besoin d’un bassiste. Lui, ne savait même pas ce que c’était la basse. Il avait comme vision uniquement la contrebasse. Il est venu à la musique également par l’intermédiaire de groupes comme The Offspring, Linkin park, Nirvana, Metallica bref pas très original haha.

Pour Infini, il a commencé à écouter de la musique traditionnelle avec une cassette de chant d'indien d’Amérique. Puis il s’est mis à écouter du Linkin Park, Metallica, Lamb of God… et il s’est mis à la guitare comme premier instrument et s’est remis à la musique traditionnelle. Et là, il ne s’est plus arrêté.

Pour Vérité Absolue, il est musique (pour celles et ceux qui auront la réf).

Pour moi, cela a commencé avec Mozart… mais j’avais toujours le fonds de commerce parental avec tous les groupes connus de différentes époques, Led Zep, Pink Floyd, The Police, Springsteen, Bowie… les BO de Westerns à la maison avec Ennio Morricone, les films/séries de SF avec John Williams puis Hans Zimmer, les films d’Horreur avec John Murphy… J’avoue que les musiques d’animés des années 80 comme Jayce et les Conquérants de la lumière m’ont aussi influencé.
Et puis en 1996, j’ai découvert un paquet de sons différents : Metallica, Korn, les Fugees, Tool, Coolio, IAM, Alliance Ethnik, un vrai panel mdr.
En voyant des potes jouer en cours de musique en 5ème, j’ai su que je voulais faire ça.


message 2025 NOTHING BUT REAL rebirth is coming


Concernant les anciens membres de NOTHING BUT REAL : la bio que tu nous as fournie indique : Décembre 2022 séparation avec le batteur Eghan - Juillet 2023 départ du bassiste Victor - Mai 2024 séparation de Hanta.
Explique-nous concrètement ce qui s'est réellement passé avec chacun des ex-membres pour en arriver là ? Êtes-vous restés en bon termes ? Si oui, est-il envisagé ou envisageable de les voir revenir un jour comme invités sur un futur album ou même sur scène ?

Comme tu m’as demandé d’être 100% transparent, avant de parler de cela, il faut remettre du contexte.
Entre 2016-2017, j’accumulais des morceaux qui me semblaient ne pas coller avec le groupe que j’avais : Twisted Oaks
Le projet Twisted Oak s'est arrêté simplement et j’ai pu partager mon souhait d’un nouveau projet. Je voulais vraiment le faire de façon plus investie et pro. C’était la condition de base.
Sur les changements de Line up, tu sais ce que c’est... je préfère retenir ce qu’il y a de positif et ce que chacun a apporté. Chaque séparation a son lot de raisons. Je ne vais pas trop détailler et parler pour eux car ils auront certainement une autre perspective.
~C’est très souvent lié à la tenue des engagements VS les réalités de vie de groupe, la vie familiale, les engagements pro/persos, la réalité économique et logistique d’un projet ou encore aux écarts entre la vision que l'on en a et la réalité quand il faut concrétiser, travailler et financer… à parts égales…

Bref un ensemble de paramètres :
  • D (1er bassiste) : la priorité donnée à la famille avec l’arrivée d’un enfant, et une vision contradictoire entre la volonté de faire sérieux/pro d’une part et la nécessité de poser des fondations pour faire tourner un jeune groupe.
  • Eghan (batterie) : l’absence de soleil en région parisienne et l’envie de bouger. Pour moi, il a été le plus disponible en particulier quand on se voyait pendant le COVID à deux au studio DGD, ça c’était vraiment cool.
  • Victor (basse) : il avait besoin de se concentrer sur un projet de duo qui lui tenait à cœur avec sa sœur, en plus de son travail et d’autres projets
  • Hanta (chant) : carrée et investie sans conteste, à jongler entre vie perso/pro ; mon souhait de redonner du sens et de revenir à l’origine même du projet, sur le Lore, la cohérence du projet artistique et scénique, ont remis en question notre travail collectif. Et puis les départs de 2023 ont affecté sa confiance dans le projet ; concrètement en 2024, on a parlé avant de rentrer en studio pour l’enregistrement des voix d’un nouvel EP à venir. Et on s’est dit simplement qu’on était arrivé au bout, que c’était important pour moi de vraiment renouer avec cette petite voix intérieure présente dès le début en 2017.

Tu sais, des fois, tu sens des choses et il faut aller au bout. La nouvelle équipe m’a redonné confiance car plusieurs fois, j’ai voulu tout balancer surtout quand tu bosses à côté et que tu as des enfants.

Je reste reconnaissant du chemin parcouru ensemble. Quant à des apparitions futures en invités : rien n’est exclu si l’occasion s’y prête.


logo TWISTED OAK


pochettes des trois albums NOTHING BUT REAL


Lors de notre petit échange sur Facebook, tu m'as dit : « J’avais fait beaucoup de concessions mais je n’étais pas 100% satisfait donc je reprends le truc à la base » Peux-tu nous en dire davantage ? Quelles ont été ces concessions ?

J'ai fait des concessions en acceptant d'abandonner les masques, de limiter la mise en scène, de ne pas tous mettre la même force de travail.

