5 novembre 2026

OLYP « I(m)mortal »

ØLYP
« I(m)mortal »
Digislim. Cd 8 titres (42’02’’)
Instrumental Prog Metal Instrumental – France – disponible, sorti le 25.09.2026
KLONOSPHERE
pochette ØLYP i(m)mortal 2026 photo ØLYP 2026
Thibaud Lépicier (guitare, basse) et David Annenkoff (batterie) composent le duo instrumental ØLYP et nous propose leur premier album explorant « la conscience de l’individu dans ce monde…et de celui de notre impact sur la planète *». Et quoi de plus approprié musicalement que le Métal Progressif pour donner autant d’émotions dans différentes ambiances que le groupe délivre, combine et associe avec classe. Pour être complet sur cet album, il faut savoir que le concept a été déterminé, par les deux artistes, au cours d’un voyage dans les fjords norvégiens et des questions sur l’environnement qu’ils se sont posées. La pochette énigmatique vous interpelle, mais elle colle parfaitement au nom de l’album, et comme tout ce qui entoure cette démarche musicale a été étudié, cet artwork ne déroge pas à l’ensemble.

Pauline Henric et Zoé Sallefranque (violons), Sylvain Rullier (alto) et Eugénie Ursch (violoncelle) interviennent sur quatre titres. Ce premier album a été enregistré par David Castel / Studio Antistatic, pour les guitares, basse et instruments à cordes et Chiaran Verheyden pour la batterie qui a également assuré le mixage et le mastering.

Ouvre l’album, « The Human Error ». Avec un tel nom, direct, le duo veut nous faire réfléchir sur la bêtise (je reste très poli), débilité, laxisme, irresponsabilité, irrespect, cruauté humaine, depuis des siècles et qui perdurent (on en a des exemples tous les jours), avec des conséquences néfastes sur la nature dans tous ses aspects et bien souvent dans le déni… La musique proposée dans la noirceur est angoissante, mais grandiose et nous livre quelques frétillements de guitare (2’13) et des éclats plus lumineux (3’- espoir ?) avec un final heurté, martelé et intriguant.

« 797 » me laisse dubitatif sur le nom choisi. Parle-t-on ici d’un nombre premier, de 23 ou de 5 qui en découlent, d’un éveil spirituel, d’un futur avion, de la distance entre deux points de notre terre ! A quoi fait référence le duo ? La batterie est imposante d’entrée et le jeu de guitare est varié sur différents rythmes, alternant passages dans une ambiance inquiétante et d’autres avec de la belle musicalité (2’40). La lourdeur limite Doom se développe à 3’05, la mélodie se lâche à 3’30 et monte en puissance jusqu’à de belles envolées pour un final impressionnant de force.

« Molden » (nom d’un mont en Norvège, pays cher au duo) présente une belle intro positive, puis plus de lourdeur avec la batterie et guitare/basse introduisant les instruments à cordes à 2’40 dans la mélancolie. A 3’, le rythme augmente avec solo de guitare sur batterie explosive et en arrière, la touche mélancolique des cordes qui perdure pour un bien beau mélange. A la suite, la guitare prend le dessus, sonorité plus Métal, et on appréciera le solo lumineux et spatial qui s’intègre parfaitement.

« One’s Tormented Mond Is A Crumbling Universe », un titre à méditer, est torturé dans une ambiance lourde. Apaisement à 1’20 pour un passage intense puis la guitare se lance dans un solo influencé classique et alerte, entouré de nombreux arrangements. A 3’10, bruitage rythme cardiaque ralentissant et souffle accélérant puis à 3’40, une splendide envolée sur basse/batterie lourdes. Le rythme ralentit progressivement, comme si cela allait prendre fin définitivement.

