8 août 2026

DEADWOOD « Rituals Of A Dying Light »

DEADWOOD
« Rituals Of A Dying Light »
EP 5 titres (18’05’’)
Deathcore – Québec – disponible, sorti le 09.01.2026
INNERSTRENGTH RECORDS / CLAWHAMMER PR
pochette DEADWOOD rituals of a dying light, EP 2026 photo DEADWOOD 2026
Direction le Québec pour découvrir DEADWOOD. Né courant 2020 à Montréal, le quatuor compte notamment à son actif trois EPs. Après « Inhuman » fin 2022, suivi quelque mois plus tard par « Nemesis », les québécois reviennent début 2026 avec « Rituals Of A Dying Light ».

La biographie expose clairement ce qui vous attend : « Puisant dans la férocité de MESHUGGAH, la brutalité de WHITECHAPEL et le groove de PANTERA, DEADWOOD délivre des riffs écrasants et des atmosphères obsédantes imprégnées d’une véritable histoire sombre ».

Lors de l’écoute, un élément mérite d’être souligné : les guitares font preuve de dextérité et l’usage de cette habilité se fait avec parcimonie. Celà attenue un peu la brutalité lors du démarrage et en plein cœur de « Tales Of Massacre ». Le dérangé « Heretic » s’achève par un solo. Avec « Thirst for Blood », on retiendra les envolées mélodiques soutenues par des déluges de notes. Les deux derniers morceaux contiennent la colère. Le premier est le massif « Whispers Of Death », davantage élaborée à tous les niveaux et mettant en évidence un apport atmosphérique. Concernant « Echoes Of The Fallen », principalement instrumental et en apparence lancinant, la lumière y aura une petite place et la guitare laisse éclater sa maitrise, avant que l’ensemble ne s’endorme paisiblement.

Ce troisième EP de DEADWOOD s’adresse aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur. Certains aspects indiquent clairement que le groupe peut élargir son champ d’action.
Eagle / ODYMETAL / le 08.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This third EP of DEADWOOD is for fans of the genre who will appreciate it at its true value. Some aspects clearly indicate that the group can widen its scope of action.
Eagle / ODYMETAL / 08th August 2026.









4 août 2026

MIASMES « Violence, Blasphème Et Pourriture »

MIASMES
« Violence, Blasphème Et Pourriture »
DIGIPACK. Cd 11 titres (34’16’’)
Digipack livret huit volets avec paroles et photos
Black N’Roll Metal – France - sortie le 18.09.2026
LES ACTEURS DE L’OMBRE PRODUCTIONS / SOLSTICE PROMOTION
pochette MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 photo MIASMES 2026
Trois ans après « Répugnance », le trio français de MIASMES revient bientôt avec un second album « Violence, Blasphème Et Pourriture ».

« Déchéance » en ouverture plante idéalement le décor. La recette du groupe demeure inchangée avec cette fusion indissociable de black metal cru mêlé à du rock’nroll pour les structures sans oublier la hargne et l’urgence du punk. La voix se restreint au registre black pour déverser « délicatement » son venin exclusivement en français sauf via le dernier morceau en anglais. Aucun artifice à l’horizon ce qui rend chaque instrument bien perceptible. D’autre part, l’ensemble se montre concis, plutôt pressé et sans vraiment de répit ou de temps mort. L’édifice s’avère homogène, solide et doté de nuances avec des changements d’humeur parfois brutaux. Pour résumer, MIASMES privilégie l’efficacité et la fluidité. Faire ressortir un morceau plutôt qu’un autre dépendra de votre sensibilité

Les solos demeurent courts (dommage) et n’apparaissent pas sur chaque composition. On pourra par exemple relever qu’il y a en un au démarrage de « Ecorché » et que le sulfureux « Horde » en possède deux. Indéniablement, le solo le plus long intervient sur « In The Name Of Tragedy », reprise assez fidèle de MOTÖRHEAD (extrait de l’album de 2004 « Inferno »). Quelques moments plus sages et posés surviennent de temps à autre. Malgré cela, l’approche reste dense ou bouillonnante et prête à repartir à la charge sans prévenir. On notera en particulier que la cadence se calme en plein cœur de « Nihil ». La tempête n’est pas loin même si l’approche s’avère par moments heavy via « Possédé ». De son côté, « Cendres » dévoilera un consistant final moins virulent. Avec « Rédemption », les moments d’accalmie décuplent l'effet de sa colère. Pour le reste, on ajoutera que « Catharsis » complexifie sans excès le propos. Le romantique « Vomi » s’avère des plus expéditifs. Concernant « Agonie », les ponts très rock'n 'roll avec les trois musiciens à l'unisson feront des ravages sur scène.