Mais ça ne me ressemblait plus. Repartir de zéro avec une équipe qui croit à l’univers, c’était la meilleure chose à faire. J’ai mis du temps mais aujourd’hui, je ne joue plus la sécurité. Et puis financièrement quand tu dois faire des choix de studio pour servir une vision, tu te heurtes à des écarts de participation. Donc le projet a été très limité au départ et puis j’ai aussi fait de mauvais choix.
Il fallait retrouver cette cohérence entre musique, imagerie et storytelling.

Pour l’anecdote, quand on a recu l’album Eponyme ’Nothing but real’ sorti en 2020, on a bossé avec le Studio du Poisson Barbu (Big up à Léo, Romain et Susie). Ça a direct accroché avec Romain et pour l’album suivant, je l’avais consulté pour voir les possibilités avec lui pour m’aider à faire la réalisation.
Nous avions parlé du studio de l’Orangerie et très vite le budget était conséquent. Donc limitant pour certains et c’est normal, on n’était pas tous bien payé.
Quand tu dois sortir 7/10ke pour 7 titres, c’est chaud.

On oublie souvent ces aspects mais quand on demande des cachets aux organisateurs, ce n’est pas pour rien. C’est du travail.
Il faut aussi voir l’investissement financier de tous les groupes entre le temps d’apprentissage, les investissements matériels, la location studio de répètes, l’ingé son studio pour rec, le mix/mastering, le coût de déplacement et d’hébergement, les coûts d’abonnements à un distributeur, le coût d’adhésion aux OGC comme la Sacem, Spedidam, Adami, les coûts de production de CD/vinyles, merch,… les cours de chant, les coûts de communication, de promotion, de résidence pour préparer les live… sans parler du temps de travail seul et en groupe. C’est colossal.

Tout cela pour te dire qu’aujourd’hui, avec l’Ère 2, j’ai finalement suivi mon intuition de travailler avec le studio de l’Orangerie aussi bien humainement que techniquement pour NBR.
Cela change absolument tout car j’assume mon rôle, le line up est hyper pro et l’équipe technique autour est juste incroyable. Tout le monde a parfaitement compris la vision du concept de départ et le porte. C’est presque une évidence.


pochette NOTHING BUT REAL nothing but real 2020


Votre nouvel album intitulé « Lost in the world rebirth », sortira le 17 octobre 2025 sur ton propre label « Soundload Production ».
Pourquoi ne pas avoir continué l'aventure avec M&O Music ? Qu'est-ce qui t'a poussé à créer ton propre label, dans quel but, et pourquoi avoir choisi ce nom ?

Tout d’abord, on n’est pas parti fâché avec M&O, c’est important de le dire. Comme je l’ai dit, reprendre la maîtrise du projet pour répondre à cette petite voix intérieure, cela signifiait reprendre tout, y compris les droits.
Après si tu me poses la question, très honnêtement, faire RP c’est un vrai travail, et il ne correspondait pas à 100% de mes attentes dans la collaboration.

La création du label Soundload Production me sert justement à reprendre la maîtrise avec une structure officielle vouée à porter le projet, le financer et d’autres projets à termes.
Concrètement en tant que label associatif, pour le moment, il permet de gérer nos droits, nos sorties, et de collaborer avec des partenaires choisis. C’est nouveau pour moi mais j’apprends grâce à des gens de confiance qui sont dans la musique depuis longtemps.

Le nom évoque la “charge sonore” et la puissance à délivrer.


pochette NOTHING BUT REAL lost in the world - rebirth edition, deluxe edition 2025 pochette NOTHING BUT REAL lost in the world 2022


« Lost in the world rebirth » est en réalité une réédition de l'album « Lost in the world » dans une version améliorée, revisitée et plus actuelle, avec un ordre des titres partiellement modifié. Pourquoi ne pas l'avoir enrichi de véritables nouveaux titres ?

Alors oui et non. On peut parler de réédition comme tu le dis mais personnellement, c’est la concrétisation d’une vision.
La version de 2022 ne correspondait pas à ce que j’avais en tête pour cet album.
On a fait avec un budget et j’ai fait des concessions pour que cela plaise aux autres membres.
Donc c’est bien plus qu’une réédition car cela a pris près d’un an à tout reprendre.
Oui pas de nouveaux titres mais un fil conducteur plus clair dans la narration.

J’ai voulu garder ce qui arrive par la suite. Autant investir sur l’avenir, tourner une page et permettre aussi au nouveau line up d’être complètement lui pour la suite.


message 2025 NOTHING BUT REAL new era


Nouvelle ère, nouveau départ pour NOTHING BUT REAL : désormais, vous portez des masques. Explique-nous pourquoi ? Quel est l'intérêt, l'effet recherché ? Parle-nous du design, de la conception et de la signification de ces masques ?

Les masques font partie du projet depuis le tout début dans ma tête mais ont été vite abandonnés.
Ce sont les masques et le concept du point d’interrogation comme balafre sur le visage qui m’ont inspiré l’avatar de Sakar. C’est une manière de rappeler que NBR n’est pas seulement un groupe, c’est une mythologie visuelle.

