9 août 2026

TELPERION « Chapter I : Astral Exodus »

TELPERION
« Chapter I : Astral Exodus »
Digipack. Cd 9 titres (41’05’’)
Livret 12 pages avec paroles et illustrations.
Folk Metal – France – disponible, sorti le 12.06.2026
INDEPENDANT / WHERE THE PROMO IS
pochette TELPERION chapter i : astral exodus 2026 photo TELPERION 2026
Formé en 2013 à Clermont-Ferrand et après un premier album en décembre 2015 « Ahead Of Time », TELPERION, (avec tout logiquement un arbre en emblème), revient en 2026 et propose « Chapter I : Astral Exodus » autour de quatre musiciens pour cet album, Morgan Rappe à la guitare (le seul restant du premier line-up), Corentin Silva Pereira aux chants, Guillaume Dal Molin à la basse et Rémi Chambon à la guitare.

La majorité de la musique du groupe est dans la lignée Folk, dont on sent le groupe motivé pour cette approche, parfaitement maîtrisée, qui est déclinée en plusieurs registres pour un intérêt accru.
Ambiance Métal Folk qui monte en puissance pour « Brotherhood » avec refrain crié avec énergie, avec flûte en arrière. Excellente section rythmique et ligne de guitare mélodique. Solo excellent. Un titre bien mené !

« Through The Dark Portal » est le titre le plus folk avec une flûte alerte et bien présente, un bon rendu voix et chœurs sur refrain mais aussi le plus sophistiqué avec son passage pesant et voix caverneuse.

Folk Métal plus agressif et épique sur « The Battle Of Ilyu » avec voix dans différentes tonalités. Solo excellent sur le final. Un titre prenant !
« Ermund’s Triumph » est un Heavy Folk aux belles guitares musicales, à voix claire aux passages puissants, voix qui s’obscurcit par la suite avec l’apparition d’un chant caverneux sur rythme soutenu avant le retour de la bonne dynamique du début. Excellent !

On terminera par « From Desolation To New Unknowns », Folk d’entrée puis chant calme et apaisant sur musique douce. La voix se renforce sérieusement de belle manière sur le refrain. Une lourdeur s’ajoute sur le 2ème couplet suivi d’un autre superbe solo avant refrain doublé et appuyé. Excellent long final musical avec chœurs majestueux et solo dans la même mélodie.

Mais TELPERION sait aussi aborder d’autres aspects musicaux avec les mêmes bonnes dispositions de composition et d’interprétation.
Longue intro aux claviers aériens et mélancoliques sur le premier titre « As The Sun Rises », avant guitare et chant dans la même mélodie et démarrage riffs Heavy et voix claire douceâtre. Alternance de rythmes. Bonne musicalité d’ensemble avec poussées vocales mélodiques et plus puissantes.
Pour « Xerov The Necromancer », dès la longue intro ambiance sombre, on peut s’en douter rien que par le titre et la voix, qui ne manque pas de puissance, et les chœurs renforcent cette noirceur. Une musique élaborée avec pointes sympho. Intéressant !

« Light Of A Dying Portal » est une ballade, jusqu’au solo clair et mélancolique. A 2’35, la voix se renforce, l’ambiance s’étoffe et un autre très beau solo illuminera l’espace.
Growls speed sur batterie et grosse basse, puis voix claire forte, ample et mélodique pour « Ermund’s Plea ». Passage lent avec piano pour une déclamation monastique, puis la voix claire, planante se pose toujours sur le piano accompagné de nappes de claviers. Un superbe solo spatial explose et la voix s’emporte, s’envole... Du bel ouvrage !

La diversité musicale et vocale et la qualité d’interprétation des quatre musiciens donnent un album plaisant qui intéressera un large public. Ce premier chapitre autour d’une épopée évoluant dans un monde d’Heroic Fantasy, imaginée par TELPERION, aura une suite, et c’est une bonne nouvelle ! « Chapter I : Astral Exodus » est un album que vous aurez plaisir à écouter.
Cerbadd / ODYMETAL / le 09.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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The musical and vocal diversity, combined with the high-quality performances of the four musicians, make for an enjoyable album that will appeal to a wide audience. This first chapter of an epic set in a heroic fantasy world, created by TELPERION, will have a sequel, and that’s great news! « Chapter I : Astral Exodus » is an album you'll enjoy listening to.
Cerbadd / ODYMETAL / 09th August 2026.


photo du digipack TELPERION chapter i : astral exodus 2026 - photo ODYMETAL







8 août 2026

DEADWOOD « Rituals Of A Dying Light »

DEADWOOD
« Rituals Of A Dying Light »
EP 5 titres (18’05’’)
Deathcore – Québec – disponible, sorti le 09.01.2026
INNERSTRENGTH RECORDS / CLAWHAMMER PR
pochette DEADWOOD rituals of a dying light, EP 2026 photo DEADWOOD 2026
Direction le Québec pour découvrir DEADWOOD. Né courant 2020 à Montréal, le quatuor compte notamment à son actif trois EPs. Après « Inhuman » fin 2022, suivi quelque mois plus tard par « Nemesis », les québécois reviennent début 2026 avec « Rituals Of A Dying Light ».

