23 mars 2026

COMING WOLVES avec DESPITE THE END au Café / Concert CHOP N’ROCK à Sedan – vendredi 13.03.2026


COMING WOLVES et DESPITE THE END
Vendredi 13.03.2026
Café / Concert CHOP N’ROCK à Sedan (dans les Ardennes)
Photos et report live : MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL
Texte et mise en page : Eagle / ODYMETAL




Ce soir, Sedan accueillait une affiche prometteuse au CHOP N' ROCK : le groupe parisien de métal / nu metal DESPITE THE END et les Mosellans de métal crossover COMING WOLVES. Le café-concert, ouvert en septembre 2024, est déjà devenu un lieu incontournable pour les amateurs de rock et métal.




Le propriétaire, Jonathan Gibert, dit « JO », lui-même musicien avec JO HAS A GUN, a conçu ce lieu pour accueillir la « famille élargie » du rock. Depuis son ouverture, plus de 150 groupes, français, locaux et internationaux, s’y sont produits. JO mise aussi sur le local : bières artisanales, assiettes de charcuterie et fromage préparées par le restaurant voisin Le Midi Dix, et mobilier réalisé par l’artiste sedanais Greg V.

Le CHOP N' ROCK est spacieux, avec une grande scène, un bar de plus de 10 mètres, quelques jeux et un mobilier atypique jusque dans les WC. L’ambiance y est chaleureuse, conviviale et familiale, avec des prix raisonnables. Seul petit bémol : le jeu de lumières rouges, peu idéal pour photos et vidéos. Malgré tout, c’est une adresse à retenir pour découvrir des groupes et passer un bon moment.



Photo de l’intérieur des locaux
issue du facebook de CHOP N’ROCK







Le concert débute à 21h30 avec DESPITE THE END. La salle, immense (700 m²), paraît clairsemée, mais le groupe ne se laisse pas intimider. Le public reste timide, mais DTE livre un set solide et maîtrisé.

Quelques incidents techniques surviennent : le guitariste Ludovic casse une corde en début de show, rapidement remplacée par une autre guitare, et une panne d’émetteur en fin de set le contraint à se brancher en filaire. Malgré tout, le groupe offre environ cinquante minutes de métal intense, démontrant professionnalisme et énergie. Dommage que le public n’ait pas répondu avec la même intensité, mais le groupe prend le temps de remercier chacun pour le soutien.

























Après quelques ajustements de matériel et technique, COMING WOLVES entre en scène pour un show d’environ une heure. La salle est cette fois un peu plus remplie. Le batteur Axel Moutrille, absent, est remplacé par Léo Pochopien du groupe THE SOUL OF BOSHIDO.

Sur scène, le trio (batteur, guitariste, chanteur) captive rapidement l’audience. COMING WOLVES livre un set carré et puissant, animant un peu public avec énergie. Le chanteur dédie une chanson à un ami décédé. A la fin du set le chanteur remercie DTE, l’équipe du CHOP N'ROCK, le public et toutes les personnes ayant contribué à l’événement.

















Au final, une excellente soirée, familiale et conviviale. DESPITE THE END et COMING WOLVES se sont donnés à fond. Dommage que le public n’ait pas été plus nombreux, surtout avec une entrée gratuite.

Le CHOP N' ROCK reste un lieu à découvrir et soutenir, tout comme les groupes qui y jouent, dans un esprit de partage et de passion pour la musique live.







DESPITE THE END




COMING WOLVES




CHOP N’ ROCK
62 Avenue Philippoteaux
08200 Sedan
France



*************** PROLONGATIONS ***************



DESPITE THE END
« Butterfly Effect »
EP. Cd Promo – 7 titres (23’27’’)
Metal / Nu Metal – France – disponible, sorti le 24.04.2020
« MY OUAI ! » PRODUCTION / REPLICA PROMOTION
Chronique le 25.07.2020



DESPITE THE END
« Survive The Turn »
Cd promo 12 titres (40’03’’)
Metal / Nu Metal – France – disponible, sorti le 05.11.2021
« MY OUAI ! » PRODUCTION
Chronique le 19.03.2022

19 mars 2026

DÉHÀ « Decadanse »

DÉHÀ
« Decadanse »
DIGIPACK. Cd 2 titres (45’15’’)
Livret huit pages avec paroles.
Avant-Garde Electronic Extreme Metal – Belgique – disponible, sorti le 18.03.2022
LES ACTEURS DE L’OMBRE PRODUCTIONS
pochette DÉHÀ decadanse 2022 photo DÉHÀ 2022
Déhà est un multi-instrumentiste belge particulièrement actif dans la scène metal. Aujourd’hui, j’aimerai revenir sur un de ses albums sorti le 18 mars 2022 sous son propre nom, il y a tout juste quatre ans, dénommé « Decadance ».