L’intérêt est de réaliser un rêve de gosse et de créer un univers autour de la dualité, noir/blanc, lumière/obscurité… le fait d’être masqué permet d’aller au bout de la création du Lore avec Sakar, les Sentinelles, l’Oracle et les vilains qui influencent les créatures humaines. Et l’idée est de proposer une mise en scène visuelle avec de l’interaction pour le public. J’ai une idée ambitieuse dessus qui serait vraiment cool selon les scènes et qui dépendra évidemment des moyens techniques des organisateurs.

L’Oracle porte un masque noir et blanc qui est marqué par de profondes cicatrices. C’est un symbole de sa dualité, sa complexité.
Il a aussi un marquage au fer sur le front avec le symbole de Sakar, le logo du groupe.

Pour les sentinelles, il faut parler de leur invocation par Sakar. Comme elles sont joueuses, elles ont choisi, pour le moment, la tête de Reaper dans Overwatch pour certains connaisseurs/gamers.


photo 3 NOTHING BUT REAL 2025


Vous avez réalisé un clip vidéo « Doom » afin de promouvoir le nouveau NOTHING BUT REAL. Peux-tu nous parler de la conception, des contraintes et des difficultés rencontrées ? Mais également du choix du titre et des investissements personnels comme financiers qu'il a demandés ?

Ce serait intéressant d’en parler aussi avec le réalisateur, Mathias Auster 😊
Et bien, c’était un véritable défi avec peu de moyens et beaucoup d’ambitions. Olivia incarne la première Créature humaine visible, miroir des influences des Vilains. Le chanteur est très ambigu car il est manipulé sans le savoir pour le moment. Oui on se laisse le champ des possibles pour la suite.

Financièrement, c’est beaucoup de ressources personnelles et du temps bénévole d’une équipe de passionnés.

Donc il a fallu commencer par trouver le single et ensuite une idée, puis trouver la bonne personne pour servir l’univers et apporter sa touche.
Je pense qu’on a réussi le pari.
Le titre « Doom » a été choisi car il évoque à la fois la fatalité et le coup qui s’abat.
« Doom » était assez évident et faisait l’unanimité, même si d’autres titres ont un vrai potentiel cinématographique.
Si nous avions les moyens, crois-moi que plusieurs autres titres seraient clippés pour raconter la suite.

Ensuite, les idées, j’en avais plein mais je trouve toujours intéressant de collaborer avec d’autres créa. Notre chargée de prod nous a parlé de Mathias aka L’innombrable.

On s’est très vite bien entendu et à dire vrai, il y a eu tellement de versions de script que sur la dernière semaine, on échangeait tous les jours. Mathias a été magistral. Il a fallu trouver des acteurs car au départ, je voulais faire incarner un vilain ce qui sera pour plus tard.
Finalement après l’idée, Mathias a fait du repérage de lieux, trouvé le cast avec Olivia qui a été monstrueuse sur le clip. Mathias a été rejoint et assisté par Bertille, et Aymeric, petite pensée pour lui d’ailleurs, a été royal avec son lieu rempli de trésors et sa gentillesse. D’ailleurs, allez voir ecodebarras77 sur Insta.
On a aussi reçu l’aide de Léa, Gab également pour installer le matos, porter la baignoire en fonte dans une grange, … Vous verrez les photos du tournage et le making of.

Donc les contraintes : la gestion du temps par rapport aux idées de départ, gérer la lumière en extérieur, éviter les faux raccords, tout ce qu’un réal fait avec son équipe, gérer la météo, faire les plans voiture, gérer le plan pelle (private joke pour l’équipe), la logistique avec les personnes non véhiculées et sans permis… ensuite, c’était le dérush. Bref ce serait long. Le taff est monstrueux quand tu veux faire un clip avec une ambiance cinéma.


logo video doom NOTHING BUT REAL 2025    


      


Si tu devais résumer le nouveau NOTHING BUT REAL en quelques mots, lesquels choisirais-tu ?

Cinéma
Dualité
Energie.


portrait Sakar 2022


Qu’est-ce qui est le plus important pour toi, avoir une chronique bonne ou mauvaise, une interview ou un report live ? Et pourquoi ?

Tout est utile, mais un live report, c’est unique et il capture l’expérience totale et un échange d’énergie. C’est la meilleure vitrine pour montrer que NBR est un projet pensé pour la scène depuis son origine.


paysage avec Sakar sur trône NOTHING BUT REAL 2025


Que penses-tu de l’IA, sur le plan personnel et professionnel ?

Outil ou menace selon l’usage.
Personnellement, j’y vois encore une fois de la dualité car c’est une opportunité pour tester, expérimenter, gagner du temps en tout cas sur quelques tâches chronophages dans un autre contexte.
Mais rien ne remplacera l’authenticité humaine dans la création et l’émotion. En tout cas pour la musique, je ne valide pas car cela emprunte les catalogues d’artistes sans leur consentement.


photo 4 NOTHING BUT REAL 2025


On vous laisse le mot de la fin : dites ce que vous souhaitez,… faites-vous plaisir !

Merci à tous ceux qui écouteront ce retour et qui contamineront d’autres Créatures humaines. Rien n’est plus fort que ce lien entre créateurs et auditeurs.
Pour nous, chaque sortie est une nouvelle pierre posée, chaque concert (qu’on cherche en ce moment) est une cérémonie, et plus nous aurons la chance d’avoir du monde, plus nous pourrons proposer ce que l’univers réserve pour embarquer, faire rêver, vibrer, pleurer, questionner...
Rebirth is coming. Era 2 begins.



