11 août 2020

FALCONER « From A Dying Ember »

FALCONER
« From A Dying Ember »
11 titres (46’18’’)
Power Metal Epico-Folk– Suède – disponible, sorti le 26.06.2020
METAL BLADE / REPLICA PROMOTION 


Neuvième album pour ce groupe suédois qui a vu le jour au siècle dernier et un premier album éponyme en 2001. Cet album est sorti 15 jours après que le compositeur guitariste Stefan Weinerhall ait annoncé sa dissolution qui semblait être décidée depuis quelques temps, mais classée « Confidentiel ». Après coup, on comprend mieux la pochette symbolique du petit dernier. Cela signifie que l’on ne verra pas le groupe jouer en live ses nouveaux titres, même si les prestations en concert n’étaient pas nombreuses en 20 ans, n’étant pas la priorité du groupe. Néanmoins, les musiciens, forts de leur expérience studio, se lanceront individuellement ou à plusieurs sur d’autres projets et, « peut-être » certains de ces titres, comme les plus anciens, seront repris en bonus sur un nouvel album sous une autre entité et même en concerts ou lors d’une reformation ponctuelle du groupe pour un événement particulier…
 
FALCONER nous propose pour sa dernière sortie studio programmée à ce jour, un album de Power Folk Metal mélodique et épique. FALCONER a toujours été différent des autres groupes. De par son approche musicale mais aussi grâce à la voix atypique de son chanteur Mathias Blad dont la voix rappelle celle de Ian Andersen de JETHRO TULL, période « Aqualung », ce qui devrait parler aux moins jeunes des métalleux.
 
Le premier titre « Kings And Queens » en est un parfait exemple, avec cette voix si particulière, mais totalement adaptée, un titre mélodique.
Dans la même lignée « Desert Dreams » speed avec passage plus folk aux belles guitares à la mélodie entêtante et « Redeem And Repent » épique au chant théâtral et solo métal sur rythme accéléré.
 
Après ce trio de titres, changement d’ambiance pour les trois titres suivants.
« Bland Sump Och Dy » à la curieuse intro à la basse et chanté en suédois (cela n’est pas nouveau pour le groupe) sur mi-tempo. « Fool’s Crusade » débute avec voix sur piano avant solo plus technique puis mélodique. Epique, émotionnel et folk à la fois. Le chant monte en puissance avant le solo sur rythmique plombée. « Garnets And A Gilded Rose » est un titre musical, cornemuse et acoustique à l’ambiance médiévale, avant que le rythme n’augmente pour terminer acoustiquement avec tambourin et on s’imagine bien être assis autour d’un feu de bois.
 
Autre approche musicale pour « Rejoice The Adorned » une ballade émotionnelle avec uniquement piano, clavier et violon, qui fait son effet.
 
Le speed et le power sont bien mis en place sur « Testify » avec un refrain plus guerrier, un passage vocal plus calme introduisant le solo, le titre terminant sur des belles lignes de guitares mélodiques.
 
L’aspect folk, l’une des forces du groupe, est plus ou moins marqué sur trois autres titres :
« In Regal Attire » avec intro folk mélodique et puissante qui sera reprise plus loin, puis chant sur speed lourd, solo enlevé, terminant avec relance vocale pour un titre exemplaire de Power/Folk
« Thrust The Danger Deep » est plus lourd avec cornemuse, les passages chantés avec chœurs sont d’un bel effet. Alternance des solos d’orgue Hamond et de guitare, chant a cappela à plusieurs voix avant final à la guitare.
Ambiance en intro folk, violon tambour avec chant montant en puissance pour « Rapture ». Break musical folk, blast, chant épique appuyé, le tout ponctué par un solo qui s’énerve sur batterie en folie, une guitare limite ambiance black pour terminer folk grandiloquent et puissant, ce qui met un point final à l’aventure de FALCONER après deux décennies. Et c’est bien triste !!!
 
On a encore fait un beau voyage avec le dernier album de FALCONER, ce qui donne envie de réécouter les anciens albums pour ceux et celles qui ont suivi le groupe depuis 20 années ou qui l’ont apprécié au cours de son chemin. La découverte de cet album par les autres devrait également entraîner le besoin de découvrir la discographie de ce groupe qui restera à part dans les genres abordés.
Cerbadd / ODYMETAL / le 09.08.2020.



