8 octobre 2026

THE ROOST « Black Mountain »

THE ROOST
« Black Mountain »
EP. Cd promo 6 titres (22’47’’)
Alternative Rock – Belgique – disponible, sortie le 22.05.2026
M & O MUSIC / M & O OFFICE
pochette THE ROOST black mountain, EP 2026 photo THE ROOST 2026
Près de six ans se sont écoulés entre la sortie de leur premier album, intitulé « Alice », et celle de ce nouvel EP de six titres, « Black Mountain ». Les Belges de THE ROOTS sont donc de retour, avec quelques changements de line-up tout de même. Le groupe, auparavant composé de cinq membres, devient un quatuor. Matthieu Meneuier, chanteur initial, laisse sa place à Arnaud-Pierre Clare, qui aura moins de mordant dans sa prestation rock, mais un timbre plus chaleureux que son prédécesseur. Jérémy De Bels reste à la guitare, tout comme Pierre-Yves Darquenne à la batterie, tandis que Jeff Pessi, bassiste initial, ne sera pas remplacé. C'est Laurent Cenatiempo, qui était guitariste sur le premier album, qui laissera donc sa guitare de côté pour prendre le rôle de nouveau bassiste au sein du groupe.

L'EP commence avec le titre « Black Mountain », qui installe une ambiance plutôt sombre dans un tempo lent, avant de prendre progressivement de l'ampleur, tout comme les guitares, pour aller vers une éclaircie plus mélodique avec un refrain prenant. On notera également que ce titre pourra notamment nous faire penser à « Aerials » de SOAD. « Miss You Every Day » est un titre qui démarre à la basse, rapidement marqué par l'arrivée des guitares, avant de plonger dans un contexte musical et vocal laissant apparaître une certaine fragilité. Celle-ci alterne avec des parties plus puissantes et un refrain mélodique.

Cette fois, avec « As It Seems », le groupe donne du rythme tout en proposant un côté entraînant plutôt efficace, avec une petite influence de groupes comme THE KILLERS et THE HIVES qui semble être passée par là, notamment avec une fin plus grasse. Le groupe récidive à nouveau en apportant encore plus de rythme avec « Wicked Dreams » : guitare grasse, esprit plus rock, un titre tout simplement efficace. « Who's the King » sera un peu différent, car il mélangera un côté stoner, sans pour autant être sans pertinence, à un chant aux accents légèrement fusion. Les passages moins puissants alternent avec des moments plus musclés. On peut dire que ce titre constitue une petite prise de risque, avec une fin mélodique dotée d'une légère teinte pop. Et on termine avec « Goodbye Bad Times », qui sonnera et s'orientera davantage vers un mélange de heavy rock et de rock plutôt rythmé.

Un EP qui mérite quelques bonnes écoutes, surtout les titres « As It Seems » et « Wicked Dreams », que j'ai grandement appréciés… On attend maintenant de voir si cette nouvelle direction sera transformée en véritable album.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 06.10.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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Overall, this is an EP that deserves several good listens, especially « As It Seems » and « Wicked Dreams », two tracks that I particularly enjoyed. Now, it will be interesting to see whether this new direction will eventually develop into a full-length album.
MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL / 06th October 2026.









7 octobre 2026

DEVHYOM « Tremors »

DEVHYOM
« Tremors »
Digipack. Cd 13 titres (60’34’’)
Livret 12 pages avec paroles.
Death Metal – France – disponible, sorti le 20.11.2025
INDEPENDANT
pochette DEVHYOM tremors 2025 photo DEVHYOM 2025
Cette fois, ce sera un jeune groupe de death metal strasbourgeois qui sera à l’honneur. Formé en 2022, DEVHYOM sortira la même année un EP intitulé « Silent Seconds », puis, en 2025, son premier album intitulé « Tremors », que nous allons découvrir.

Le groupe se compose du batteur Arnaud Seebald, de Florian Cavodeau à la basse, du guitariste Marc Beck et de Jérôme Demir, guitariste et chanteur, dont les prestations vocales seront celles d’un ogre affamé, certes plus proches et précises de la lignée d’un doom death gothique que de l’énergie d’un death metal pur et dur.
Musicalement, le groupe démontre ensuite que sa base est incontestablement le death metal, montrant parfois quelques signes de répétitivité, mais faisant également ressortir plusieurs influences, telles qu’AMON AMARTH dans son ensemble, mais principalement sur « Kill The Timeline » et « Lacking Eternity ».

À noter également qu’entre les parties plus lourdes et les autres plus sauvages, cela m’a parfois fait penser à MORBID ANGEL, comme par exemple sur « I Explode », « Another Revolution » ou encore « Ghosts of Perception ». Cependant, les lignes mélodiques sont majoritairement influencées par la scène scandinave, avec tout de même un côté viking, comme on peut le constater sur « Silent Collapse », « More Chapters » ou « A Few Seconds ».
Au niveau des ambiances, on est dans un univers sombre et parfois caverneux, pesant, voire oppressant. Mais après, et ce n’est que mon ressenti, on découvre aussi des ambiances, certes brèves, plus éclaircies et légères, ainsi que de très infimes sensations d’un côté atmosphérique, doom death et glacial, qui se font ressentir aussi bien dans la structure des compositions que dans leur interprétation. Le titre « More Chapters » en est d’ailleurs le parfait exemple.