Entre le début de sa carrière purement solo en 2018 et « Decadance », Déhà a sorti vingt-cinq albums (vous avez bien lu !). Depuis, le musicien a un peu ralenti la cadence avec seulement dix-sept albums supplémentaires à ce jour, le dernier en date étant « Ashes As Rain II » publié le 31 décembre 2025. Il a également sorti des EPs, des collaborations, des splits, et un live. D’autre part, notre voisin belge s’aventure dans de nombreux domaines musicaux tout au long de son immense discographie. Sachant qu’en plus Déhà est présent dans de nombreux projets et groupes, il fait preuve d’une inspiration surhumaine, continue, incroyable et sans fin. Il n’est pas que passionné de musique, c’est un travailleur acharné qui vit la Musique avec un grand M. Sa gigantesque œuvre musicale (solo, projets et groupes) impose le respect.

Pour en revenir à « Decadance », du haut de ses quarante-cinq minutes, celui-ci ne contient que deux gros morceaux, chacun dépassant les vingt minutes. Présenté comme de l’Avant-Garde Electronic Extreme Metal, attendez-vous à un véritable kaléidoscope à tous les niveaux.

Pour porter des paroles en anglais et en français, Déhà ne ménage pas ses puissantes et solides cordes vocales avec parfois un débit élevé. En effet, vous rencontrerez selon les situations du chant clair, parfois parlé voire chuchoté ou doux, machiné, bien guttural ou criard sans oublier le recours à des chœurs.

Musicalement, vous avez un cocktail non exhaustif de metal, de doom, de black, de death, d’électronique, de touches indus ou encore de glitch. N’omettons pas les claviers et le piano ainsi que les nombreux changements qui se profilent à l’horizon. Ces derniers vous emmènent dans des approches aussi bien calmes que posées ou tempêteuses, écrasantes ou martiales, minimalistes ou intenses, majestueuses ou encore solennelles. Remarquez que certaines parties reviennent parfois sous une autre forme. Avec un tel éclectisme, la linéarité est bannie. Seule une écoute permet de mieux se rendre du résultat explosif, imprévisible, prenant, vivant et insensé.

J'ajouterai juste que « The Devil’s Science » ouvre le bal avec une consistante introduction, ténébreuse et lancinante. Le véritable démarrage est dévastateur avec ses envolées d'inspiration black symphonique. L'inattendue accalmie électro en plein coeur précède un redémarrage survolté. La déésse hindoue Kali, vedette de la pochette, vous invite lors d'une improbable danse sur « I Am The Dead » avec des passages amples. Sa longue introduction s'accorde un moment de répit lors de sa lente montée en puissance. A un stade plus avancé, deux passages très dansants encerclent un lead de clavier.

Avec « Decadance », Déhà nous emmène dans son univers musical aux multifacettes. Si vous appréciez les albums aventureux et hors normes, ce serait dommage de passer à côté de cet album. Quatre ans après sa sortie, « Décadance » affiche une force de frappe inébranlable. Une belle œuvre.
Eagle / ODYMETAL / le 18.03.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With "Decadance", Déhà takes us into his multifaceted musical universe. If you appreciate adventurous and non-standard albums, it would be a shame to miss out on this album. Four years after its release, 'Decadence' displays an unwavering strike force. A beautiful work.
Eagle / ODYMETAL / 18th March 2026.


photo du digipack DÉHÀ decadanse 2022 - photo ODYMETAL


photo du lp DÉHÀ decadanse 2022 - photo ODYMETAL


photo du digipack et du lp DÉHÀ decadanse 2022 - photo ODYMETAL







17 mars 2026

MR. WEATHER « 7 »

MR. WEATHER
« 7 »
9 titres (44’39’’)
Hard Rock Progressif – Québec – disponible, sorti le 28.01.2026
ART GATES RECORDS
pochette MR. WEATHER 7, 2026 photo MR. WEATHER 2026
Le groupe a été créé au Québec en 2015 par Gabriel Drolet-Pollock, chant et guitare, et Thomas Vidal, guitare. Deux albums sont sortis, en 2016, « Between Dreams & Reality » de huit titres dont un « Mister Weather », composé par Thomas qui a donné le nom au groupe et en 2023, « Running From Hell » de sept titres.