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10 août 2020

KILLIN’ BAUDELAIRE « Vertical Horizon »

 KILLIN’ BAUDELAIRE
« Vertical Horizon »
Cd 13 titres (49’25’’)
Metal – Italie – disponible, sorti le 22.03.20
BAGANA MUSIC / M&O MUSIC / M & O OFFICE

KILLIN’ BAUDELAIRE, quatuor féminin italien, sort sa première galette « Vertical Horizon » annoncé comme du metalcore. Là, je ne suis pas d’accord du tout avec cela. Ce n’est pas parce qu’il y a 2 titres qui sonnent comme cela que c’est à classer dans la catégorie metalcore.
Eh oui, c’est seulement sur « Lullaby », avec intro, break et conclusion au piano qui apporte de la douceur, ainsi que sur « Still Burning », au refrain mélodique chant clair, que l’on sent pour ces titres dynamiques, de l’agressivité et de la lourdeur qui peuvent être considérées comme telles. La chanteuse, Martina Cleo Ungarelli, propose un chant bien rageur metalcore plus prononcé sur ces deux titres que l’on pourra retrouver tout au long de l’opus en dose modérée.
Cependant, elle nous dévoilera sa capacité d’adaptation de son chant clair qui est bien agréable à écouter à l’exception de son chant rappé, dont je ne suis pas vraiment fan, sur « Leader = Deceiver » qui donnera un titre à l’inspiration rock fusion.
« Building Ends » une ballade classique dans le genre, c’est peut-être un signe ? Il y a peut-être un coup à jouer les gars, alors tous sur son 31 métal et que le meilleur gagne … gagne le gros lot … ok j’arrête de dire des conneries et de me faire des films, revenons sérieux… quoique !!!
On va retrouver une influence bien prononcée rock sur base métal pour les titres « (Ex)ecute » , le lourd  « The Mongrel » avec quelques sonorités électro et « Vertical Horizon » à l’ambiance pesante, mais plus sobre sur lequel on sentira du GUNS N’ROSES dans le refrain.
On prend les mêmes ingrédients en rajoutant de la pop et cela donne des titres comme l’entraînant, avec chœurs « Don’t Give A F**k » que mes filles adorent ou encore « Shoot » où l’on sent que la chanteuse « Pink » les a quelque peu influencées dans le refrain.
« Later /Hater » est un mélange de metal, de rock et de hardcore avec un riff qui nous rappelle celui de RAGE AGAINST THE MACHINE du titre « Killing In The Name ».
« Stay » à l’intro un peu longue, développe un bon riff et une dose de lourdeur que l’on trouvera aussi sur « Blind Fate » et son break très posé suivi d’un petit solo sont, tous les deux, dans une influence nu métal.
Musicalement, il y a du rythme et dans tous les cas, elles ont suivi une ligne directrice et mis un point d’honneur à développer le côté mélodique des refrains et même des compositions, sans oublier les quelques passages plus musclés.
Au final et vu la diversité des compositions et des styles qui en ressort, KILLIN’ BAUDELAIRE est en train de créer sa marque de fabrique avec leur premier album, certes passe-partout mais de bonne facture et plaisant à écouter, que l’on pourra classer dans la catégorie tout simplement Métal.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 07.08.2020




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9 août 2020

RAZOR BUTCHERS « Slaughter »

 RAZOR BUTCHERS
« Slaughter »
Cd promo 12 titres (46’58’’)
Thrash Death Metal Old School – France - disponible, sorti le 24.04.2020
M&O MUSIC / M&O OFFICE

    

Venu tout droit de Lorraine et plus exactement de Thionville, RAZOR BUTCHERS sort son premier album « Slaughter » de 12 titres dans un registre thrash /death metal influencé grandement par la vague des années 80 de la même scène, dont courte intro, avec violon, et longue outro musicale plutôt bien menée, avec narration,
On trouvera un chanteur aux tonalités rageuses qui oscilleront tout au long de l’album dans un registre thrash criard et death profond.
Musicalement, c’est du thrash death metal old school rythmé, voire enragé, comme le titre éponyme aux solos survitaminés ou bien encore « Taulard » (avec en intro un bruit de clés et de la porte qui se ferme plutôt que de s’ouvrir) mais une dose de brutalité en plus et gros solo excité.
Un côté plus sophistiqué et mélodique se rencontrera lors de breaks moins intenses comme pour « Larry », l’excellent « Judgement Day » et le speed « One Night In Hell » avec un passage de chant tout droit sorti de la caverne.
« Whispers » et « Hammer’s Rage » sont dotés de bons riffs thrash, certes classiques, mais on aime ça et ça marche à tous les coups, que du bonheur !! Pendant que j’y suis, le riff de « One Night In Hell » est fortement inspiré du titre « Elimination Complete » de l’album « Slaughterhouse Supremacy » de TERROR 2000.
Au final, un album qui fera sans aucun problème l’unanimité auprès des fans de thrash death metal old school.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 07.08.2020.