Maintenant, on va casser les codes, on inverse les rôles, et c’est à vous de nous poser une ou deux questions, auxquelles nous répondrons à la suite.



Questions de NOTHING BUT REAL à ODYMETAL

logo ODYMETAL

photo ODYM - photo ODYMETAL


Question de Tom : Ok alors quels sont les critères qui rendent un groupe “incontournable” aujourd’hui pour un média comme le vôtre ?

Monkeymetal : Question compliquée : il n’y a pas forcément de critères précis. Tous les groupes méritent de devenir incontournables. Après, c’est une question de goûts et de couleurs, et dans tous les cas, il y aura toujours des personnes qui aimeront et d’autres pas.




Question de Tom : Dans un monde saturé de sorties à l’ère où un non musicien (ou une IA) peut créer, qu’attendez-vous d’un projet qui se présente à vous ?

Monkeymetal : C’est vrai qu’au niveau des sorties, c’est énorme, du coup, il est impossible de tout traiter, même si je prends le temps de jeter une oreille sur tout ce que l’on reçoit par respect. Ce que l’on attend, c’est de sentir une accroche : une mélodie, un riff, ou même une voix… Quelque chose qui fait : « tiens, ça c’est pas mal ! ».


Sakar sur trône avec symbole et logo NOTHING BUT REAL 2024



NOTHING BUT REAL




pochette NOTHING BUT REAL nothing but real 2020
NOTHING BUT REAL
« Nothing But Real »
Cd promo 7 titres (33’04’’)
Rock Alternatif à plusieurs facettes– France – disponible, sorti le 10.07.2020
M & O MUSIC / M & O OFFICE
Chronique le 12.01.2021


pochette NOTHING BUT REAL lost in the world 2022
NOTHING BUT REAL
« Lost In The World »
Cd promo 12 titres (34’03’’)
Rock Alternatif – France – disponible, sorti le 25.03.2022
M & O MUSIC / M & O OFFICE
Chronique le 13.04.2022


pochette NOTHING BUT REAL lost in the world - rebirth edition, deluxe edition 2025
NOTHING BUT REAL
« Lost In The World - Rebirth Edition »
12 titres (34’50’’)
Deluxe Edition
Metal – France – disponible, sorti le 17.10.2025
SOUNDLOAD PRODUCTION
Chronique le 03.11.2025



23 octobre 2025

Interview HEADCHARGER – 02.10.2025


Interview de HEADCHARGER
par MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL

Réponses du 02.10.2025 de Romain Neveu (basse),
de David “Babz” Rocha (guitare) et de Sébastien Pierre (chant).

Photos 1 à 6 fournies par HEADCHARGER
Photos 7 à 9 par Cerbadd / ODYMETAL prises le 30 avril 2010 à Belleville / Verdun, salle MJC du Verdunois
Mise en page par Eagle / ODYMETAL


logo HEADCHARGER


Question assez classique : quelles sont vos autres activités personnelles et professionnelles en dehors de HEADCHARGER pour chacun des membres ?

Romain : Salut ! Alors, dans le groupe nous sommes tous intermittents du spectacle. Pour ma part, je boucle mon statut en partie grâce à la musique, avec Headcharger, mais je fais aussi de la technique (roading, machinerie en théâtre, technicien plateau…), ce qui me permet de compléter mon intermittence ! Seb et Babz font aussi comme moi ! Dav et Antoine, nos 2 nouveaux si on peut dire, car ils ont intégré depuis un bon moment le groupe, sont quant à eux, intermittents du spectacle, uniquement grâce à la musique. Ils ont chacun une ou plusieurs autres formations avec lesquelles ils tournent régulièrement !

C’est une chance que d’avoir ce statut particulier en France. Sans cela, pas sûr que l’on aurait pu rester aussi longtemps actif avec Headcharger.


photo 1 HEADCHARGER 2025


Je fais appel à vos souvenirs : parlez-nous de votre jeunesse. Quand et comment êtes-vous venus à la musique ? Avec quels artistes ou groupes cela s'est-il fait ?

Romain : J’ai commencé la musique en fin de collège (en 3ème). Avec Seb et 2 autres potes, on était quasi les seuls « rockeurs » du bahut, on se connaissait depuis déjà un moment, et on s’est dit que ce serait cool de monter un groupe ! Il y avait déjà un batteur (Guillaume, le jeune frère de Babz, qui a continué avec Headcharger jusqu’en 2010 et qui a enregistré nos 3 premiers albums) et un guitariste… Seb s’est mis au chant, et moi à la basse. Perso, c’est en entendant Flea des Red Hot Chili Peppers que je me suis dit que la basse, ça avait l’air cool (au départ, j’aurai préféré la guitare, mais la place était déjà prise, ahahah !). Et voilà, c’est globalement les débuts de Headcharger.

David ( babz) : J’ai commencé à écouter de la musique et du rock en particulier assez jeune, sous l’influence de mes tantes et oncles. La guitare est venue plus tardivement à l’adolescence. Il a fallu convaincre mes parents qui n’étaient pas des grands consommateurs de musique. À l’époque, j’étais à fond dans AC/DC, Guns N’ Roses, les groupes « grunge » du début des années 90.