Sur « Solace » la finesse de la guitare en arpèges est rejointe par la basse puis la batterie. Suivent une mélodie mélancolique au solo puis une envolée grandiose avec le rythme et l’intensité en hausse. Cela se calme avec guitare (fr)agile et bourdonnement avant que les cordes n’interviennent dans une musicalité que le duo maintient dans la puissance de la basse en particulier. A 5’, un solo sort de tout ce magma incandescent et les guitares s’imposent sur le final. Un titre d’une intensité exceptionnelle avec le duo de musiciens et le quatuor de cordes. ENORME !

« The Great Acceleration » est un titre qui parle vraisemblablement, compte tenu de l’engagement du duo, sur l’amplification des activités humaines et son impact sur l’environnement. Comment en quelques décennies, on a pu détruire ou dégrader ce qui perdure depuis des millénaires ! Musicalement impressionnant, tout se mêle dans un aspect chaotique mais dûment contrôlé par le duo. La guitare évolue sur batterie dans une sonorité énorme et à 2’10, la folie se met en place. A 2’50, cela repart de plus belle dans un rythme effréné pour laisser la place à la batterie dans une frappe démesurée d’où se dégage guitare légère et spatiale pour se relancer avec force et solo mélodique. Solo ample sur le final entêtant et guitare débridée. LA CLAQUE !

« The Great Denial – Part 1 » voit les cordes, seules, dans une mélancolie extrême puis une narration intervient, seule et se poursuit sur la musique du quatuor.

« The Great Denial – Part 2 » débute dans la mélancolie et rapidement l’intensité du duo se met en place, c’est stupéfiant d’intensité. A 2’10, grand moment impressionnant se met en place pour perdurer jusqu’à la batterie et les gros riffs qui interviennent dans ce final ahurissant de puissance. Quelle musique géniale !

Avec le nom de l’album « I(m)MORTAL », bien pensé et trouvé, qui peut se lire comme deux situations opposées, (Je suis mortel / immortel), on peut penser à « Etre ou ne pas être » (vivre ou mourir) dans la même démonstration énigmatique. ØLY¨P nous offre un sublime album de Prog Metal Instrumental qui marquera les esprits et pas seulement ceux des amateurs du style. On ne peut pas passer à côté d’une telle œuvre et je vous recommande fortement de l’écouter pour la richesse de la musique et de son intensité de chaque instant. Félicitations Messieurs pour cet album exceptionnel, votre engagement environnemental et votre approche philosophique qui amène à se poser des questions.
Cerbadd / ODYMETAL / le 04.11.2026.

💂 English version of excerpt and conclusion of the review :

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With the album title « I(m)MORTAL », a well-thought-out and clever choice that can be interpreted as two opposing states (“I am mortal” and “I am immortal”), one might be reminded of “To be or not to be” (to live or to die) in the same enigmatic vein. ØLYP has given us a sublime instrumental Prog Metal album that will leave a lasting impression, and not just on fans of the genre. You simply can't miss a work like this, and I strongly recommend that you listen to it for the richness of the music and the intensity of every moment. Congratulations, gentlemen, on this exceptional album, your commitment to the environment, and your thought-provoking philosophical approach.
Cerbadd / ODYMETAL / 04th November 2026.


*précisions apportées par la promotion KLONOSPHERE.


photo du digipack ØLYP i(m)mortal 2026 - photo ODYMETAL







3 novembre 2026

BLOODSAND « Bloodsand »

BLOODSAND
« Bloodsand »
Cd promo 9 titres (44’30’’)
Stoner / Sludge dévastateur – France – disponible, sorti le 01.05.2026
INDEPENDANT / M & O OFFICE
pochette BLOODSAND bloodsand 2026 photo BLOODSAND 2026
Originaire de Montpellier, le groupe est formé en 2023 par trois musiciens, Chris S (guitare, chant), Chris V (basse), et Lucky (batterie) avec une démo la même année. L’album a été enregistré et mixé par Colin Trognée et masterisé par Bruno Varea.

