MAYHEM
« Liturgy Of Death »
Cd 8 titres (48’48’’)
Livret 16 pages avec paroles et illustrations.
Black Metal – Norvège – disponible, sorti le 06.02.2026
CENTURY MEDIA RECORDS
En 1984, MUSTA fit ses premiers pas avant d’opter rapidement la même année pour un nouveau patronyme conservé depuis à savoir MAYHEM. Acteur emblématique de la scène metal, en particulier de la scène black metal, le groupe norvégien n’est plus à présenter. Sept ans après « Daemon », le quintet nous propose cette année son septième album studio « Liturgy Of Death ».
A travers ce dernier, quarante-deux ans après sa naissance, MAYHEM ne semble pas avoir dit son dernier mot et demeure toujours actif sur scène. Une telle longévité et un tel dévouement imposent le respect sans équivoque.
Au niveau du line-up, depuis plus de deux décennies, Necrobutcher à la basse (unique membre originel et ce depuis le court épisode MUSTA), Hellhammer à la batterie et Attila Csihar au chant travaillent ensemble. Les petits « nouveaux » sont les guitaristes Teloch et Ghul, tous deux également expérimentés, arrivés respectivement en 2011 et 2012. Cette nouvelle équipe entame ce nouveau chapitre de l’aventure avec « Esoteric Warfare », cinquième album sorti courant 2014.
Pour en revenir à « Liturgy Of Death », l’ensemble se dote d’une aura ritualiste. Virulent ou majestueux, prenant ou ténébreux, posé ou énergique, le black metal pratiqué se montre varié et nuancé avec une humeur capable de changer bien soudainement. N’oublions pas cette voix bien modulable, distillant son venin et en osmose avec l’ambiance générale. Intervenant judicieusement et avec parcimonie, vous rencontrerez lors de l’écoute des claviers, des arrangements, un peu de voix claire et même quelques chœurs clairs.
Chaque morceau apparaît comme un élément indissociable des autres à l’instar des pièces d’un puzzle. En d’autres termes, cet édifice prend tout son sens dans son intégralité. Aussi, je vais juste vous donner une petite idée de ce qui vous attend lors de cette célébration en huit actes où les ténèbres sont lumineuses.
Fort d’un éveil progressif, ֿ« Ephemeral Eternity » vous enveloppe d’une aura théâtrale et solennelle. De son côté, le propos se complexifie via « Weep For Nothing » aux nombreuses facettes. Certains morceaux mettent davantage en avant la colère. Il y a par exemple « Despair » qui ne vous accordera que peu de répit ou encore le belliqueux « Aeon's End ». Ce dernier renferme un solo qui apporte un soupçon de lumière. La mélodie ensorcelante de « Funeral Of Existence » vous invite à une valse bien mortifère. « Realm Of Endless Misery » dissimule une longue partie centrale lancinante. De son côté, « Propitious Death » est un dialogue entre une colère déversée et une rage contenue. Prenant son temps pour démarrer et cachant un ralentissement, le détonant « The Sentence Of Absolution » ne manque pas d'ardeur avant un final à l’ambiance tribale. Le rituel vient de s’achever sur un feu d’artifice.
Avec plus de quarante ans de carrière, l’expérience parle et MAYHEM nous offre avec son septième « Liturgy Of Death » une des sorties majeures de 2026, tous styles confondus.
Eagle / ODYMETAL / le 18.09.2026.
💂 English version of conclusion of the review :
.../…
With more than forty years of career, experience speaks and MAYHEM offers us with his seventh "Liturgy Of Death" one of the major releases of 2026, all styles combined.
Eagle / ODYMETAL / 18th September 2026.

