ØLYP
« I(m)mortal »
Digislim. Cd 8 titres (42’02’’)
Instrumental Prog Metal Instrumental – France – disponible, sorti le 25.09.2026
KLONOSPHERE
Thibaud Lépicier (guitare, basse) et David Annenkoff (batterie) composent le duo instrumental ØLYP et nous propose leur premier album explorant « la conscience de l’individu dans ce monde…et de celui de notre impact sur la planète *». Et quoi de plus approprié musicalement que le Métal Progressif pour donner autant d’émotions dans différentes ambiances que le groupe délivre, combine et associe avec classe. Pour être complet sur cet album, il faut savoir que le concept a été déterminé, par les deux artistes, au cours d’un voyage dans les fjords norvégiens et des questions sur l’environnement qu’ils se sont posées. La pochette énigmatique vous interpelle, mais elle colle parfaitement au nom de l’album, et comme tout ce qui entoure cette démarche musicale a été étudié, cet artwork ne déroge pas à l’ensemble.
Pauline Henric et Zoé Sallefranque (violons), Sylvain Rullier (alto) et Eugénie Ursch (violoncelle) interviennent sur quatre titres. Ce premier album a été enregistré par David Castel / Studio Antistatic, pour les guitares, basse et instruments à cordes et Chiaran Verheyden pour la batterie qui a également assuré le mixage et le mastering.
Ouvre l’album, « The Human Error ». Avec un tel nom, direct, le duo veut nous faire réfléchir sur la bêtise (je reste très poli), débilité, laxisme, irresponsabilité, irrespect, cruauté humaine, depuis des siècles et qui perdurent (on en a des exemples tous les jours), avec des conséquences néfastes sur la nature dans tous ses aspects et bien souvent dans le déni… La musique proposée dans la noirceur est angoissante, mais grandiose et nous livre quelques frétillements de guitare (2’13) et des éclats plus lumineux (3’- espoir ?) avec un final heurté, martelé et intriguant.
« 797 » me laisse dubitatif sur le nom choisi. Parle-t-on ici d’un nombre premier, de 23 ou de 5 qui en découlent, d’un éveil spirituel, d’un futur avion, de la distance entre deux points de notre terre ! A quoi fait référence le duo ? La batterie est imposante d’entrée et le jeu de guitare est varié sur différents rythmes, alternant passages dans une ambiance inquiétante et d’autres avec de la belle musicalité (2’40). La lourdeur limite Doom se développe à 3’05, la mélodie se lâche à 3’30 et monte en puissance jusqu’à de belles envolées pour un final impressionnant de force.
« Molden » (nom d’un mont en Norvège, pays cher au duo) présente une belle intro positive, puis plus de lourdeur avec la batterie et guitare/basse introduisant les instruments à cordes à 2’40 dans la mélancolie. A 3’, le rythme augmente avec solo de guitare sur batterie explosive et en arrière, la touche mélancolique des cordes qui perdure pour un bien beau mélange. A la suite, la guitare prend le dessus, sonorité plus Métal, et on appréciera le solo lumineux et spatial qui s’intègre parfaitement.
« One’s Tormented Mond Is A Crumbling Universe », un titre à méditer, est torturé dans une ambiance lourde. Apaisement à 1’20 pour un passage intense puis la guitare se lance dans un solo influencé classique et alerte, entouré de nombreux arrangements. A 3’10, bruitage rythme cardiaque ralentissant et souffle accélérant puis à 3’40, une splendide envolée sur basse/batterie lourdes. Le rythme ralentit progressivement, comme si cela allait prendre fin définitivement.
Sur « Solace » la finesse de la guitare en arpèges est rejointe par la basse puis la batterie. Suivent une mélodie mélancolique au solo puis une envolée grandiose avec le rythme et l’intensité en hausse. Cela se calme avec guitare (fr)agile et bourdonnement avant que les cordes n’interviennent dans une musicalité que le duo maintient dans la puissance de la basse en particulier. A 5’, un solo sort de tout ce magma incandescent et les guitares s’imposent sur le final. Un titre d’une intensité exceptionnelle avec le duo de musiciens et le quatuor de cordes. ENORME !
« The Great Acceleration » est un titre qui parle vraisemblablement, compte tenu de l’engagement du duo, sur l’amplification des activités humaines et son impact sur l’environnement. Comment en quelques décennies, on a pu détruire ou dégrader ce qui perdure depuis des millénaires ! Musicalement impressionnant, tout se mêle dans un aspect chaotique mais dûment contrôlé par le duo. La guitare évolue sur batterie dans une sonorité énorme et à 2’10, la folie se met en place. A 2’50, cela repart de plus belle dans un rythme effréné pour laisser la place à la batterie dans une frappe démesurée d’où se dégage guitare légère et spatiale pour se relancer avec force et solo mélodique. Solo ample sur le final entêtant et guitare débridée. LA CLAQUE !
« The Great Denial – Part 1 » voit les cordes, seules, dans une mélancolie extrême puis une narration intervient, seule et se poursuit sur la musique du quatuor.
« The Great Denial – Part 2 » débute dans la mélancolie et rapidement l’intensité du duo se met en place, c’est stupéfiant d’intensité. A 2’10, grand moment impressionnant se met en place pour perdurer jusqu’à la batterie et les gros riffs qui interviennent dans ce final ahurissant de puissance. Quelle musique géniale !
Avec le nom de l’album « I(m)MORTAL », bien pensé et trouvé, qui peut se lire comme deux situations opposées, (Je suis mortel / immortel), on peut penser à « Etre ou ne pas être » (vivre ou mourir) dans la même démonstration énigmatique. ØLY¨P nous offre un sublime album de Prog Metal Instrumental qui marquera les esprits et pas seulement ceux des amateurs du style. On ne peut pas passer à côté d’une telle œuvre et je vous recommande fortement de l’écouter pour la richesse de la musique et de son intensité de chaque instant. Félicitations Messieurs pour cet album exceptionnel, votre engagement environnemental et votre approche philosophique qui amène à se poser des questions.
Cerbadd / ODYMETAL / le 04.11.2026.
💂 English version of excerpt and conclusion of the review :
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With the album title « I(m)MORTAL », a well-thought-out and clever choice that can be interpreted as two opposing states (“I am mortal” and “I am immortal”), one might be reminded of “To be or not to be” (to live or to die) in the same enigmatic vein. ØLYP has given us a sublime instrumental Prog Metal album that will leave a lasting impression, and not just on fans of the genre. You simply can't miss a work like this, and I strongly recommend that you listen to it for the richness of the music and the intensity of every moment. Congratulations, gentlemen, on this exceptional album, your commitment to the environment, and your thought-provoking philosophical approach.
Cerbadd / ODYMETAL / 04th November 2026.
*précisions apportées par la promotion KLONOSPHERE.