Seb : Comme Rom le disait, on a commencé ensemble. A vrai dire, on a appris la musique en la jouant en groupe. Je me souviens que pour nos 1ers lives, nos parents nous emmenaient en voiture et venaient nous rechercher après les concerts.


photo 2 HEADCHARGER 2025


Peux-tu nous parler de l’évolution de ton matériel depuis l'âge où tu as commencé à apprendre jusqu’ à aujourd’hui ? Et joues- tu d’autres instruments ?

Romain : Comme n’importe quel « jeune » qui commence, j’ai acheté ma première basse (de la marque Vintage… ça n’existe plus, il me semble) et mon premier ampli, avec les quelques thunes que j’avais pour les anniversaires ou Noël ! Donc, je te laisse imaginer que ce n’était pas de la grande qualité ! Mais ça suffisait largement pour ce que je savais faire à l’époque ! Avec les copains, on a joué avec ces instruments bas de gamme, mais ça nous a permis de faire nos marques, d’apprendre à jouer, et à s’améliorer… ça ne servait à rien d’avoir du matos hyper cher, vu que l’on débutait et que l’on voulait juste s’amuser entre potes ! Ensuite, petit à petit, on a investi dans du meilleur matos, grâce à des petits boulots à droite et à gauche… Et l’envie de faire de meilleurs concerts, avec un meilleur son, nous a poussés dans cette voie !

Sinon, hormis la basse, je fais aussi un peu de guitare… Histoire de composer des titres, mais je suis surtout un riffeur, je ne fais pas trop dans la dentelle quand j’ai une guitare entre les mains !!!

Seb : Je joue un peu de guitare aussi. J'ai pris pas mal de cours de chant et continue même aujourd'hui. L'alternance des voix claires et saturées réclame pas mal de technique et de maîtrise, donc je continue d'apprendre.


pochette album DOGGYSTYLE et pochettes albums HEADCHARGER


Huit albums sous le nom de HEADCHARGER et un album sous le nom de DOGGYSTYLE. La question est simple : quel est le titre que tu préfères de chaque album, et pourquoi ?

Romain : Et ouais, déjà !!! Ça en fait un paquet d’années à composer des morceaux…
Alors, pas évident ce choix… Chaque titre a globalement son histoire, mais je vais essayer quand même.
  • « Moments of awakening » (sous le nom Doggystyle)
    • Friends and Family
  • « Headcharger » (Headcharger, 2005)
    • Daily Struggle
  • « Watch The Sun » (Headcharger, 2007)
    • Do you think of me
  • « The End Starts Here » (Headcharger, 2010)
    • Intoxicated
  • « Slow Motion Disease » (Headcharger, 2012)
    • Using people as one of the fine arts
  • « Black Diamond Snake » (Headcharger, 2014)
    • The Diver
  • « Hexagram » (Headcharger, 2017)
    • Gutsy Move
  • « Rise From The Ashes » (Headcharger, 2021)
    • Magical Ride
  • « Sway » (Headcharger, 2024)
    • This Can’t Be Mine

Seb : Franchement, je suis complètement incapable de répondre à cette question. Pour moi, c'est une évolution globale et j'ai toujours beaucoup de mal à te dire que tel titre est sur tel album. D'ailleurs, je me plante 2 fois sur trois hahaha.


      


      


      


      


Pouvez-vous nous faire l'autocritique de « Sway » ?

Romain : Ouh la… Difficile comme question ! Même si on a toujours des trucs que l’on n’aurait pas fait de la sorte avec le recul !

Alors, déjà, on aurait bien voulu pouvoir jouer les morceaux beaucoup plus en répétition ! On a beaucoup bossé sur ordinateur pour la composition (car avec 5 emplois du temps assez différents, ça permet d’avancer sur les titres de chez soi !), et on a un peu joué les titres live dans notre local ! Mais pas assez je trouve ! Il y aurait certainement eu une autre émulation dans la composition ! Genre une idée qui arrive du tac au tac, comme ça, car on joue fort ! Ça a du bon cette méthode aussi !

Sinon… Je ne vois pas vraiment d’autres choses (en tout cas pour le moment !). On est vraiment fier de cet album !

Seb : Cet album me plaît vraiment beaucoup. J'adore vraiment bosser avec Dave sur les voix et je pense qu'on peut encore aller plus loin dans ce travail mais pas que. Il me manque encore ce côté un peu plus tranché dans nos choix artistiques.


pochette HEADCHARGER sway 2024


Vous avez réalisé deux clips très différents « Wake Up and Run » dans un style d’animation et de « The Sand and The Sky » où l'on retrouve le groupe en action. Pouvez-vous nous parler de la conception, des contraintes et des difficultés rencontrées ? Mais également du choix des titres et des investissements personnels comme financiers qu'ils ont demandés ?

