20 septembre 2026

VITAL BREATH « Silent Screams »

VITAL BREATH
« Silent Screams »
DIGIAPCK. Cd 10 titres (45’20’’)
Livret 12 pages avec photos et paroles
Hybrid Modern Rock – France – disponible, sorti le 01.11.2024
INDEPENDANT
pochette VITAL BREATH silent screams 2024 photo VITAL BREATH 2024
Après deux albums, en 2013 et en 2017, ce troisième album est initialement sorti fin 2024, mais suite au décès de l’un de leur ami, le guitariste Wayne Loeuillet (qui signe un titre « Brave Warrior » avec son solo sur cet album), le groupe s’est arrêté tout comme la promotion de l’album. Fin 2025, reprise des répétitions avec deux nouveaux musiciens, un bassiste et un guitariste, rejoignant les deux membres fondateurs. Le line-up actuel, pour relancer cet album, est composé de Jérôme Ponsolle au chant et guitare, François Brisk à la batterie, Gilles Candy à la basse et Sébastien Biasini à la guitare.

Pas facile de déterminer le genre musical abordé car VITAL BREATH mélange le Rock, le Métal dans son approche Moderne, la Pop et les passages progressifs. Une chose est certaine et constante, les solos sont tous bien menés.

L’album débute par « Talk To Me » sur lequel on ressent musicalement et immédiatement une touche Heavy mais on peut être déstabilisé par le chant qui suit sur le couplet. Le refrain à la belle mélodie travaillée rassure tout comme le solo. Bon final énergique.
On retrouvera une touche Heavy moderne sur « Liberty » au rythme appuyé et rapide et le chant suit ce rythme comme le solo aiguisé.

Sur « Believer », intro calme puis rock affirmé me faisant penser à « Un Autre Monde » de TELEPHONE pour la mélodie et la montée en puissance. Beau refrain avec une voix bien agréable sur la fin … « However … »). Bon solo explosif.

« Aftermath » est mélodique, avec chœurs, gros refrain et solos impeccables.

Approche progressive avec changements de rythmes et ambiances pour « Silent Screams ». Les guitares sont appuyées sur le refrain plus puissant comme le final avec solo excellent.
On retrouve cette approche progressive, d’une part, sur « Truth » à la voix plus aiguë, des changements de rythme et une grosse batterie. Les guitares s’imposent, le refrain est agréable avec déclinaison vocale rapide, et d’autre part, sur « Celebrating Life », titre différent des autres dans son approche générale et sa musique plus sophistiquée.
Mon attention s’est portée sur « War » pour le refrain et solos Métal, tout comme le solo de « What Birds Caged Sing »

Je terminerai par « Brave Warrior », signé Wayne Loeuillet qui pose son solo, un titre présentant de bons passages mélodiques.

La classification musicale adoptée par le groupe qui l’a définie dès ses débuts comme du « Rock Hybride Moderne », reflète toujours son style musical très particulier qui continue de se démarquer. Un groupe à découvrir et à soutenir pour sa démarche musicale qui devrait séduire un large public de par ses titres évoluant dans différents registres. A ne pas manquer sur scène !
Cerbadd / ODYMETAL / le 18.09.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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The genre classification adopted by the band, which they defined from the very beginning as « Modern Hybrid Rock », still reflects their highly distinctive musical style, which continues to stand out. A band worth discovering and supporting for their musical approach, which should appeal to a wide audience thanks to their songs that span a variety of genres. Don't miss them live.
Cerbadd / ODYMETAL /  18th September 2026.


Affiche concert 17 octorbe 2026


A noter que VITAL BREATH accompagnera AMON SETHIS et DGM le samedi 17 octobre 2026 au OVERDRIVE CAFE, 15 rue Jules Ferry à 69360 ST-SYMPHORIEN-D’OZON.
Concert organisé par OVER EIGHTEEN MOTORS. Restauration à 19H et concert à 20H30. Infos et billetterie sur https://overeighteenmotors.com/.


photo du digipack VITAL BREATH silent screams 2024 - photo ODYMETAL





18 septembre 2026

MAYHEM « Liturgy Of Death »

MAYHEM
« Liturgy Of Death »
Cd 8 titres (48’48’’)
Livret 16 pages avec paroles et illustrations.
Black Metal – Norvège – disponible, sorti le 06.02.2026
CENTURY MEDIA RECORDS
pochette MAYHEM liturgy of death 2026 photo MAYHEM 2026
En 1984, MUSTA fit ses premiers pas avant d’opter rapidement la même année pour un nouveau patronyme conservé depuis à savoir MAYHEM. Acteur emblématique de la scène metal, en particulier de la scène black metal, le groupe norvégien n’est plus à présenter. Sept ans après « Daemon », le quintet nous propose cette année son septième album studio « Liturgy Of Death ».