 
 
 
 

MAD HATTER « Pieces Of Reality »

 MAD HATTER
« Pieces Of Reality »
Cd promo 11 titres (46’59’’)
Power Metal – Suède – disponible, sorti le 22.05.2020
ART GATES RECORDS

    

Groupe suédois formé en 2017 par le chanteur et le batteur avec un premier album en 2018. Ce nouvel album nous propose un Power/Heavy Metal mélodique dont chacun pourra retrouver les influences principales et dans le genre, elles ne manquent pas, au fur à mesure de la découverte des ambiances, des mélodies et de la tonalité de la voix de Petter Hjerpe qui ne se ménage pas tout au long des titres.
« Fever Dreams » est une intro bizarroïde, inspirée de films d’horreur avec rires hystériques.
Passons à la prestation du groupe. Dû principalement à la voix de Peter, mais aussi aux lignes musicales développées, et plutôt bien, l’influence majeure qui se dégage est EDGUY, seule ou associée à d’autres groupes du genre et pas des moindres, les grandes références tout simplement.
 
« Master Of The night » propose voix et ambiance générale EDGUY et accélération du rythme avec comme originalité l’association de chœurs aigus et voix gutturale ouvrant sur solo excité.
Pour « Queen Of Hearts », intro typée sympho puis ambiance EDGUY avec chœurs et refrain puissant teinté GAMMA RAY et un solo rondement mené.
L’excellent « Rutledge Asylum » est aussi dans une approche à la EDGUY surtout pour le refrain très mélodique et excellent solo influencé « Happy Metal ».
« The Children From The Stars » est plus speed entre DRAGONFORCE et toujours la bande à Tobias. Ça joue bien, c’est enthousiasmant, classique, le long solo est là aussi superbe.
« Pieces Of Reality » présente un aspect sympho dans l’intro, la voix se fait plus grave mais l’ombre de Tobias plane toujours, c’est fluide et cette musique passe facilement.
Sur « Ignite » à l’intro sympho, on sent immédiatement que cela va démarrer, et c’est le cas, rythmé et voix puissante avec un refrain à chœurs, limite speed, solo explosif et mélodique.
« Awake » est sur un tempo élevé et voix agressive pour retrouver sur le refrain lumineux cette touche EDGUY, voix et mélodie, accalmie dans le rythme pour chant et chœurs avant solo plus posé, plus suave jusqu’à ce que le rythme, le chant et le solo reprennent de la vigueur.
« I’ll Save The World » me fait penser à un cocktail EDGUY / « Happy Metal » à la GAMMA RAY / FREEDOM CALL, un bon moment explosif qui doit trouver sa place en live.
Un titre est plus personnel, « The Valley » où les influences sont moins évidentes avec ce break musical calme, guitare flamenco accompagnée de claquements de mains servant de base à la déclinaison du solo plus technique
« Collector of souls » se démarque également par son approche très RHAPSODY dans son entrée et sur un rythme speed, la mélodie est bien en place, le phrasé amplifie cette ambiance à l’italienne et le thème musical d’entrée répété nous le rappelle, un titre qui peut mettre le feu en live.
 
La base rythmique (Alfred Fridhagen à la batterie et Magnus Skoog à la basse) est efficace et précise, Petter Hjerpe, le chanteur est performant et Deniss Eriksson, le guitariste est un soliste qui impose le respect avec une bien réelle dextérité. Cette combinaison de quatre musiciens talentueux nous permet de découvrir un album, certes classique, de Power/Heavy Metal mélodique bien agréable qui ne peut laisser insensible, même si on a déjà entendu ce genre de mélodies accrocheuses. C’est certain, le groupe sera attendu pour le troisième album, et les musiciens devront personnaliser leur musique pour accrocher un public fidèle. Pour le moment, constatons que c’est bien fait et que cela donne un plaisir immédiat, alors pourquoi s’en priver !!!
Cerbadd / ODYMETAL / le 06.08.2020.