Romain : On est vraiment hyper content de ces 2 clips ! On voulait vraiment mettre en avant 2 univers bien distincts. Le premier (Wake up and run) est très proche de l’artwork de la pochette, et on ne voulait pas du tout intervenir dedans ! Notre maison de disques (Le label At(h)ome) nous a mis en contact avec des potes à eux (Brewster Studio) car ils pensaient, à At(h)ome, que ça allait très bien coller à notre idée. Ce clip a été réalisé grâce à l’IA. Pour le 2ème (The Sand and the sky), nous avons encore une fois fait appel à leurs services. Pour celui-ci, on voulait intervenir dedans… Mais il fallait absolument un lieu cool pour faire ça ! On a pas mal galéré… Jusqu’au moment où Seb a vu une photo d’un spot pas loin de chez nous (cette fameuse carrière de sable qui fait le fond de la vidéo !). Il a contacté le proprio qui a dit oui tout de suite (il connaissait bien le groupe, pour être venu plusieurs fois à nos concerts). Là, on était sûr que ça allait avoir de la gueule… On voulait un lieu majestueux, et bien on l’avait trouvé !!! A partir de là, Brewster [ndlr : le studio annonce la fermeture de ses portes le 16 octobre 2025 sur son compte facebook et son site] a sorti la grosse artillerie de caméra, et on a contacté un pote qui pilote des drones, et bam, ça a fait ce pur clip !

Pour les finances, c’est la maison de disques qui a tout financé. Nous n’avons pas eu besoin de mettre la main à la poche ! Etant en contrat d’artiste avec le label, ils ont prévu un budget pour toute la promo du groupe, et les clips en font partie.

On a évidemment choisi quels titres nous voulions mettre en avant, mais bien sûr, nous en avions discuté avec At(h)ome. Comme on est sur la même longueur d’onde, ils étaient complétement d’accord avec nous sur le choix de Wake up and run et The sand and the sky. 2 titres qui montrent différentes facettes de l’album SWAY !


      


Sur le dernier album, on peut entendre des growls interprétés par Sébastien Pierre. Pourquoi en avoir intégré ? Peux-tu nous l’expliquer ?

Romain : Et oui, c’est le vrai retour des growls chez Headcharger. Seb en avait déjà remis un peu dans l’album précédent « Rise From The Ashes », et pour « Sway » on s’est dit (grâce aussi à Dav et Antoine, c’est même d’ailleurs eux qui ont lancé l’idée) que ce serait cool de re durcir le ton, et revenir un peu à nos débuts, et à nos racines « hardcore » ! Ce 8ème album est un peu comme une sorte de synthèse de nos 20 années d’existence : on y retrouve notre côté « hardcore », notre côté stoner / rock, mais aussi nos influences années 90 (le grunge en particulier).

Et comme Seb growle hyper bien, ça aurait été dommage de ne pas profiter de cette opportunité de mettre de la variété dans le chant !!!

Seb : Depuis « Rise From The Ashes » j'ai retrouvé le goût au chant saturé. Pour moi, le growl appartient plus à la famille du Death et je trouve en être bien loin. L'idée de mon chant saturé est plus de « crier » les choses et de les scander. Toujours est-il que j'y ai retrouvé goût depuis 2 albums et j'ai encore envie de l'approfondir.


pochette HEADCHARGER rise from the ashes 2021


Peux-tu nous expliquer comment se fait la sélection des titres que vous allez jouer en concert ? Est-il possible que certains titres changent entre deux dates et si oui, pourquoi ?

Romain : Globalement, le choix des titres pour le live se fait assez facilement ! On va évidemment favoriser l’album qui vient de sortir (généralement une petite moitié de la setlist), et ensuite, on tape dans les titres qui ont été le plus « travaillés » à l’époque des autres sorties d’albums (on va dire que ce sont les morceaux les plus « connus »).

C’est à peu près ça… Après, il y a des morceaux que l’on ne peut plus jouer… Plus l’envie tout simplement car trop joué en live (comme all night long, intoxicated…). Mais on ne sait jamais, ça peut revenir un jour ! ahahah.

En gros, il faut que l’on se fasse plaisir sur scène, donc c’est ce qui va définir nos choix : que ce soit un nouveau titre ou un ancien, on doit tous être contents de le jouer !!!

David ( Babz) : oui, on essaie de penser une set List « dynamique », avec des variations d’ambiances et d’intensités qui puissent être appréciées dans la globalité. Nous privilégions un peu les morceaux de nos deux derniers albums auxquels ont participé Antoine (batterie) et David (l’autre guitariste). Ils s’identifient forcément plus à ces morceaux.






Quelles sont vos conditions et nécessités lorsque vous venez jouer ?

Romain : Un cachet de groupe suffisant (qui nous permet de faire 6 cachets d’intermittence ensuite - 5 musiciens et 1 ingé son), un lieu adapté en son et lumière… C’est vraiment primordial cette condition car si on veut faire un bon concert, il faut du bon son et de la bonne lumière ! Et de la bonne humeur !!!

Seb : On dit souvent que nous allons là où les conditions sont bonnes pour nous donc pour le public aussi…


photo 3 HEADCHARGER 2025


Auriez-vous des anecdotes, positives ou négatives, à nous raconter qui vous ont marqués ?

Romain : Sincèrement, trop de trucs (pas des histoires de malades non plus) pour en prendre que quelques-unes ! Il me faudrait des heures et des heures pour tout raconter, et des pages et des pages sur words ! eheheh !!! Faudra se voir en direct et on t’en balancera certaines !!!


photo 4 HEADCHARGER 2025


A ce jour, es-tu en bon termes avec tous les musiciens qui ont quitté DOGGYSTYLE et HEADCHARGER ? Est-il envisagé ou envisageable de les voir, à l'avenir, comme invités sur un futur album ou même sur scène ?