Le line-up, pour ce troisième album, en plus du chanteur/guitariste Gabriel, fondateur du groupe, est composé d’Alex Turcotte à la basse, Bashir Dahrieh à la batterie et Sylvain Marquis à la guitare, en remplacement, après le deuxième album, de Thomas Vidal. Les trois musiciens sont crédités aux chœurs.

La pochette colorée et originale, signée Karoline Morin, illustre ce concept album sur les sept péchés capitaux, chaque animal en représentant un et le groupe nous offre un voyage dans lequel chaque morceau évoque un conflit psychologique. Pour être complet, notons que l’enregistrement, le mixage et le mastering ont été réalisés, dans ses studios, par David Lizotte qui a également collaboré à la production avec le groupe.

L’album débute et termine par le même court titre sous deux noms différents, « Full » en intro et « … Circle » en outro, complainte mélancolique à la belle voix claire, les parties musicales étant plus ou moins longues en début et fin de titre de chaque morceau, la partie chantée étant commune.

« Connections » propose des guitares saccadées avec une voix claire, puissante et brillante qui s’impose de suite. Après mi titre, break musical à l’ambiance plus oppressante d’où ressort un gros solo et la voix nous entraîne jusqu’au final.

Sur « Gold » on sent que le Rock va se lancer, et c’est chose faite dès que la batterie se met de la partie, avec guitare et chant pour une musique mélodique et entraînante. La basse introduit un beau passage avec guitares suivi de la reprise vocale superbe sur guitares excellentes. Belle maîtrise de l’ensemble avec solo sur final.

Basse en intro sur « Eat Or Be Eaten » puis la guitare et la batterie se révèlent en finesse, rejointes par le chant à 2’. L’aspect Prog se développe après mi titre, batterie et nappes de claviers, puis solo. Narration machinée criée sur guitares. Le chant reprend avec passage fort et débridé dans le final ponctué par de gros riffs.

Démarrage puissant au bout de 55’’ pour « Voice Mail » avec guitare imposante, chant mélodieux et chaud. Le rythme baisse un peu mais les guitares restent habiles et le chant devient ample, envoûtant. A 4’20, guitare en arpège et narration, puis chant langoureux.

Voix mélancolique sur musique apaisée sur « Spiral Of Fate » et tout monte en puissance avec une belle performance vocale. On retrouve l’apaisement du début et cela repart, puissant et prenant. Explosion musicale à 3’, riffs limite Thrash et solo aigu Prog Metal jusqu’au retour de ce chant de plus en plus intense.

« The One » est énorme, quelle vivacité et puissance. Sublimes arrangements entre voix et chœurs, pour un effet bluffant, sur guitares joueuses et précises. Long break musical avec guitares donnant sur le chant.

« Waves » est plus lourd, limite mi tempo avec solo plaintif, voix mélancolique, plus grave, qui s’illumine par la suite sur guitares habiles dont on appréciera la dextérité. Le chant est magique. Aux deux tiers, accélération du rythme avec riffs et batterie soutenus sur lesquels le chant fait merveille jusqu’au solo Heavy.

Agréable découverte que ce troisième album de Mr. Weather, dénommé « 7 », un concept album au thème sophistiqué, mis en valeur par la pochette. Les atouts de ce Hard Rock Progressif, fluide et captivant, sont la voix claire et plaisante associée à la musique, d’une belle fraîcheur, aux guitares inventives. De bien beaux titres qui attireront assurément un large public.
Cerbadd / ODYMETAL / le 12.10.2025.

💂 English version of conclusion of the review :

…/…

Mr. Weather’s third album, titled « 7 », is a delightful discovery, a concept album with a sophisticated theme, beautifully highlighted by the cover art. The strengths of this fluid and captivating progressive Hard Rock lie in the clear, pleasant vocals combined with the refreshingly fresh music and inventive guitar work. These are some truly wonderful titles that are sure to attract a wide audience.
Cerbadd / ODYMETAL / 16th March 2026.