Vous avez apprécié MIASMES avec son premier album « Répugnance », il en sera de même avec son successeur « Violence, Blasphème Et Pourriture ».
Eagle / ODYMETAL / le 02.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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You enjoyed MIASMES with its first album "Répugnance", it will be the same with its successor "Violence, Blasphème Et Pourriture".
Eagle / ODYMETAL / 02th August 2026.


photo du digipack MIASMES violence blasphème et pourriture 2026 - photo ODYMETAL









2 août 2026

MESS OUT « We Will Set This Place On Fire »

MESS OUT
« We Will Set This Place On Fire »
Cd promo 13 titres (47’33’’)
Punk Rock – France – disponible, sorti le 15.05.2026
INDEPENDANT / WHERE THE PROMO IS
pochette MESS OUT we will set this place on fire 2026 photo MESS OUT 2026
Premier album pour ce groupe de LYON.

Intro acoustique avant « One Last Time » Punk Rock majoritairement énergique comme on l’aime, voix éraillée et chœurs, entrecoupé de passages plus modérés, terminant sur le thème acoustique de l’intro.

On trouvera sur « The Fray » plusieurs influences mélangées entre THE OFFSPRING et BAD RELIGION, des accalmies et un refrain mélodique, mémorisable avec chœurs.

« Misfits » présentera une guitare Métal en intro, refrain mélodique, voix et chœurs scandés avec voix plus gutturale (Yann de TH3ORY) sur le deuxième refrain. Une belle lourdeur s’installe, cris et voix délirantes avant le retour de l’excellent refrain.

Grosse basse et chants sur bon rythme Punk Rock épuré pour « Give Our Chance Back ». Bonne modulation sur les voix allant d’agressives à douceâtres. Narration sur guitare solo avant reprise du refrain. Basse et solo en final.

Chant en français dans une ambiance Punk Rock à la TAGADA JONES avec solo énergique sur « Crève », taillé pour la scène malgré l’accalmie musicale dans une ambiance angoissante. Final limite HardCore.

On retrouve aussi l’énergie de TAGADA JONES sur ce deuxième titre en français « Idiocratie Généralisée » au solo inattendu mais bien sympathique. Taillé lui aussi pour la scène avec la participation du public attendue sur le refrain fédérateur aux paroles d’une grande évidence !

« Empty Space » se caractérise par une alternance de passages calmes à plus rythmés à deux voix dont en invité, Gabi de THE FOXY LADIES. Solo aérien et vocalises avant refrain où les deux voix fusionnent particulièrement bien.

Gros Rock bien rythmé en intro pour « In The Name Of Faith », puis la voix plus nasillarde et aiguë se place sur des rythmes différents dans de belles déclinaisons vocales. Refrain saccadé énergique et mélodique avec chœurs entraînants.

Guitare acoustique et chant pour « We Still Don’t Care », ballade avec de bons passages mélodiques dont le refrain à la voix attristée donne une âme à l’ensemble. Beau solo aérien. Final refrain avec solo sur chant.

« Awake » présente une énergie amplifiée avec ce chant rapide sur Rock entêtant et refrain plus Punk Rock. Break musical théâtral dans une ambiance Horror, grosse basse, voix criée avant retour au refrain avec chœurs. Enthousiasmant !

Le titre donnant le nom à l’album débute a cappella puis sur basse avant implication de tous et retour au Punk Rock avec gros chœurs puis déclinaison vocale énervée. Solo avant passage saccadé, musique comme chant. Des ohohoh à reprendre par le public pour une belle complicité à venir. On retrouve le côté TAGADA JONES.

L’album termine avec « No Name » où l’on retrouvera la voix éraillée sur rythme excité avec mélodie à la TAGADA JONES avec chœurs. Un titre avec beaucoup de changements de rythmes et différentes ambiances et même voix aiguê plaintive avant arpèges et solo spatial imprévu, solo qui se dynamise par la suite plus s’électrise avec la section rythmique qui monte en puissance et rythme avant reprise de l’excitation générale mélodique. Le titre le plus innovant avec son final intense de folie !

MESS OUT nous offre un très bon premier album de Punk Rock bien mené et varié qui vous fera passer de bons moments et vous donnera envie de les voir en action.
Cerbadd / ODYMETAL / le 01.08.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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MESS OUT delivers a great debut punk rock album — well-executed and diverse — that will give you a good time and make you want to see them live.
Cerbadd / ODYMETAL / 01st August 2026.