 


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8 août 2020

THE STRIDERS « Out Of The Blues »

 THE STRIDERS
« Out Of The Blues »
DIGIPACK. Cd 10 titres (44’28’’)
Blues Rock – Suède - disponible, sorti le 12.05.2020
SLIPTRICK RECORDS / GRAND SOUNDS PR

    

Créé en 2016, THE STRIDERS vient de Suède et propose son album (digipack) « Out Of The Blues ». A noter, pour éviter de se répéter, tous les solos sont excellents, bien typés blues rock, dans les sonorités des années 70/80, ce qui devrait rappeler de bons souvenirs à ceux et celles qui ont vécu et/ou suivi cette époque musicale où se sont révélés de vrais musiciens.
Entrée dans cet esprit blues rock avec « Closer To The Sun », « Whole Lotta Lovin » et « Bad Full Of Bones » au riff entêtant et refrains avec chœurs.
« Standing On Top » rappellera THE WHO dès son intro, on y retrouvera même les grands coups de guitare de Pete Townshend, avec un refrain typé JOURNEY, l’ensemble étant d’un bel effet.
Transition et changement d’orientation avec « Dandelion », complainte acoustique mélancolique.
Reprise énergique avec « Rock’n Roll Star » et cette voix chaleureuse qui colle au rythme, à la musique rock. Tiens, des grands coups de guitare avant l’excellent solo, l’ensemble étant bien balancé et mélodique, un titre taillé pour la scène !
« Move On » est dans une ambiance plus sombre autour d’un riff récurrent, l’aspect rock est dominant, le solo est spatial avant de prendre une tournure plus brute.
« Supernatural » présente une intro ambiance LED ZEPPELIN et un solo plus hard rock avec à la suite, une guitare aux belles sonorités. C’est le titre le plus sophistiqué qui démontre que le groupe a des possibilités pour nous surprendre.
« Addicted » nous ramène dans le blues rock aux sonorités rock sudiste et une partie du solo nous rappellera le grand LYNYRD SKYNYRD dans « Free Bird » quand le rythme s’accélère. Là aussi, question ambiance, c’est gagnant.
« Hell Hound Blues » mélange passages à l’ambiance spatiale et d’autres orientés rock. Le refrain est puissant et mélodique, le solo tout en finesse, voilà qui termine l’album avec classe.
Les amateurs de blues rock seront à la fête avec cet album frais, sans excès, sans brutalité, simplement vrai et je conseille à ceux qui préfèrent le plus musclé de le découvrir pour des moments musicaux prenants, qui pourraient les surprendre.
Cerbadd / ODYMETAL / le 05.08.2020





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7 août 2020

BRING OUT YOUR DEAD « Bring Out Your Dead »

BRING OUT YOUR DEAD
« Bring Out Your Dead »
Cd promo 7 titres (44’43’’)
Metal Expérimental – Espagne – disponible, sorti le 26.06.2020.
ART GATES RECORDS 

    

BRING OUT YOUR DEAD, groupe espagnol de métal expérimental nous présente son opus éponyme, garni de 7 titres aux diverses tonalités de chant, dont 2 instrumentaux particuliers.
Pour le premier instrumental « Mad Girl’s Love Song » : installez-vous confortablement. Allez, c’est parti, fermez les yeux, vos paupières sont lourdes, laissez-vous aller sans imiter Jean Claude Convenant de Caméra Café qui sait se détendre et en faire profiter tout le monde. Soyez égoïste cette fois-ci et détendez-vous seul, la séance de relaxation débute pour un peu plus de 4 minutes avec de la narration chuchotée…
Le deuxième instrumental « Out Run » est dans une ambiance atmosphérique planante avec deux passages où l’apparition (il me semble !!!) d’une boite à rythmes qui donnera un peu de dynamisme, le piano amplifiant le côté bizarre.
 
« Macedonia » au tempo modéré avec quelques variantes est un titre prog mélangeant heavy et fusion à  la voix puissante avec un passage posé très progressif même dans sa montée en puissance.
Sur « In The Blink Of A Snake’s Eyes » on trouvera des rythmiques et des riffs thrash alliés à un heavy prog où dans l’ensemble le tempo sera revu à la hausse même dans le break aérien avec solo en deux parties. La voix est plus rentre-dedans et toujours aussi puissante.
« 90 » : démarrage atmosphérique avant rythme et sonorités lourdes aux guitares excitées, solo très prog sur ambiance s’accélérant et de nouveau atmo pour le final qui s’enchaînera avec le titre suivant « Kot Ƃeremot » au démarrage thrash. Sur ce titre, le chanteur se lâche,  de la voix claire à celle thrash. On trouvera une influence à la DREAM THEATER et musicalement, des moments thrash dans la veine de METALLICA avec des breaks plus techniques et une variation de tempos.
« Rain Over Fire » est le titre que je vous conseille d’écouter en premier, qui est sans doute le plus varié musicalement, vocalement et techniquement. Lourd, chant agressif, ambiance pesante, différents rythmes, refrain mélodique à voix claire, longs breaks musicaux typés Prog mais un peu longuet pour le deuxième. Par contre, après 8’15’’, laissez tomber et pourtant le titre dure une douzaine de minutes, ce que vous percevrez n’est qu’un bruit inutile où l’on pourra entendre en final, il me semble, un discours radiophonique en espagnol !!!
 