DEVHYOM ne cherche pas à révolutionner le death metal, mais plutôt à proposer quelque chose de travaillé, tout en essayant de créer sa propre identité, notamment en s’inspirant et en s’influençant des grands noms du death metal et du death metal mélodique, qu’ils combinent ici avec efficacité.
C’est un album conséquent, chose qu’il faut souligner et qui devient rare de nos jours. Il possède quelques faiblesses, parfaitement excusables, mais qui démontrent néanmoins un potentiel et une identité qui leur sont propres et qui ne feront que s’affirmer et s’affiner au fur et à mesure.
Je vous invite donc à les découvrir, notamment à travers le titre « More Chapters ».
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 06.10.2026.

💂 English version of conclusion of the review :

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DEVHYOM is not trying to revolutionize death metal, but rather to offer something carefully crafted while striving to create an identity of their own. They draw inspiration from some of the major names in death metal and melodic death metal, blending these influences together to create their own sound.
This is a substantial album, something worth highlighting and which has become increasingly rare these days. It does have a few weaknesses, but they are perfectly forgivable. More importantly, they reveal a great deal of potential and an identity of their own, which will undoubtedly become stronger and more refined over time.
I therefore invite you to discover DEVHYOM for yourselves, especially through the track “More Chapters.”
MONKEYMETAL aka Troll / ODYMETAL / 06th October 2026.


photo du digipack DEVHYOM tremors 2025 - photo ODYMETAL





6 octobre 2026

HAYOKAN « Heart Of The Forest »

HAYOKAN
« Heart Of The Forest »
Cd promo 8 titres (32’41’’)
Metal Progressif Instrumental Expérimental – France – disponible, sorti le 08.05.2026
HONF HAPYKAN FOUNDATION / KLONOSPHERE
pochette HAYOKAN heart of the forest 2026 logo HAYOKAN
Danny Lee (batterie, percussions et synthés) est à l’origine de ce projet. Il s’est entouré de Vivien Cheneveau (CARMEN SEA) à la basse, de Pierre Danel (KADINJA, NOVELIST) à la guitare et de Louis Viallet (IMPUREZA, ELVELLON) aux orchestrations. L’enregistrement a été réalisé par HAYOKAN et l’artwork par Sam Lee, le père de Daniel, artiste peintre et professeur d’arts plastiques. En invités, on trouvera au chant, Sylvain Connier (DALI) et Charley Gouverneur (SOUL SPLITTER) sur le premier titre, le seul chanté, et au didgeridoo, sur chacun un titre, Sylvain Bamdara et Dubravko Lapaine.

L’univers musical de Danny Lee mélange de nombreuses influences et le musicien puise son inspiration dans la littérature, les sciences humaines, le design sonore et les projets d’écriture et de réflexions. Il n’est donc pas étonnant de constater sur cet album un aspect expérimental au milieu de ce caléidoscope musical surprenant, voire même parfois déroutant.

Le premier titre, le seul chanté, « Hobson’s Choise » avec au chant, Sylvain Connier et Charley Gouverneur, dévoile des voix agressives, dont une partiellement Rap dans le début, avec une belle musicalité en arrière du chant. Le refrain est fort et mélodique. Métal aux gros riffs et synthés en final. Sur « The Nightmare Of Being » on est en présence d’un Métal heurté et de sonorités électro dans la lourdeur et ambiance angoissante. Après mi titre, sonorités électro, avec final intense bien frappé.

Sur le début de « Freaks Of Salvation », Métal martelé, furieux, agressif puis aspect sympho dans de belles envolées. A 2’12, gros passage Métal. Que de changements de rythmes et d’ambiances qui font que l’on se perd un peu. Le final planant est beaucoup plus mélodique. Après ces deux titres, on se sent un peu secoué ! « Know Thyself » à savoir « Connais-toi toi-même » rappellera des souvenirs à ceux et celles qui suivaient les cours de Philo et ici, Socrate, pour cette leçon d’humilité… La batterie est intense. A 2’15’’, ambiance orientale montant en puissance avec final aux riffs appuyés.

Arrive « Uncanny Nonentities » décliné en trois parties. La Partie 1 mélange Métal, didgeridoo (Sylvain Bamdara) et de douceur sympho avec des chœurs machinés avant envolées dans différentes directions, pas toutes faciles à suivre. La Partie 2 est principalement électro. La Partie 3 présente de nombreuses orchestrations dont la première débutant à 53’ est grandiose. En dernière plage, on retrouve le premier titre « Hobson’s Choice » en version instrumentale qui, pour moi, est meilleur que la version chantée et passe mieux. Mais ce n’est que mon avis ! Mon titre préféré.

Avec « Heart Of The Forest », HAYOKAN délivre un album complexe, tant musicalement que pour les thèmes qui inspirent ces différents titres. Un tel projet expérimental, sur une base Métal où différents styles se mélangent, semble être réservé à un public averti. Pour les autres, une écoute s’impose, pour au moins découvrir cette musique innovante, où l’on ressent le travail effectué et l’expression d’un artiste qui foisonne d’idées. Comme moi, soyez curieux en attendant de voir comment le projet va évoluer.
Cerbadd / ODYMETAL / le 04.10.2026.

💂 English version of excerpt and conclusion of the review :

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With « Heart Of The Forest », HAYOKAN delivers an album that is complex both musically and in terms of the themes that inspire its various tracks. An experimental project like this—rooted in metal and blending various styles—seems to be intended for a discerning audience. For everyone else, it’s worth giving it a listen—if only to discover this innovative music, in which you can sense the hard work that went into it and the expression of an artist brimming with ideas. Like me, stay curious as we wait to see how the project will unfold.
Cerbadd / ODYMETAL / 04th October 2026.