Romain : Oh oui, il n’y a jamais eu de soucis… Lorsqu’un membre a dû partir, c’était pour des raisons autres que le groupe ou la musique ! Ça l’a souvent été pour du travail, ou à la fatigue liée à la tournée… Se taper 2500 kms dans un week- end, je peux te dire qu’il faut être assez résistant pour continuer comme ça ! Ça fatigue, ça use… Mais c’est pour ça que l’on fait encore ça, on garde la passion et la foi ! Alors, on a évidemment compris leur choix !

On se voit toujours très souvent avec la plupart des gars ! Et Guillaume, le batteur fondateur du groupe, nous aide toujours sur tous les albums depuis son départ : il nous aide sur les paroles, en les corrigeant (il est devenu prof d’anglais depuis son départ du groupe), et en nous conseillant sur le bon vocabulaire ! Et on lui fait toujours écouter les nouveaux titres pour savoir ce qu’il en pense ! Il a sa fonction dans le tri des titres pour un album !

Après, rejouer ou revenir sur scène… Ce sont seulement eux qui pourraient te répondre ! En tout cas, on reste une famille dans Headcharger, c’est un peu la base de notre solidité et de notre longévité !


photo 5 HEADCHARGER 2025


Qu’est-ce qui est le plus important pour toi, c’est d’avoir une chronique bonne ou mauvaise, une interview ou un report live et pourquoi ?

Romain : Peu importe, bon ou mauvais, c’est pareil, ça fera parler du groupe… Et dans ce monde hyper axé sur les réseaux sociaux, ça véhicule le nom ! De toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde (ça, on le sait depuis toutes ces années d’existence !!!), et tant mieux, il en faut pour tous les goûts, et ce n’est pas une critique qui va nous arrêter ! On est trop vieux pour ça ! ahahah.

Et puis, il faut aussi ne pas oublier qu’il y quelqu’un qui a pris du temps pour rédiger ce genre de support promo (dans le bon ou le mauvais, peu importe), et c’est déjà bien, ça veut dire que l’on intéresse encore du monde !




Que penses- tu de l’IA, sur le plan personnel et professionnel ?

Romain : C’est marrant que tu poses cette question car ce weekend end, dans le van, nous en avons parlé ! Bon déjà, on ne peut pas trop la ramener car notre premier clip de SWAY a été entièrement réalisé par l’IA, dire que c’est de la merde, ce serait un peu cracher dans la soupe ! eheh !!!

Après, ça peut être un outil intéressant pour gagner un peu de temps sur certains trucs… Mais il faudra savoir s’arrêter avant que tout ne soit fait par ça ! Il faut que nos petits cerveaux travaillent encore un peu !

Attention à ce qu’elle ne prenne pas le pouvoir comme dans Terminator, ahahahahah !

Donc, là, je suis mitigé… Utile jusqu’à un certain point, mais restons vigilant pour que l’humain soit toujours majoritaire dans la réflexion et la création !!!

Perso, je n’y ai pas encore touché (ou alors, je ne m’en suis pas rendu compte… Excusez-moi, j’ai 47 piges, pas évident de s’adapter, eheh !) ! Mais ça viendra très certainement !


photo 6 HEADCHARGER 2025


On vous laisse le mot de la fin : dites ce que vous souhaitez… faites-vous plaisir !

Romain : Un grand merci à toi d’avoir pris le temps de nous poser ces superbes questions !

Pas grand-chose à dire à part, continuez de venir au concert, n’oubliez pas qu’il y a des groupes moins connus que les grands qui font les stades… Mais qui sont tout aussi bons (voire meilleurs parfois) et qui méritent d’être soutenus !

Longue vie aux webzines, gardez la foi et MERCI pour tout le soutien !!!

A bientôt sur la route !

J'en profite au passage pour remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent, nous font confiance et portent un intérêt à ce que nous faisons. Un grand merci du fond du cœur.



Maintenant, on va casser les codes, on inverse les rôles, et c’est à vous de nous poser deux ou trois questions, auxquelles nous répondrons à la suite ?


Questions de HEADCHARGER à ODYMETAL

logo ODYMETAL

photo ODYM - photo ODYMETAL


Question de Romain : Quels sont les groupes que tu kiffes en ce moment ?

Monkeymetal : En ce moment, ce que je kiffe en international, ça va être :
  • DEICIDE “ Banished by sin”
  • POWERWOLF “ Wake up the wicked”
  • BURNING WITCHES “ Inquisition”
  • FIGHT THE FIGHT “ Deliverance”
  • CRY HAVOC “ Pitch-black blues”
  • BARBARIAN PROPHECIES “ Horizon”

Pour les groupes français, c'est :


pochette DEICIDE banished by sin 2024 pochette POWERWOLF wake up the wicked 2024 pochette BURNING WITCHES inquisition 2025


pochette FIGHT THE FIGHT deliverance 2020 pochette CRY HAVOC pitch-black blues 1999 pochette BARBARIAN PROPHECIES horizon 2021


pochette KAMIZOL-K diary 2025 pochette RED GORDON nothing less than everything 2024


pochettes des huit albums HEADCHARGER


pochette FATAL apocalypsis 2025 pochette DAWN HARBOR our graves, single 2025


Question de Romain : Comment es-tu arrivé dans le monde des magazines / webzines ?