Ce premier album nous permet de découvrir le Stoner Sludge agressif, à la voix rugueuse, rauque délivrée avec hargne. Des riffs permanents et pesants, des ambiances sombres, angoissantes et une sonorité chargée dans la lourdeur malsaine, vous plongeront dans l’univers du groupe dans lequel il faudra tenir la distance, mais surtout en sortir, tant la pression est constamment intense et dévorante !

« Drifting Away » (Piste 1) débute dans ce que le groupe proposera tout au long de l’album. On est loin du « Drifting Away » de l’album « Quo » de 1974 !
C’est sur « Astral Dementia » (Piste 2) que l’on trouvera le plus des passages rappelant la voix de Lemmy.

« TV Star Killer Blues » (Piste 4) est plus tonique au niveau du rythme, mais moins que « Flush The Decline » (Piste 5) aux gros riffs rapides, voix infernale. Monstrueux !
Sur « Fix And Drain » (Piste 7) le chant sera crié.

J’ai gardé pour la fin, le meilleur titre à mon avis « Green Room II » (Piste 6) présentant un bon rythme, le titre musicalement le plus prenant jusqu’au chant tardif. On trouvera même un aspect Grunge à la NIRVANA dans ce déferlement de notes et de décibels !! Un final explosif. Une tuerie!

« Bloodsand » est un album infernal qui plaira aux fans de ce style Stoner / Sludge dévastateur, car il ne propose aucun répit ! Après écoute, on ne ressort pas indemne alors imaginez en concert ! Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce style mais qui, comme moi, sont curieux, je recommande de l'écouter progressivement afin de ne pas être submergé par toute cette puissance brute, qui peut paraître répétitive.
Cerbadd / ODYMETAL / le 02.11.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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« BloodSand » is a hellish album that will appeal to fans of this devastating stoner / sludge style, as it offers no respite! After listening to it, you won't come away unscathed, so just imagine what it's like live! For those who aren't used to this style but who, like me, are curious, I recommend listening to it gradually so you don't get overwhelmed by all that raw power, which can seem repetitive.
Cerbadd / ODYMETAL / 02nd November 2026.







2 novembre 2026

ALETHEYA « Chance To Reborn »

ALETHEYA
« Chance To Reborn »
9 titres (48’06’’)
Power Metal – Italie - disponible, sorti le 18.09.2026
ASHER MEDIA RELATIONS / ROCKSHOTS RECORDS
pochette ALETHEYA chance to reborn 2026 photo ALETHEYA 2026
Premier album pour ce groupe italien, ALETHEYA, composé de Gianni Carcione au chant (fabuleux de surcroît !), Francesco Menale aux guitares, Fabrizio Sclano à la basse et David Folchitto à la batterie, le plus expérimenté. Des musiciens de haut niveau qui démontrent, dans une parfaite cohésion et remarquable limpidité, une pratique parfaite indéniable de leur instrument sur tous les grands titres de cet album magnifique qu’est « Chance To Reborn ».

En quelques mots, j’ai déjà précisé beaucoup de bonnes choses, mais voyons titre pas titre tout ce que le groupe nous propose dans l’énergie et l’excellence de leur musique sur laquelle un remarquable chanteur intervient.

Belle intro musicale, piano/clavier pour « Eyes Of The Stone » suivi d’un démarrage fulgurant Speed, et tout s’enchaîne magnifiquement, chant, batterie et musicalité à tous les niveaux dans la mélodie permanente. Solo superbe non invasif à 4’10. La voix du chanteur, aux tonalités aiguës maîtrisées, est puissante, chaleureuse et lyrique, et colle à ce Power Sympho éclatant. Le titre termine de la même manière que cela a commencé avec piano et claviers dans l’élégance. Sublime et la claque d’entrée !

« Shame » est musicalement plus rentre-dedans, avec grosse basse et passages chantés puissamment mélodiques. Quelle fluidité avec le solo qui s’inscrit dans la continuité musicale impressionnante. Courte accalmie à 3’15 avant que cela ne reparte dans la puissance sur basse appuyée avec solo en final.