A travers ce dernier, quarante-deux ans après sa naissance, MAYHEM ne semble pas avoir dit son dernier mot et demeure toujours actif sur scène. Une telle longévité et un tel dévouement imposent le respect sans équivoque.

Au niveau du line-up, depuis plus de deux décennies, Necrobutcher à la basse (unique membre originel et ce depuis le court épisode MUSTA), Hellhammer à la batterie et Attila Csihar au chant travaillent ensemble. Les petits « nouveaux » sont les guitaristes Teloch et Ghul, tous deux également expérimentés, arrivés respectivement en 2011 et 2012. Cette nouvelle équipe entame ce nouveau chapitre de l’aventure avec « Esoteric Warfare », cinquième album sorti courant 2014.

Pour en revenir à « Liturgy Of Death », l’ensemble se dote d’une aura ritualiste. Virulent ou majestueux, prenant ou ténébreux, posé ou énergique, le black metal pratiqué se montre varié et nuancé avec une humeur capable de changer bien soudainement. N’oublions pas cette voix bien modulable, distillant son venin et en osmose avec l’ambiance générale. Intervenant judicieusement et avec parcimonie, vous rencontrerez lors de l’écoute des claviers, des arrangements, un peu de voix claire et même quelques chœurs clairs.

Chaque morceau apparaît comme un élément indissociable des autres à l’instar des pièces d’un puzzle. En d’autres termes, cet édifice prend tout son sens dans son intégralité. Aussi, je vais juste vous donner une petite idée de ce qui vous attend lors de cette célébration en huit actes où les ténèbres sont lumineuses.

Fort d’un éveil progressif, ֿ« Ephemeral Eternity » vous enveloppe d’une aura théâtrale et solennelle. De son côté, le propos se complexifie via « Weep For Nothing » aux nombreuses facettes. Certains morceaux mettent davantage en avant la colère. Il y a par exemple « Despair » qui ne vous accordera que peu de répit ou encore le belliqueux « Aeon's End ». Ce dernier renferme un solo qui apporte un soupçon de lumière. La mélodie ensorcelante de « Funeral Of Existence » vous invite à une valse bien mortifère. « Realm Of Endless Misery » dissimule une longue partie centrale lancinante. De son côté, « Propitious Death » est un dialogue entre une colère déversée et une rage contenue. Prenant son temps pour démarrer et cachant un ralentissement, le détonant « The Sentence Of Absolution » ne manque pas d'ardeur avant un final à l’ambiance tribale. Le rituel vient de s’achever sur un feu d’artifice.

Avec plus de quarante ans de carrière, l’expérience parle et MAYHEM nous offre avec son septième « Liturgy Of Death » une des sorties majeures de 2026, tous styles confondus.
Eagle / ODYMETAL / le 18.09.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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With more than forty years of career, experience speaks and MAYHEM offers us with his seventh "Liturgy Of Death" one of the major releases of 2026, all styles combined.
Eagle / ODYMETAL / 18th September 2026.


photo une du cd et du lp MAYHEM liturgy of death 2026 - photo ODYMETAL


photo deux du cd et du lp MAYHEM liturgy of death 2026 - photo ODYMETAL









13 septembre 2026

BLÜDWYRM « The Blissful Sleep Of Ignorance »

BLÜDWYRM
« The Blissful Sleep Of Ignorance »
EP 4 titres (17’58’’)
Doom / Sludge Metal - Royaume-Uni – disponible, sorti le 05.06.2026
ROAD TO MASOCHIST / IMPERATIVE PR
pochette BLÜDWYR the blissful sleep of ignorance, EP 2026 photo BLÜDWYR 2026
Le Royaume-Uni est notre escale de jour afin de découvrir BLÜDWYRM. La formation, native de Bournemouth, sort des ténèbres en 2025. Pour son premier EP publié un peu avant l’été 2026, le trio nous emmène dans un doom sludge metal où la lourdeur, les approches poisseuses, les distortions et la noirceur mènent la danse. L’ensemble, doté de structures simples avec une basse bien perceptibe, est soutenu par une voix écorchée peu accueillante.

Placé judicieusement en ouverture, « Preacher Of My Own Demise » permet d’entrer progressivement dans l’univers du groupe en partant d’une approche doom pour aboutir à son long final pesant. Le lancinant « Isolates » gagnera en densité à un stade avancé. Lors de son lumineux solo et un peu au début, « The Vultures » se montrera mieux rythmé et entraînant. Après son introduction atmosphérique, « Pesticides » laissera apparaître un peu de mélancholie avant de vous entraîner à mi-parcours dans une ambiance bien tourmentée.

Ce premier EP de BLÜDWYRM s’adresse uniquement aux amateurs du genre qui sauront l’apprécier à sa juste valeur.
Eagle / ODYMETAL / le 13.09.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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This first EP of BLÜDWYRM is only for fans of the genre who will appreciate it at its true value.
Eagle / ODYMETAL / 13th September 2026.