Au final, des intros, des conclusions ou les deux parfois, sans oublier les instrumentaux qui sont dans des atmosphères bizarres qui gâchent l’écoute et deviennent même déplaisantes à la longue et on sentira une notion de remplissage comme pour les 4 dernières minutes de « Rain Over Fire ». Tout cela est bien dommage car du coup, on passe à côté de la qualité des titres.
Un avis plutôt mitigé pour cet album particulier mais surtout complexe, car on ne se sait jamais quelle direction va être prise. Cette démarche musicale s adresse tout particulièrement à un public averti ou avide de nouvelles découvertes, sachant qu’il faudra sans doute plusieurs écoutes pour l’appréhender, l’apprécier et le comprendre pleinement.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 04.08.2020.


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6 août 2020

DUST LOVERS « Fangs »

DUST LOVERS
« Fangs »
DIGIPACK. Cd 11 titres (39’10’’)
Noir Rock’n’Roll – France – disponible, sorti le 15.06.2020
BESTA RECORDS / AGENCE SINGULARITES

   

Formé à Paris en 2012 sous le nom « THE TEXAS CHAINSAW DUST LOVERS » raccourci en 2018 pour devenir tout simplement « DUST LOVERS ». Certains de leurs morceaux ont servi à deux séries françaises comme BO, T.A.N.K (Canal+) et Marianne (Netflix).
Leur nouvel album « Fangs » est interprété dans un style défini de « Noir Rock’n Roll » aux chants particulièrement chaleureux aux tonalités suaves et puissantes aux moments importants.
Ouverture du rideau avec « Negativity » au tempo très modéré bluesy avec des sonorités de claviers subtils afin de créer une ambiance calme. Un gain de puissance arrivera lors des refrains.
« Born To Lose » rythmé, est un alliage entre une musique et un chant rock aux refrains mélodiques et celles d’un chant euphorique et d’une musique très ska.
« Night Cruising » sonne pop rock avec une mélodie entêtante et entraînante appuyée par le clavier et les chœurs.
« Revelation » présente un démarrage dans une ambiance envoûtante, voire angoissante, que l’on pourra déceler tout au long du titre sur lequel une influence RED HOT CHILI PEPPERS se fera sentir même dans le chant qui sonne fusion mais qui deviendra rock lors du refrain mélodique avec chœurs. A noter le solo bien ficelé.
« Higher Desire (Part One) » est une intro musicale progressive qui viendra s’enchaîner avec « Higher Desire (Part Two) » plutôt sobre, avec un final plus coloré, guitare et chœurs en arrière, mais qui bizarrement dégage une atmosphère suspicieuse qui pourrait être le générique d’un film.
« All About You » débute sous une influence légère à la COLD PLAY qui sera vite dissoute par leur rock posé mais agrémenté de quelques arrangements pour donner un côté plus percutant et de montées progressives en puissance où évoluent de légères mélodies. Le break musical avant le final est plutôt réussi.
Avec « Fangs » c’est parti pour le défouloir plutôt inattendu mélodique jusque dans les refrains avec des chœurs surprenants. Il y a du rythme, influencé punk rock à la GREEN DAY avec un son parfois bien gras. Un très bon titre qui fait du bien.
Suit « Night Fight », un bon rock inspiré, aux refrains envoûtants, envenimé par le clavier, un chant qui aura des tonalités suaves, le tout sur un tempo dynamique aux passages percutants et au superbe final accrocheur.
« Goldie » titre modéré qui gagnera en puissance lors des refrains et on découvrira un tempo plus soutenu et une voix plus puissante sur le final sur lequel les cinéphiles pourront s’imaginer dans un film.
Fermeture du rideau pour « After A Thousand Years The Vampire Finally Dies Alone » un titre atmosphérique et planant qui restera une bizarrerie me laissant dubitatif.
Un album de « noir rock ‘n roll » comme précisé dans la promo, varié à diverses influences en passant par des tempos parfois très calmes, lents mais aussi dynamiques pour des compositions subtiles aux mélodies tout en finesse.
MONKEYMETAL alias Troll / ODYMETAL / le 04.08.2020.