« The Rule » dévoile un aspect sympho sur rythme bien frappé avec guitares, basse ronflante et solo, tout en harmonie. Le piano virevoltant accompagne la voix jusqu’au solo tout aussi animé. A 3’05, solo néoclassique, riffs et le chant monte en puissance sur musicalité forte. Final avec solo excité et chœurs.

Sur « Echoes Of Oblivion », on ressent une atmosphère épique dans les premières secondes puis tout devient Speed. La voix chaleureuse sur cette force musicale au rythme soutenu, qu’apprécie et distille abondamment le groupe, devient de plus en plus rayonnante avec cette lourdeur et basse en cavalcade. Solo sur rythmique imposante, mélodique et écrasante. Quelle voix, quelle puissance dans la musique, cela frappe vite et fort. Extrêmement convainquant !

Même avec une intro piano tranquille et voix lyrique sur « Invisible Heroes », le rythme soutenu reprend vite le dessus avec solo mélodique qui vous emporte immédiatement. Le chant, sur basse et batterie énormes, évolue avec efficacité. Refrain mélodique impressionnant de maîtrise. Après un gros break, chant sur sonorité métallique du clavier. La folie mélodique perdure jusqu’au bout avec cette voix et musique bien menée.

On retrouve le Speed sur « Chasing The Sun » dont certains passages chantés font penser à HELLOWEEN. Les solos sont magiques, du grand Art ! Explosion musicale et vocale permanente avec un batteur impressionnant et une mélodie vivifiante. Prodigieux !

« Chance To Reborn » débute par un solo Néoclassique. Le chant est fort et lumineux dans une approche sympho ce que confirme l’arrivée des claviers par la suite. On discernera les riffs de guitare et les claviers en soutien de cette voix fabuleuse. Solo d’une virtuosité mélodique éclatante. Final avec solo dans une musicalité incroyable !

Du gros Speed sympho en intro de « Stealer » et ce rythme martelé et les guitares aux riffs entêtants donnent un espace propice à la voix impressionnante de force et d’ampleur mélodique. Solo intense (doublé ?) avec une partie néoclassique de haut niveau suivi d’un chant immense pour la reprise jusqu’au final !

« Waves of Sorrow » dévoile bruit de vagues, musique douce claviers/piano où s’impose un solo spatial et étincelant. Le chant se pose mélancolique sur guitare. Le chant est doublé avant explosion vocale et envolée musicale. On retrouve la force vocale sur la douceur musicale et tout se relance avec vigueur. La aussi, quelle voix à l’aspect émotionnel intense ! A mi titre, la section rythmique se développe dans la lourdeur, suivie d’une courte accalmie avant que ne surgisse un solo, magique comme le groupe en a l’habitude, sur musique forte. L’accalmie avec guitare revient avec synthés pour terminer par guitare et bruit du ressac.

Quel lumineux premier album pour ce nouveau groupe ALETHEYA avec neuf compositions de Power Metal Symphonique qui combleront un très large public. Ces magnifiques compositions, de haute qualité, méritent votre attention pour l’énergie débordante, la dextérité talentueuse des musiciens, les mélodies entêtantes et le chant exceptionnel délivré, le tout dans une approche bien personnelle et une sonorité travaillée, qui apportent un plus au style. « Chance To Reborn » est un album qui fera date et deviendra incontournable !
Cerbadd / ODYMETAL / le 27.10.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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What a brilliant debut album from this new band, ALETHEYA, featuring nine symphonic power metal tracks that are sure to appeal to a very wide audience. These magnificent, high-quality compositions deserve your attention for their boundless energy, the musicians’ talented virtuosity, the captivating melodies, and the exceptional voice, all presented with a highly personal approach and a polished sound that elevate the style. “Chance To Reborn” is an album that will go down in history and become a must-have!
Cerbadd / ODYMETAL / 27th October 2026.