La biographie expose clairement ce qui vous attend : « Puisant dans la férocité de MESHUGGAH, la brutalité de WHITECHAPEL et le groove de PANTERA, DEADWOOD délivre des riffs écrasants et des atmosphères obsédantes imprégnées d’une véritable histoire sombre ».

Lors de l’écoute, un élément mérite d’être souligné : les guitares font preuve de dextérité et l’usage de cette habilité se fait avec parcimonie. Celà attenue un peu la brutalité lors du démarrage et en plein cœur de « Tales Of Massacre ». Le dérangé « Heretic » s’achève par un solo. Avec « Thirst for Blood », on retiendra les envolées mélodiques soutenues par des déluges de notes. Les deux derniers morceaux contiennent la colère. Le premier est le massif « Whispers Of Death », davantage élaborée à tous les niveaux et mettant en évidence un apport atmosphérique. Concernant « Echoes Of The Fallen », principalement instrumental et en apparence lancinant, la lumière y aura une petite place et la guitare laisse éclater sa maitrise, avant que l’ensemble ne s’endorme paisiblement.

Ce troisième EP de DEADWOOD s’adresse aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur. Certains aspects indiquent clairement que le groupe peut élargir son champ d’action.
Eagle / ODYMETAL / le 08.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This third EP of DEADWOOD is for fans of the genre who will appreciate it at its true value. Some aspects clearly indicate that the group can widen its scope of action.
Eagle / ODYMETAL / 08th August 2026.









4 août 2026

MIASMES « Violence, Blasphème Et Pourriture »

MIASMES
« Violence, Blasphème Et Pourriture »
DIGIPACK. Cd 11 titres (34’16’’)
Digipack livret huit volets avec paroles et photos
Black N’Roll Metal – France - sortie le 18.09.2026
LES ACTEURS DE L’OMBRE PRODUCTIONS / SOLSTICE PROMOTION
pochette MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 photo MIASMES 2026
Trois ans après « Répugnance », le trio français de MIASMES revient bientôt avec un second album « Violence, Blasphème Et Pourriture ».

« Déchéance » en ouverture plante idéalement le décor. La recette du groupe demeure inchangée avec cette fusion indissociable de black metal cru mêlé à du rock’nroll pour les structures sans oublier la hargne et l’urgence du punk. La voix se restreint au registre black pour déverser « délicatement » son venin exclusivement en français sauf via le dernier morceau en anglais. Aucun artifice à l’horizon ce qui rend chaque instrument bien perceptible. D’autre part, l’ensemble se montre concis, plutôt pressé et sans vraiment de répit ou de temps mort. L’édifice s’avère homogène, solide et doté de nuances avec des changements d’humeur parfois brutaux. Pour résumer, MIASMES privilégie l’efficacité et la fluidité. Faire ressortir un morceau plutôt qu’un autre dépendra de votre sensibilité

Les solos demeurent courts (dommage) et n’apparaissent pas sur chaque composition. On pourra par exemple relever qu’il y a en un au démarrage de « Ecorché » et que le sulfureux « Horde » en possède deux. Indéniablement, le solo le plus long intervient sur « In The Name Of Tragedy », reprise assez fidèle de MOTÖRHEAD (extrait de l’album de 2004 « Inferno »). Quelques moments plus sages et posés surviennent de temps à autre. Malgré cela, l’approche reste dense ou bouillonnante et prête à repartir à la charge sans prévenir. On notera en particulier que la cadence se calme en plein cœur de « Nihil ». La tempête n’est pas loin même si l’approche s’avère par moments heavy via « Possédé ». De son côté, « Cendres » dévoilera un consistant final moins virulent. Avec « Rédemption », les moments d’accalmie décuplent l'effet de sa colère. Pour le reste, on ajoutera que « Catharsis » complexifie sans excès le propos. Le romantique « Vomi » s’avère des plus expéditifs. Concernant « Agonie », les ponts très rock'n 'roll avec les trois musiciens à l'unisson feront des ravages sur scène.

Vous avez apprécié MIASMES avec son premier album « Répugnance », il en sera de même avec son successeur « Violence, Blasphème Et Pourriture ».
Eagle / ODYMETAL / le 02.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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You enjoyed MIASMES with its first album "Répugnance", it will be the same with its successor "Violence, Blasphème Et Pourriture".
Eagle / ODYMETAL / 02th August 2026.


photo du digipack MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 - photo ODYMETAL