MarieOdym : Plongés dans le Hard Rock et Heavy Metal depuis les années 70 (pour les parents) avec les enfants bercés dans cette musique, c’est en famille et grâce à Iron Maiden avec « Virtual XI » puis Iced Earth avec « Something Wicked This Way Comes » que nous avons eu envie de plonger autrement, que par la simple écoute, dans le monde du Métal. Nous achetions déjà beaucoup de Cds et étions abonnés à plusieurs magazines. Nous allions aussi à la Convention Underground Investigation où nous avons fait d’intéressantes rencontres, Patricia / Savage Union (Edguy), Postman (Holy Wood Graffiti), Alain Ricard (Brennus) et de nombreux groupes. Dans un premier temps, notre volonté était de favoriser les groupes français en achetant leurs démos et d’établir un contact. La primeur en est revenue à Hertz & Silence avec leur batteur Richard Gamba. Puis ce fût Dyslesia avec leur manager de l’époque, Roger Wessier (Where the promo is) qui est devenu non seulement un soutien exceptionnel mais aussi un ami. Cela nous a permis de faire de nombreux concerts et d’avoir les bons contacts tout en gardant notre autonomie. Le 1er fanzine est sorti en décembre 2001. Anecdote : nous avons choisi le nom ODYMETAL en rapport à notre petit cavalier king charles « Odym » qui venait à sa gamelle quand il entendait Iron Maiden ou Iced Earth.

Précision importante, Berp, ami de Postman a réalisé nos belles couvertures à partir du n° 5 de mars 2003 jusqu’au n° 32 sorti en mai 2012.


pochette IRON MAIDEN virtual xi 1998 pochette ICED EARTH something wicked this way comes 1998


photo deux ODYM - photo ODYMETAL


        


Question de Romain : Tu es plutôt un concert en petites salles avec des groupes pas ou peu connus, ou plutôt un concert d’un « grand » groupe connu ?

Monkeymetal : Perso, je préfère les concerts dans des petites salles, jusqu'à environ 1200 personnes, peu importe la notoriété du groupe. L'ambiance y est plus conviviale et sympathique. Et surtout, tu as souvent la chance de croiser les musiciens après le concert : échanger quelques mots (même en anglais), repartir avec des signatures, quelques photos, créer des liens … bref, de quoi garder de vrais et de véritables souvenirs gravés, chose qu'un gros concert ne peut t’apporter.


photo 7 HEADCHARGER mjc du verdunois le 30 avril 2010 - photo ODYMETAL


photo 8 HEADCHARGER mjc du verdunois le 30 avril 2010 - photo ODYMETAL


Question de Seb : Pourquoi ne plus faire d'interviews en échangeant en direct avec les artistes (par tel ou visio...) ?

Monkeymetal : Effectivement, à l'époque où nous étions un fanzine papier, mes parents réalisaient des interviews en face à face ou par téléphone. Puis après quelques années de services et en raison des aléas de la vie, nous n’avions plus assez de temps à consacrer au fanzine. Nous avons donc arrêté et laissé la musique un peu de côté.

Finalement, nous avons repris du service en 2020, mais en version web avec uniquement des chroniques. À force de sollicitations, nous avons décidé de nous remettre tout doucement dans les interviews, mais uniquement par mail, plus facile pour nous afin de relancer la machine, de créer et/ou reprendre contact avec les artistes.

Certains artistes ont préféré les faire par mail, par manque de temps ou parce qu’'ils n'étaient pas forcement à l'aise en visio.

L'avantage du mail, c’est que les artistes ont le temps de répondre tranquillement et à tête reposée. Mais c'est vrai que c'est moins convivial. Par la suite, nous continuerons à en faire par mail, mais nous réaliserons également quelques interviews en visio, uniquement selon la convenance des artistes et la nôtre.


photo 9 HEADCHARGER mjc du verdunois le 30 avril 2010 - photo ODYMETAL


Question de Seb : A quoi aimerais-tu que ton Webzine ressemble ?

Monkeymetal : Au fur et à mesure, il y aura une évolution et des modifications qui seront apportées par EAGLE. Cependant, nous voulons rester dans un style assez classique et simple. Comme certains le disent, c'est clair, net et précis mais « old school », ce qui nous convient parfaitement. On peut aussi constater que notre visibilité augmente avec le temps. L'essentiel, c'est que nous continuions à parler de l'univers Métal, à garder notre passion, notre indépendance et à rester un webzine (blog) familial.



HEADCHARGER




pochette HEADCHARGER the end starts here 2010
HEADCHARGER
« The End Starts Here »
Cd 14 titres (54’48’’)
Stoner / Métal / Hard’n Roll – France – sortie le 25.01.2010
XIII BIS RECORDS
Chronique le 18.02.2010


pochette HEADCHARGER rise from the ashes 2021
HEADCHARGER
« Rise From The Ashes »
10 titres (43’24’’)
Hard Rock Stoner – France – disponible, sorti le 10.09.2021
AT(H)OME
Chronique le 18.12.2021