13 mai 2016

MORTILLERY « Shapeshifter »



MORTILLERY
« Shapeshifter »
9 titres (41’25’’)
NAPALM RECORDS
Thrash Metal Old School – Canada – sortie le 27 mai 2016
Une des provinces du Canada se dénomme Alberta où se situe la ville Edmonton. Cette dernière est le berceau de MORTILLERY fondé en 2008. Une démo remontant à 2009 puis un EP de 2010, tous deux éponymes, ouvrent la discographie de la formation. La machine est véritablement lancée avec le premier album « Murder Death Kill » en  2011. Son successeur « Origin Of Extinction » arrive deux ans plus tard et son successeur le présent « Shapeshifter » sortira à la fin du mois de mai 2016. Le quintet évolue dans du pur thrash metal sans concessions bercé par la Bay Area Thrash. Par ailleurs, le line up compte dans ses rangs deux femmes. L’une d’elle se charge du chant (il y a aussi quelques chœurs agressifs masculins) qui suit la ligne de conduite de la musique et les solos avec déluges de notes : enragé. Durant l’écoute, la frénésie des tempos met en évidence des influences punk / hardcore à l’instar de « Age Of Stone ». Ensuite, quelques apports death se ressentent comme sur « Mantis ». Avec « Black  Friday » doté de deux phases solos, le refrain baigne dans un entraînant heavy metal soutenu par des vocalises féminines claires. Concernant « Wendigo », le public pourra se déchaîner sur sa partie centrale gagnant en intensité. Deux morceaux s’avèrent davantage complexes en contenant la colère et possédant également des approches heavy metal en l’occurrence « At The Gates » et « Shapeshifter ». Pour le premier, le chant arrive tardivement et un break folk lance le fougueux solo. En outre, il renferme une transition à plusieurs voix, idée qu’il serait judicieux d’exploiter davantage à l’avenir. Quant à la composition éponyme, elle présente des teintes épiques et un riff efficace. De surcroît, la voix claire s’investit davantage. En complément des deux phases solos, une insolite pause acoustique entre en scène. A mons sens, les deux morceaux mentionnés ci-avant montrent que les canadiens ont encore des atouts en poche. Vous appréciez le thrash traditionnel sans concessions, cet album ne devrait pas vous décevoir.
Eagle / ODYMETAL /12.05.2016.


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